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Flash info du 1er Rabi Al Awwal 1437.

Flash info du 1er Rabi Al Awwal 1437.

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France : Un mois d’état d’urgence, ses abus et son lot de récits inquiétants.

C’est une des interventions policières spectaculaires les plus remarquées des dernières semaines. En plein service vers 20h30, le restaurant halal Pepper Grill, connu pour sa clientèle métissée, à Saint-Ouen-L’aumône (Val d’Oise), est perquisitionné alors qu’une cinquantaine de clients sont attablés, samedi 21 novembre.

Nous sommes à une semaine des attentats et des familles avec enfants, des jeunes couples et des bandes d’amis partagent un repas dans un lieu public quand une quarantaine de policiers avec casques et boucliers anti-émeute font irruption. Certains vont au sous-sol, d’autres montent à l’étage. Mais beaucoup n’ont le temps de rien : des policiers somment les clients et employés de rester les mains sur la table, sans bouger un cil. Lors de la fouille, les forces de l’ordre ont enfoncé trois portes. Pourtant, « je leur dis de ne pas casser les portes, que j’ai les clés ! », ne cesse de raconter le gérant Ivan Agac, encore déboussolé. Sur les trois portes défoncées, deux n’étaient même pas verrouillées à clé… Les policiers repartiront les mains vides, devant des clients qui n’en croient pas leurs yeux. Une histoire qui illustre les abus de l’état d’urgence, qui inquiète particulièrement les musulmans.

Quand la police se trompe de porte.
A Nice, une fillette touchée par des éclats de tirs. Jeudi 19 novembre, les policiers du Raid ont enfoncé une porte au fond d’un couloir au troisième étage d’un immeuble. Les témoignages des riverains et les traces d’impact au niveau des serrures témoignent de traces de tirs. Pourtant, selon la police, aucune arme à feu n’a été utilisée. Des éclats ont néanmoins été projetés dans la chambre voisine où dormaient trois enfants. Une fillette a été blessée au cou et à l’oreille. Son père a été plaqué au sol fermement et menotté tout au long de la perquisition administrative.

« J’ai cru que ma fille était morte », témoigne le père suspecté à tort à Nice Matin « Je comprends que la police fasse son travail dans un contexte difficile. Mais il faut faire attention. Quand j’ai vu ma fille en sang, j’ai reçu un coup de poignard au cœur… » Interrogée, la direction départementale de la sécurité publique des Alpes-Maritimes reconnaît « une erreur rare ». Une erreur complète en réalité car cette famille n’était pas la cible d’origine. Il s’agissait du voisin qui a ensuite été contrôlé et perquisitionné à son tour. Sans résultat.

Ce n’est pas la premières fois que la police fait des erreurs d’appartement ou d’étage ciblés. A Clichy-sous-Bois (Saine-Saint-Denis), une famille turque du quartier du Bois-du-Temple se rappellera encore longtemps de la visite de dizaines de policiers à leur domicile samedi 28 novembre. Les enfants de 9 à 16 ans ont été terrorisés, comme le rapporte Le Parisien Les parents, dans tous leurs états, laissent les policiers travailler… jusqu’à ce que l’un d’entre eux dise simplement : « Madame, je suis désolé, on s’est trompés. » L’appartement visé était à un autre étage. Mais après nouvelle perquisition, dans ce dernier aussi rien n’a été trouvé… Un « désolé » qui ne suffira pas à réparer les blessures.

Avec Daoud l’aveugle, la grosse controverse.
L’affaire post-attentats sans doute la plus polémique est celle qui concerne David, jeune Arménien converti à l’islam. Suite à une dénonciation de sa voisine qui a trouvé bizarre que celui qui se fait appeler Daoud se rase la barbe le jour des attentats, les policiers débarquent dans son appartement pour une fouille… Assigné a résidence depuis le 18 novembre, ce jeune handicapé doit pointer trois fois par jour au commissariat d’Avignon. Très vite, les réseaux sociaux s’emballent. De nombreux soutiens, notamment associatifs, crient au scandale et lancent un appel pour qu’il puisse a minima se rendre au commissariat accompagné.

