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Flash info du 24 Safar 1437.

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France : Valeurs actuelles condamné pour provocation à la discrimination envers les musulmans.

La cour d’appel de Paris a confirmé jeudi la condamnation du directeur de la publication de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, Yves de Kerdrel, à 2.000 euros d’amende pour provocation à la discrimination envers les musulmans, pour une couverture présentant notamment une Marianne voilée.

Titrée « Naturalisés l’invasion qu’on nous cache », l’édition du 22 septembre 2013 du magazine de droite présentait également en appel de une « Deux Français sur trois contre les naturalisations massives de Valls », « Islam, immigration: comment la gauche veut changer le peuple », « Le poids des musulmans n’a cessé d’augmenter ».

Valeurs actuelles condamné pour provocation à la discrimination envers les musulmans

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France : Paris : Témoignage d’une jeune femme voilée agressée à la sortie du métro Saint Lazare.

Le 28 novembre dernier, vers 16h30, une jeune femme voilée est agressée à la sortie du métro Saint Lazare.

Voici son témoignage.

« Je sortais de la station de métro de la gare Saint Lazare à Paris 8ème, quand une femme m’a agressée.

Cette agression a eu lieu précisément au niveau de la jonction de la station de métro et de la galerie marchande de la gare, en face de la boulangerie Paul.

Cette femme s’est approchée de moi, elle m’a dit « Non mais c’est quoi cette tenue on est en France ! ». J’ai continué ma route, mais celle-ci m’a attrapée le bras et m’a donnée un coup de poing sur la tête.

Ensuite cette femme est partie en direction du métro.

J’ai reçu un coup de poing sur la tête, qui sur le coup m’a fait mal. »

Elle a tout de suite porté plainte et contacté le CCIF, à qui elle a transmis toutes les pièces nécessaires au suivi de son dossier.

Est-il normal qu’en France, en 2015, une femme puisse en frapper une autre au motif que celle-ci porte un foulard ?

En cas d’agression islamophobe, n’hésitez pas à contacter le CCIF http://www.islamophobie.net/contact
.

Témoignage d’une jeune femme voilée agressée à la sortie du métro Saint Lazare

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France : Marseille : quatre cocktails molotov jetés sur une salle de prière.

Le local d’une association culturelle turque a été visé par 4 cocktails molotov dans la nuit de vendredi à samedi. Le lieu sert de salle de prière à la communauté turque avoisinante.

Vendredi soir, le local d’une association culturelle turque « Millenium » a été la cible de plusieurs jets de cocktails molotov dans le nord de Marseille. Trois à quatre personnes seraient responsables de ce nouvel acte islamophobe contre un lieu de culte.

Actuellement, aucune personne n’a été interpellée suite à cette attaque contre la salle de prière. L’association Millenium développe des activités culturelles et sportives pour les travailleurs turcs. Le vendredi, le lieu sert de mosquée pour le sermon et la prière hebdomadaire.

Depuis les attentats du 13 novembre, un regain d’acte islamophobe a été noté par les associations musulmanes. De nombreuses mosquées ont été taguées, des femmes voilées agressées et des restaurants halal attaqués.

Marseille : quatre cocktails molotov jetés sur une salle de prière

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France : Suite à un soupçon de radicalisation, les enfants d’un couple musulman enlevés.

Amelle et Adda souhaitaient partir en vacances en Grèce avec leurs deux enfants. Mais ce voyage s’est transformé en cauchemar après qu’un des parents du couple les ait soupçonnés de vouloir se rendre en Syrie.

Amelle et Adda, ce jeune couple musulman, était en partance pour la Grèce avec ses deux enfants. Alors qu’ils sont sur le point de prendre le ferry à Ancone pour rejoindre Igoumenista en Grèce, la police les interpelle et enlève leurs enfants de 2 ans et 7 mois.

Derrière ce calvaire, les accusations de la grand-mère des enfants qui soupçonne le couple de vouloir se rendre en Syrie ou en Egypte. Pour cette dame, cela est suffisant pour accuser sa propre fille de vouloir partir pour le « jihad ». Selon le témoignage du couple et de la grand-mère maternelle, la mamie n’a pas été prévenue du départ en vacances ce qui a entraîné cette dernière à fouiller la chambre dans laquelle vit le couple et de découvrir ce fameux voyage vers la Grèce.

« On allait monter dans le bateau et la police aux frontières nous a arrêtés. Il nous ont dit : ‘c’est une simple vérification de papier’ ». (…) Ils ont fouillé toute la voiture. Ils ont vu qu’il n’y avait rien du tout. Puis ils nous ont dit qu’il y avait un problème avec les enfants et qu’il fallait les prendre ».

Le couple n’a pas le droit d’accompagner sa progéniture. Depuis, ils sont de retour en France tandis que leurs enfants sont bloqués en Italie. Amelle, la maman, est désespérée et veut les récupérer au plus vite.

« je ne comprends rien à ce qui se passe, je veux juste juste mes enfants et que la vérité éclate. Si je n’étais pas musulmane, ça ne se serait pas passé comme ça », conclut-elle, amère.

Retour dans les années les plus sombres de notre histoire où sur une simple lettre anonyme, on pouvait faire déporter son voisin. Désormais il est question de dénoncer un proche, un voisin ou un camarade sur le simple soupçon qu’il pratique un peu trop sa religion. Depuis près d’un an, le Ministère de l’Intérieur et celui de l’Education Nationale ont mis en place des numéros verts afin d’encourager la délation ainsi que le signalement selon des critères bien spécifiques du musulman soupçonné de radicalisation.

