MouslimRadio Programmes de diffusion sur MouslimRadio

Actuellement, en direct sur Loading ...


Syrie : Suspension de l’aide alimentaire aux réfugiés syriens

Le Programme Alimentaire Mondiale (PAM), suspend son aide au mois de décembre pour faute de moyens financiers. Il manque 50 millions d’euros pour financer les aides alimentaires ce mois-ci.

Manque de financements

Le motif de cette suspension est le manque de moyens financiers. 50 millions d’euros sont nécessaires pour couvrir les besoins des 1.7 millions de réfugiés syriens, et ce, uniquement sur le mois de décembre.

Les réfugiés syriens se trouvent principalement en Jordanie, au Liban, en Turquie, en Irak et en Egypte. Sans cette aide une très grande majorité d’entre eux risquent de connaître la faim.

Les pays d’accueil sous pression

L’arrêt momentané de l’aide du PAM peut entrainer des difficultés pour les pays d’accueil, qui devront trouver un moyen de subvenir aux besoins de la population réfugiée pour éviter d’éventuelles tensions. Le PAM a introduit 670 millions d’euros depuis 2011 (début du conflit en Syrie) dans les pays limitrophes pour soutenir l’économie locale et assurer les approvisionnements. La suspension de l’aide entrainera donc des effets non négligeables sur le tissu économique local.

« La suspension de l’aide alimentaire du PAM va mettre en péril la santé et la sécurité de ces réfugiés et pourrait même provoquer de nouvelles tensions, l’instabilité et l’insécurité dans les pays hôtes. » (Ertharin Cousin, directrice du PAM)

Appels de fonds d’urgence

Depuis lundi 01er décembre, l’ONU effectue des appels de fonds d’urgence auprès des pays contributeurs afin de pouvoir obtenir très rapidement la somme de 50 millions d’euros pour boucler le budget du mois de décembre. Mais le fait de réunir la somme nécessaire au mois de décembre n’est pas suffisant. Le PAM doit consolider un budget à plus long terme, car en plus des réfugiés à l’extérieur de la Syrie, le PAM assure une aide alimentaire aux déplacés syriens à l’intérieur même du pays (environ 4 millions de déplacés). Ce qui porte donc les besoins financiers à 30 millions d’euros chaque semaine (pour l’ensemble des populations recevant l’aide).

Au-delà des réfugiés syriens, le PAM distribue des aides dans d’autres zones de conflit, en Irak, en Centrafrique, au Soudan et dans les pays touchés par Ebola, la question de la viabilité financière du PAM sur le long terme est alors un vrai risque humanitaire et sanitaire à grande échelle.

SYRIE – 3 millions d’enfants syriens privés de leurs droits vivent dans des conditions difficiles

Les conséquences que la guerre en Syrie a provoqué sont désastreuses et leur liste ne fait que de s’allonger. Les enfants sont particulièrement touchés par cette guerre. Vulnérables, ils sont près de 3 millions à vivre dans les camps de réfugiés. Près de 500 000 enfants sont orphelins. Beaucoup souffrent de problèmes de santé ou bien ont été blessés au cours des attaques. On recense de nombreuses amputations. Ces enfants, traumatisés par la guerre, ont été contraints de fuir leurs maisons, les combats. Beaucoup ont perdu des proches, des parents. Ces enfants sont désormais privés de leurs droits.

A l’heure actuelle des villes comme Damas, Homs, Alep, sont encore le théâtre de violences et de combats. Et à l’approche de la baisse des températures, plusieurs ONG ont alerté sur les conditions de vie des enfants syriens. L’UNICEF a tiré la sonnette d’alarme sur cette situation critique. Dans les villes, les orphelinats sont surchargés. Les camps de réfugiés ont également besoin davantage d’aide pour pouvoir affronter la période hivernale. Matériels de secours, couvertures, vêtements chauds, des associations se mobilisent pour acheminer de l’aide le plus rapidement possible. Que ce soit pour les camps de réfugiés, ou dans les villes, la situation est critique. La guerre en Syrie a engendré la pire crise humanitaire de ces dernières années.

Des ONG se mobilisent aussi pour tenter de redonner une « vie » à ses enfants, de l’espoir. Des écoles ont été construites au sein même des camps de réfugiés, des structures permettent aussi aux enfants de jouer au ballon, de s’amuser.

Trois millions de Syriens forcés de fuir

Plus de 3 millions de Syriens ont fui la guerre civile qui ravage le pays depuis mars 2011, a annoncé vendredi 29 août le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) dans un communiqué. Un million d’entre eux a quitté le pays au cours de la seule année 2013. « Un Syrien sur huit a désormais quitté la Syrie », précise le UNHCR. Une estimation basse, par ailleurs, car ces chiffres n’incluent pas les nombreux autres Syriens qui ont fui sans se faire enregistrer comme réfugiés.

Sans compter que 6,5 millions de Syriens sont déplacés à l’intérieur du pays, où les conditions de vie sont de « plus en plus épouvantables ». Le communiqué fait état de « villes où la population est encerclée, des gens affamés et des civils pris pour cibles ou tués sans discrimination ». Au total, près de la moitié de la population syrienne a dû quitter son habitation.

Avant de franchir la frontière, la plupart sont déplacés depuis un an ou plus, se rendant d’un village à un autre. Quand ils partent, la plupart des Syriens se réfugient dans les pays voisins, en Turquie (815 000), en Jordanie (608 000) et surtout au Liban (1,14 million).

L’exil n’est pas sans dangers, les Syriens devant, de plus en plus, verser des sommes exorbitantes à des passeurs, ou soudoyer des hommes armés à des points de passage aux frontières. Une fois sur place, les difficultés ne s’arrêtent pas. Ils ont de plus en plus de mal à trouver du travail, et ils font souvent face à une flambée des prix des denrées alimentaires. Leur présence génère une forte pression sur la situation économique des pays d’accueil, souligne l’organisme des Nations unies.

Les Syriens constituent « la deuxième population en nombre après celle des réfugiés palestiniens », indique le UNHCR, qui précise que « l’opération d’aide aux réfugiés syriens est désormais la plus importante opération jamais mise en œuvre par le HCR en 64 années d’existence ».