Selon Buzzfeed, on reproche à Daoud, qui serait fiché S, d’avoir en sa possession plusieurs téléphones portables, d’être proche du bras droit d’un « salafiste radical et imam de la mosquée de Sorgues » (Vaucluse) ou encore d’avoir été contrôlé par la police à la ville belge de Molenbeek, « réputée pour être un fief d’islamistes radicaux ». Son avocat a répondu point par point aux accusations, dénonçant une intervention policière arbitraire. Le jeune homme fait partie des très nombreuses personnes à contester devant la justice son assignation à résidence.

Sofiane, recherché à cause d’une photo.
Le quotidien local La Voix du Nord relate un autre récit, celui d’un homme de 67 ans plaqué au sol sans ménagement le 17 novembre par la police dans sa ville de Boulogne-sur-Mer (Pas de Calais).

Les policiers recherchait en fait Sofiane, son fils de 19 ans. Ce dernier, qui n’a aucun passé judiciaire, aurait été vu quelques jours plus tôt en train de prendre des photos de la préfecture d’Arras. Il est donc soupçonné d’avoir fait un repérage des lieux… C’est ce qui justifie la perquisition – qui ne donne rien – et le placement en garde à vue de son père. Le lendemain, le fils s’explique lui-même aux policiers. « Je suis allé à mon rendez-vous avec les services de l’immigration, ça m’a pris environ 30 minutes, on est reparti et vers 11 h, on était à Boulogne, je n’ai même pas pris de photo », s’étonne Sofiane. Tout ça « pour une soi-disant photo à la préfecture, on a encore du mal à réaliser ».

Une perquisition qui réveille tout un village.
Dans la nuit de mercredi 16 à jeudi 17 novembre, près d’Alès (Gard), un petit village se réveille en pleine nuit par un afflux massif de gendarmes. Ils sont venus perquisitionner la maison de Gerard,* 56 ans, persuadés d’y trouver « des personnes, armes ou objets susceptibles d’être liés à des activités à caractère terroriste », relate Objectif Gard.

« La fenêtre de la chambre de ma fille a reçu un impact. Je l’ai entendu dire : « Papa, papa, on m’a tiré dessus » », témoigne-t-il. Mais sa version est démentie par les autorités, « le rapport balistique de l’intervention ne fait état d’aucun tir ». Pourtant, un impact est visible sur un mur… Après plusieurs heures de fouilles nocturnes, les gendarmes repartent bredouille. « Ils devaient avoir honte, car ils se sont excusés. Sauf que c’est trop tard, le mal est fait. Ils ont horrifié les enfants, qui ne sont pas allés à l’école aujourd’hui. (…) Ce qui s’est passé, c’est pire qu’un amalgame. Est-ce que c’est ma barbe qui les a amené ici ? La barbe ne fait pas le musulman. Et le musulman ne fait pas le terroriste. Ça fait très mal au cœur », confie Gérard.

Michaël le catholique, fiché pour « islamisme ».
Belle erreur des services de renseignement. Mickaël, L., 30 ans, de confession catholique, arbore fièrement son tatouage avec un Christ entouré d’un chapelet. Pourtant, cet habitant de Blagnac, près de Toulouse, fait l’objet d’une assignation à résidence depuis le 15 novembre car il serait « proche des milieux salafistes ». « Je n’ai rien contre l’état d’urgence. Bien au contraire. Mais quand on fait une erreur, il faut savoir la réparer. Je ne demande pas des excuses mais simplement que mon assignation à résidence, qui m’empoisonne la vie, soit levée », explique-t-il.

Pour ne rien arranger de cet imbroglio, le jeune homme est recherché à une fausse adresse, celle de son ami et non celle où il vit non loin de là avec son épouse. Ainsi, il est assigné à résidence… chez cet ami ! La machine administrative est lancée. Un recours est déposé devant le Conseil d’Etat. Car, comme Michaël, les assignés à résidence doivent faire face à des graves difficultés. Interdits de sortir de leur commune, ils doivent informer leur employeur de leur situation, avec le risque de perte de salaire et d’amalgames qui peuvent conduire à leur licenciement.