Cette jeune famille, de 23 et 21 ans, en liberté malgré les accusations, se retrouve dans la pire situation possible pour des parents. Leurs enfants à des milliers de kilomètres sans qu’ils puissent les voir ni leur expliquer la situation. Une situation dramatique qui n’est pas inédite. La famille Msakni avait connu un schéma similaire après que le père avait été accusé de vouloir rejoindre la Syrie.

Suite à un soupçon de « radicalisation », les enfants d’un couple musulman enlevés

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Belgique : Yassine 16 ans, interpellé et conduit au poste à la suite d’un débat scolaire qui a provoqué une islamo-paranoïa.

Cédant à un emballement qui présente tous les symptômes de l’islamo-paranoïa aiguë, l’établissement secondaire belge « L’Athénée royal de Jette » a manqué cruellement de discernement, vendredi 4 décembre, en s’imaginant que derrière le jeune Yassine, 16 ans, sommeillait un « islamiste » en herbe faisant l’apologie du terrorisme en classe.

C’est au détour d’un débat scolaire portant sur les attentats de Paris et la religion que l’adolescent a été encouragé à s’exprimer par son professeur, mais en se libérant, sa prise de parole, sans arrière-pensée et émise à l’unisson de l’opinion générale, a inspiré de bien mauvaises pensées à l’enseignant, avant d’affoler l’équipe éducative, jusqu’au sommet de la hiérarchie. Cette véritable tempête dans un verre d’eau prêterait à sourire si elle n’avait été aussi lourde de conséquences pour Yassine et sa famille…

De là en déduire que la liberté d’expression d’un lycéen musulman est un peu moins libre, et davantage sujette à caution, que celle de ses petits camarades de classe non musulmans, il n’y a qu’un pas que l’on franchit allègrement en apprenant l’irruption fracassante de policiers à l’école, dès le lendemain d’un débat qui avait scellé le sort de Yassine, à son insu.

« Le professeur insiste alors pour que mon fils Yassine participe. Et ce dernier lâche: je suis d’accord avec les autres. Les autres, à ce moment-là, évoquaient l’éventualité d’attentats à Bruxelles, notamment dans le centre-ville, à De Brouckère. En fait, ils ne faisaient que répéter ce qu’ils avaient entendu aux informations pendant qu’on était plongé dans le niveau 4 d’alerte terroriste », relate Sophie dans un entretien à la RTBF, la mère bouleversée de Yassine qui n’en revient toujours pas de l’hystérie collective qui s’est emparée de l’Athénée royal de Jette et de l’interpellation traumatisante subie par son fils.

Celui-ci, bien ingénument, pensait qu’il allait se faire remonter les bretelles pour ses retards en cours, mais l’incroyable réalité l’a fait brutalement revenir sur terre. Conduit au poste manu militari et soumis à la question lors d’un interrogatoire mené sans ménagement, Yassine a eu le temps, pendant près de deux heures, de réaliser qu’il était suspecté d’apologie du terrorisme pour avoir simplement relayé, comme nombre d’autres élèves, ce dont les médias se faisaient l’écho à longueur de journaux télévisés : la possibilité que des répliques des attentats de Paris aient lieu en Belgique.

« On leur demande de parler de leur situation familiale, comment ça se passe à la maison, de leur parcours scolaire… On leur demande aussi de répéter ce qu’ils ont dit en classe »,a précisé sa mère, en indiquant que la police poussera le bouchon jusqu’à lui demander s’il mesurait la gravité de ses dires…

« J’aurais préféré que le professeur vienne m’en parler pour qu’on puisse éclaircir les choses », dira Yassine aux policiers. « Je ne pensais pas que cela allait avoir de telles conséquences », a-t-il confié, ressortant très éprouvé de son arrestation abusive et d’un placement en garde à vue humiliant qui en a fait, sans l’ombre d’un doute, le coupable idéal aux yeux de tous. Fort heureusement, Younès, son frère jumeau, a été finalement épargné par la police, alors que l’épée de Damoclès de la garde à vue pesait également sur lui.

« On nous dira que ce n’est plus la peine », a poursuivi leur maman, en s’insurgeant contre les dérives sécuritaires alarmantes de la psychose du terrorisme : « Mes fils assistent à un cours où il est question de débat, de citoyenneté. Et lorsqu’ils se mettent à discuter, on ne les écoute pas, on les juge, on les prend pour des terroristes et on appelle la police, sans le moindre discernement. A ce rythme-là, toutes les classes du pays seront vidées de leurs élèves! Ce qui me surprend, c’est qu’alors que toute la classe participe à ce débat, on a ciblé mes fils qui sont de confession musulmane et leur copain d’origine turque. Pourquoi? »

Après avoir vainement tenté de joindre la directrice de l’établissement scolaire ainsi que le Préfet, murés dans un silence assourdissant, Sophie a accueilli avec un immense soulagement la conclusion de la police, évoquant un malheureux « malentendu », et c’est un doux euphémisme, pour expliquer la peur panique irrationnelle d’un enseignant qui, comble de l’ironie, est un fervent défenseur de la libre expression.

Pour cette famille ébranlée par une épreuve qui paraissait, il y a peu encore, inimaginable, une chose est certaine désormais : le fameux débat d’idées, aussi contradictoire soit-il, prôné par les esprits éclairés des Lumières a ses limites quand les débatteurs sont musulmans…

http://oumma.com/222131/belgique-yassine-16-ans-interpelle-conduit-poste-a-su

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