Pour ceux qui ne pointent pas au commissariat, même à cause de difficultés à se déplacer, c’est la prison qui les guette. C’est le cas d’un trentenaire résidant à Hautmont (Nord) qui devait se rendre trois par jour à Maubeuge en bus. Ne s’étant pas rendu au commissariat, il a été condamné à trois mois de prison ferme mais le parquet a fait appel de la décision, la jugeant trop clémente car la peine était aménageable.

Les mosquées ne sont pas en reste.
Les mosquées, lieux sensibles pour les croyants. Dès le début de l’état d’urgence, des salles de prière ont directement été visées. Dans la nuit du 16 au 17 novembre, la mosquée de la Fraternité à Aubervilliers a reçu la visite musclée de policiers. Porte cassée, faux plafond enfoncé… une visite très critiquée du fait de sa violence. Au bout du compte, rien n’a été trouvé dans la salle de prière. L’Association des musulmans d’Aubervilliers (AMA), qui se serait bien passé de cette mauvaise publicité, reste marqué par ce douloureux épisode. Quelques jours plus tard, c’est au tour de la médiatique mosquée Sunna de Brest d’être perquisitionnée. La mosquée a été fouillée ainsi que le domicile de son imam Abou Houdeyfa. Là aussi, rien n’a été retrouvé.

Depuis le 13 novembre, les autorités ont procédé à 2 500 perquisitions et 354 assignations à résidence. Des fouilles qui ont entraîné l’interpellation de 305 personnes et le placement en garde à vue de 267 d’entre elles, selon le dernier bilan de la place Beauvau. Ainsi, dans la majorité des perquisitions, les policiers ont fait chou blanc. Les mesures de l’état d’urgence continuent d’inquiéter fortement. Et que le gouvernement puisse songer à la création de centre de rétention pour des fichés S n’arrange rien. « Les abus de l’état d’urgence se multiplient et font chaque jour de nouvelles victimes collatérales d’une politique sécuritaire qui se trompe d’ennemis dans la majorité des cas », martèle le CCIF. Ce régime d’exception est en vigueur jusqu’à au moins fin février 2016.

http://www.saphirnews.com/Un-mois-d-etat-d-urgence-ses-abus-et-son-lot-de-recits-inquietants_a21701.html

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France : Le Sénat : Accord pour une commission dédiée au culte musulman.

Mercredi soir, le conseil d’administration du Sénat a émis son accord pour la mise en place d’une mission d’information sur l’Islam.

Ce projet consiste à créer une commission chargée des questions relatives à l’Islam en France. Son rôle principal sera d’organiser et de financer le culte musulman dans le pays. Financement pour les mosquées, débloquer des financements dédiés à la formation des imams mais également participer à la promotion de la culture musulmane.

Nathalie Goulet (UDI-UC) et André Reichardt (Les Républicains, LR) sont à l’origine de cette demande. Ils expliquent toute la nécessité d’une telle commission en France. Il s’agira de « traiter la question des phénomènes de radicalisation notamment de l’éducation, et du contre-discours, les pouvoirs publics ont besoin d’avoir des interlocuteurs représentatifs de la communauté musulmane », propos relevés par Le Figaro.

La commission en question comprendra 21 membres qui seront entre autres chargés de récolter des fonds privés dédiés au culte musulman. Reste à savoir quels seront les membres de cette commission et si cette dernière s’avèrera bénéfique pour la pratique de l’Islam en France.

Le Sénat : accord pour une commission dédiée au culte musulman

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France : Île de France : Une publicité avec des femmes voilées sur les bus.

Qui l’eut cru ? Une publicité présentant une femme voilée s’affiche désormais sur les bus de la région d’île de France ! A l’origine de cette affiche publicitaire : la société française Misstoura.

En effet, depuis quelques semaines, la marque de prêt à porter féminin est présente sur onze bus du réseau de transports Transdev. L’affiche présente trois femmes voilées portant les vêtements de la marque en question. D’autres pays ont déjà proposé des publicités avec des femmes voilées, notamment la Suède avec la marque H&M. L’affiche publicitaire d’H&M sortie en septembre dernier avait d’ailleurs fait parler d’elle en France.

Les publicités présentes sur les bus français représentent quand même une première en France. Les internautes avaient pour beaucoup apprécié la présence d’une femme musulmane dans une publicité H&M. L’un d’entre eux avait écrit sur Facebook : « Enfin une enseigne qui n’a pas honte d’avouer qu’une bonne partie de ses clients sont musulmans ! ».

Nous n’avons pas noté de forte réaction jusqu’à présent en dehors de la communauté sur cette campagne, mais gageons que cette forme nouvelle d’expression du voile dans l’espace public va créer des émules.

Au sein de la communauté également, beaucoup dénoncent déjà la mise en évidence de soeurs voilées sur les bus en raison de la jurisprudence islamique à ce sujet, et des tenues mises en évidence par Misstoura jugées non conformes à la modestie de la femme en Islam.

Bref, une initiative assez inattendue en France et qui va faire couler beaucoup d’encre!!

Dites-nous ce que vous en pensez quant à vous !

Île de France : une publicité avec des femmes voilées sur les bus

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France : École : 20 établissements religieux hors contrat seront contrôlés.

Le ministère vient d’arrêter une liste d’une vingtaine d’établissements religieux hors contrat. Toutes ces écoles doivent être contrôlées au plus vite. Les responsables ne sont pas obligés de suivre les programmes officiels mais ils se doivent de respecter les valeurs républicaines.

Le ministère envisage des fermetures d’établissement.

Sur cette vingtaine d’établissements, huit seront contrôlés d’ici ce vendredi 11 décembre par des équipes d’inspecteurs qui sonnent à la porte des écoles sans prévenir. Ils vérifient avec le directeur les programmes scolaires, les livres, les cours et parlent aux enseignants et aux enfants. Ces inspecteurs font immédiatement un rapport détaillé et en cas d’atteinte majeure aux valeurs de la République, le ministère envisage des fermetures d’établissement.

École : 20 établissements religieux hors contrat seront contrôlés

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Belgique : Les employées de l’Office bruxellois de l’Emploi peuvent désormais porter le hijab.

L’équivalent bruxellois du FOREM a décidé de ne pas faire appel de la décision du tribunal du travail de Bruxelles qui ordonnait la modification de son règlement d’ordre intérieur. Trois employées avaient déposé plainte, elles ont obtenu gain de cause. Elles sont maintenant douze à porter le voile, selon la Dernière Heure.

Actiris a décidé après mûre réflexion interne de ne pas aller en appel de la décision du tribunal du travail de Bruxelles, d’ordonner la cessation de l’article du règlement de travail de l’opérateur bruxellois de placement des demandeurs d’emploi qui interdisait au personnel d’afficher ses préférences religieuses, politiques ou philosophiques, que ce soit dans la tenue vestimentaire ou dans le comportement, durant les prestations.

[MàJ] Les employées de l’Office bruxellois de l’Emploi peuvent désormais porter le hijab

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France : Enfin ! Une trentaine d’acteurs musulmans se rassemblent contre les abus de l’état d’urgence.

Suite à l’instauration de l’état d’urgence en France, plus de 2500 perquisitions ont été effectuées chez des restaurateurs, associations, militants et citoyens musulmans. Des centaines de personnes sont assignées à résidence, notamment des imams qui pourtant sont connus pour leur discours responsable.

La multiplication des bavures de police lors du déroulement de ces perquisitions a poussé de nombreux acteurs de la sphère associative musulmane à réagir. Aujourd’hui, une trentaine d’entre-eux signe un texte sous le nom commun de « Coordination des Musulmans Unis pour la Dignité ».

Communiqué de la Coordination des Musulmans Unis pour la Dignité.

Au nom d’Allah le Miséricordieux, le très Miséricordieux

A la suite des événements tragiques du 13 Novembre 2015, le gouvernement a choisi d’instaurer l’État d’URGENCE et prétend déclarer la guerre au terrorisme. Or en paroles comme en actes, ce dispositif exceptionnel se traduit par la stigmatisation et la répression des personnes de confession musulmane en France.

Ainsi en quelques semaines, ce sont plus de 2000 perquisitions qui ont été effectuées, de jour comme de nuit, sur tout le territoire. Ces perquisitions aléatoires mais bien discriminantes, visent principalement des Français et des résidents en France de confession musulmane, des lieux d’habitation, des commerces, ainsi que des mosquées.

Plusieurs cas de violences physiques et verbales – injures et grossièretés – de dégradations de biens, d’intimidations et d’humiliations sont d’ores et déjà recensés.

Alors que la quasi-totalité de ces perquisitions n’ont abouti à aucune arrestation et furent classées sans suite, et n’ont permis d’établir aucun lien avec la tuerie du 13 novembre et furent donc classées sans suite, nous nous interrogeons sur le but réellement recherché par cette campagne qui a fortement choqué les musulmans. Il est regrettable que ce sursaut de nationalisme exclusif et orienté auquel nous assistons en France prenne la tournure d’une véritable PUNITION COLLECTIVE à l’égard de toute une communauté de plusieurs millions de musulmans.

Mais la répression ne s’arrête pas là. Suite à ces perquisitions, de nombreux citoyens ont subi des assignations à résidence humiliantes pour un temps indéterminé sans aucun jugement car accusés de radicalisme ou suspectés de représenter un danger pour la sécurité nationale. Et évidemment un certain nombre d’imams font partie du lot.

Nos craintes sont légitimes : Sur quels fondements reposent ces soupçons ? Sur quelles bases le radicalisme d’une personne peut-il être avéré ? Qui détermine le degré de radicalisme ? Quelles sont les limites de ces lois d’exceptions ? Que fait-on du respect du droit et des libertés fondamentales dont la liberté de culte, la liberté de se déplacer, la liberté d’expression, le droit à la présomption d’innocence, la possibilité de se défendre en justice et avoir un jugement juste et équitable ?

Tant de questions sans réponses et qui devraient interpeler tout un chacun dans ce pays.

Il est donc de notre devoir de dénoncer cette stigmatisation que subissent les musulmans et nous refusons de servir de boucs émissaires à un gouvernement qui fait dans l’excès pour rassurer une population dont il n’a pu efficacement assurer la sécurité.

Nous alertons également contre le danger de certains politiques, médias, et groupuscules extrémistes qui déversent leur poison et attisent la haine et incitent à la violence contre la religion de l’islam et ses adeptes et qui tentent scrupuleusement de monter les citoyens français les uns contre les autres. Ceux-ci menacent ainsi la cohésion nationale et le vivre-ensemble dans le respect des différences de chacun.

Au jour de la publication de ce communiqué nous sommes entre deux tours des élections régionales et nous constatons avec effroi la montée en force du parti Le Front National. N’y-t-il pas là matière à constater une des conséquences logique d’un matraquage médiatique, mais aussi celle de la diffusion de la rhétorique frontiste haineuse et stigmatisante au sein des politiques dans l’exécutif et chez d’autres qui y aspirent banalisant ainsi le racisme et l’islamophobie ?

Face à cette situation inquiétante et intolérable, nous avons choisi de faire converger nos efforts entre acteurs engagés de la communauté, imams et prédicateurs, élus français de confession musulmane, associations et organisations musulmanes, médias communautaires pour lutter ENSEMBLE contre la répression de cet État policier ainsi que l’islamophobie dont fait l’objet notre communauté.

Exigeons ensemble l’arrêt des perquisitions arbitraires, la levée des assignations à résidence injustement infligées, la réouverture des mosquées fermées, et un retour à l’État de droit, seul garant des libertés individuelles.

Nous agirons de concert pour apporter également tout notre soutien aux victimes de cette répression.

Si Allah le permet, nous continuerons à organiser des réunions d’information et de coordination en présence d’acteurs de la communauté.

Nous appelons tous ceux qui se reconnaissent dans notre démarche , responsables associatifs, cadres musulmans, imams, élus et toutes les personnalités influentes de la communauté à nous rejoindre pour réaliser l’UNION la plus large possible et ainsi coordonner nos efforts, lutter plus efficacement et surtout FAIRE ENTENDRE NOTRE VOIX, une voix unie.

NOTRE COMMUNAUTÉ ATTEND ET EXIGE DE NOUS DE METTRE DE COTE NOS DIVERGENCES, DEVENUES SECONDAIRES, POUR METTRE TOUS NOS EFFORTS DANS LA RÉALISATION DE CETTE UNION INCHA’ALLAH.

L’heure est à l’union, l’heure est à l’action !

N’oublions pas ceux vers quoi Allah swt nous enjoint dans le sens des versets suivants :

{Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission. Et cramponnez-vous tous ensemble au «Ḥabl» d’Allah(le pacte vous liant à Allah) et ne soyez pas divisés ; et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un abîme de Feu, c’est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés. Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront. Ne suivez pas l’exemple de ceux qui, après avoir reçu les preuves, se sont divisés et se sont opposés les uns aux autres. À ceux-là est réservé un châtiment exemplaire}. [Sourate 3 versets 102 à 104].

Puisse Allah le très-Haut nous donner la sincérité dans nos paroles et nos actes et nous permette de vivre dans la paix et la dignité!

Vous êtes militant associatif, présidez une organisation communautaire ou une association ? Pour nous contacter et nous faire parvenir votre signature envoyez-nous un mail à l’adresse suivante :
alliancemusulmane@gmail.com
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Enfin ! Une trentaine d’acteurs musulmans se rassemblent contre les abus de l’état d’urgence

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France : « Racisme anti-blanc » : l’extrême droite déboutée face à des militants.

Le rappeur Saïdou du groupe ZEP (Zone d’expression populaire) et le sociologue Saïd Bouamama ont été définitivement relaxés, mercredi 9 décembre, par la cour d’appel de Paris.

Ces derniers avaient été mis en examen en 2012 pour « injure publique » et « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » après une plainte de l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française (Agrif), une organisation d’extrême droite, après la sortie en 2010 d’un ouvrage et d’une chanson des deux Saïd titrés « Nique la France ».

Le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé les deux prévenus le 19 mars, mais l’Agrif avait fait appel. « Les « Français blancs dits de souche » ne constituent pas un groupe de personnes » au sens de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, avait fait savoir la justice.

La cour d’appel a confirmé cette analyse, déboutant ainsi l’organisation d’extrême droite. Un verdict qui signe la fin de trois ans d’un feuilleton judiciaire.

http://www.saphirnews.com/Racisme-anti-blanc-l-extreme-droite-deboutee-face-a-des-militants_a21709.html

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France : La maire de Calais porte plainte contre Marine Le Pen.

Avec son art consommé de travestir la réalité, Marine Le Pen fulminait hier matin, sur le plateau de RMC/BFMTV, en brandissant un document attribué hâtivement à la mairie de Calais, et dont elle s’est empressée d’affirmer qu’il s’agissait d’un « laissez-passer » imposé à tous les Calaisiens pour circuler librement dans leur ville en raison de la crise des migrants.

Une sorte d’Ausweis pour se frayer un chemin parmi les hordes de sarrasins, ou de barbares c’est selon, en train d’envahir le territoire national, fallait-il comprendre derrière cette allégation fallacieuse de nature à scandaliser dans les chaumières et à provoquer un sursaut électoral face au Front républicain qui tente de faire barrage au FN dans le Nord et le Sud de la France.

Rattrapée par son mensonge, un peu trop gros et indigeste pour Natacha Bouchart, l’édile de Calais, la présidente de l’extrême droite française qui se voit déjà lundi prochain tout en haut de l’affiche et au sommet de la pyramide régionale, aux commandes de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, risque fort de se retrouver traînée en justice… La parachutée de Saint-Cloud devait certainement rêver meilleur atterrissage, plus glorieux et dans la ouate sans doute, mais voilà ce qu’il en coûte d’appliquer à la lettre, et avec le cynisme qu’on lui connaît, la fameuse théorie imputée à Goebbels aux heures sombres du nazisme du « plus le mensonge est gros, mieux il passe ».

« Des mesures ont été décidées afin d’assurer la sérénité des riverains de la lande. C’est pourquoi l’Etat a mis en place un dispositif conséquent, visant non seulement à contrôler les entrées et sorties des migrants, mais également à empêcher les passeurs et les ‘No Borders’ de s’y introduire. Ces mesures permettent d’assurer la sécurité des Calaisiens », a riposté Natacha Bouchart dans un communiqué.

Quant au document agité comme un chiffon rouge par Marine Le Pen, en guise de preuve irréfutable, il provenait en réalité de la préfecture du Pas-de-Calais et non pas de la municipalité. Mais la digne fille de son père n’est pas à une contre-vérité près pour conquérir les suffrages, accéder au pouvoir, et connaître enfin l’ivresse de son « grand soir »…

http://oumma.com/222168/maire-de-calais-porte-plainte-contre-marine-pen

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Palestine : De violents affrontements au cours des prises d’assaut en Cisjordanie.

Une campagne de raids et d’arrestations s’est déroulée dans les provinces de la Cisjordanie occupée, à l’aube du vendredi (11-12) et au cours de laquelle des affrontements violents se sont concentrés dans les villes de Tulkarem, Jénine et Ramallah.

Campagne à Tulkarem :

Des sources locales ont déclaré que les raids ont été concentrés la nuit et à l’aube aujourd’hui, dans les zones proches du lieu ou s’est déroulée l’attaque du colon sioniste Near. Les villages pris d’assaut sont : Thinnaba, Pharaon, ARtah et Shufa à Tulkarem.

Les forces de l’occupation sioniste (FOS) ont encerclé les villages, ont fait irruption dans les maisons, ont agressé les citoyens, puis ont arrêté 8 jeunes Palestiniens.

Les forces de l’occupation sioniste ont annoncé avoir trouvé les restes de la voiture bélier brûlée prés du cimetière de Thinnaba.

Campagne à Jénine :

De violents affrontements à Jénine.

A Jénine dans le nord de la Cisjordanie, la ville a vu à l’aube de la journée, des violents affrontements, dans les différents quartiers de la ville. Des explosions et des balles de tirs nourris, ont été entendues. Les forces israéliennes ont arrêté trois anciens prisonniers libérés.

Des sources locales à notre correspondant ont affirmé que plus de 40 véhicules militaires ont pris part au raid, qui a rapidement tourné en un affrontement dans lequel les jeunes ont résisté devant les soldats.
Les sources ont souligné que les jeunes ont attaqué les soldats avec des cocktails Molotov, tandis que les soldats ont tiré des balles et des bombes sonores.

Les sources ont ajouté que les forces d’occupation israéliennes ont arrêté trois captifs libérés et les ont emmenés vers une destination inconnue.

Les forces israéliennes ont également envahi les zones agricoles dans le voisinage de la rue Nazareth et le village de Jalama, et les ont ratissées.

Affrontements à Ramallah.

Des affrontements ont également éclaté à l’aube du vendredi, à Ramallah, où cinq personnes ont été blessées l’un d’eux d’une balle dans la main gauche.

Des témoins ont rapporté que les soldats ont arrêté le citoyen Moataz Abu Kwik du camp de réfugiés de Qalandia .

Les témoins ont déclaré que les soldats ont confisqué des caméras, avant de se retirer de la ville.

Les jeunes hommes blessés ont été transportés au complexe médical de la ville .

http://french.palinfo.com/site/pages/details.aspx?itemid=44202

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Palestine : Le dôme de fer prés de Gaza tire un missile par erreur.

Des sources militaires israéliennes ont nié hier soir, des tirs de roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza vers les colonies israéliennes.

Le site hébreu Wala, a indiqué que les son de l’explosion, qui a été entendu est celui du lancement d’une fusée par « erreur », par le dôme de fer .La cause de l’erreur est encore inconnue.

Il est à noter que le dôme de fer largement connu sous son nom anglais Iron Dome est un système de défense aérienne mobile israélien, développé par la société Rafael Advanced Defense Systems, conçu pour intercepter des roquettes et obus de courte portée.

http://french.palinfo.com/site/pages/details.aspx?itemid=44201

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Palestine : Arrestation de deux étudiants et d’un captif libéré par la police de l’Autorité Palestinienne.

Les services de sécurité de l’Autorité palestinienne, ont arrêté un captif libéré et deux étudiants, en Cisjordanie occupée.

Le Hamas a déclaré dans un communiqué que le service des renseignements palestinien à Hébron, a arrêté le jeune Abada Ahmed Maria, étudiant à l’Université polytechnique de Palestine et le frère de Mohamed Merei, abattu par l’occupation.

A Naplouse, les services de sécurité préventive de l’Autorité palestinienne ont arrêté l’étudiant à l’Université nationale An-Najah, Mohamed Suleyman, un ancien prisonnier politique.

A Jéricho , la police préventive de l’Autorité palestinienne a pris d’assaut la maison du captif libéré après avoir passé neuf ans dans les prisons sionistes, Tawfiq Qandil, et l’ont arrêté.

A Naplouse, l’Autorité palestinienne a prolongé l’arrestation de l’étudiant à l’Université An-Najah Abdel-Salam, malgré une remise en liberté décidée par le tribunal.

http://french.palinfo.com/site/pages/details.aspx?itemid=44200

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Palestine : Une organisation juridique critique l’élargissement du cercle de la torture dans les prisons de l’Autorité Palestinienne.

L’Organisation arabe des droits de l’homme en Grande-Bretagne est profondément préoccupée par la sécurité de deux frères jumeaux Asim et Anas Jamil Shtayyeh après avoir été arrêtés mercredi dernier alors qu’ils sortaient de leur véhicule dans la ville de Tel, au sud de la ville de Naplouse, allant acheter des fournitures scolaires.

L’organisation a indiqué, dans un communiqué publié hier, qu’une force du Service de la sécurité préventive a mis en place une embuscade pour les deux frères à l’entrée de la ville et les a arrêtés et confisqué leur voiture. Elle les a ensuite emmenés à son siège à Jabal al-Tour. Asim a été transféré à la prison Junaid.

La déclaration a ajouté: «Asim et Anas ont été arrêtés par les services de sécurité de l’Autorité Palestinienne à plusieurs reprises et, au cours des arrestations, ont été torturés, et surtout Asim lorsqu’il a été arrêté le 8 Août dernier il a été brutalement torturé dans la prison de Junaid et au siège de renseignement de Bethléem ».

L’organisation a souligné qu’Asim est un militant et coordinateur du bloc islamique en quatrième année d’informatique. Il se préparait à passer des examens qui auront lieu bientôt. Durant toutes ses arrestations, il est interrogé sur son travail syndical.

L’organisation a chargé Mahmoud Abbas de la pleine responsabilité de la sécurité d’Anas et Asim, et lui a demandé d’intervenir pour leur libération. Elle a aussi appelé le président de l’Université An-Najah à intervenir pour obtenir la libération des deux frères et fournir la sécurité nécessaire pour la protection des étudiants face à la prédominance des services de sécurité.

http://french.palinfo.com/site/pages/details.aspx?itemid=44199

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Palestine : Des colons soupçonnés de l’enlèvement d’un palestinien à Hébron.

Des hommes inconnus ont kidnappé un jeune Palestinien hier à midi près d’al-Haram al-Ibrahimi dans la ville d’Hébron dans le sud de la Cisjordanie.

Des témoins oculaires ont dit au journaliste du CPI que quatre hommes masqués ont enlevé un jeune Palestinien près du point de contrôle d’al-Mafi près d’al-Ibrahimi après l’avoir sévèrement battu.

Les témoins oculaires ont souligné que les assaillants ont forcé le jeune homme à monter dans une voiture qui s’est ensuite dirigée vers la colonie de Kiryat Arba, qui est proche d’une région où les Palestiniens ne peuvent pas accéder facilement. Cela renforce les spéculations que des colons juifs se tiennent derrière l’enlèvement.

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Libération d’un suspect dans le meurtre de la famille Dawabsheh

Un tribunal israélien a libéré, aujourd’hui, un des colons juifs soupçonnés d’avoir participé à l’incendie criminel en Juillet dernier de la maison de la famille al-Dawabsheh dans le village de Douma, au sud de la ville de Naplouse.

Selon la 7e chaîne israélienne, le colon libéré, qui vit dans une colonie au nord de la ville de Ramallah, avait été interrogé pendant deux semaines par la police et est assigné pendant un certain temps en résidence surveillée.

Il y a une semaine, le Shin Bet a affirmé qu’il avait réussi à découvrir le secret du crime de la famille al-Dawabsheh, sans donner plus de détails.

Un gang de colons juifs avait lancé en Juillet dernier, des cocktails Molotov dans la maison d’une famille palestinienne. Le bébé Ali Dawabsheh âgé de 18 mois est mort brûlé vif, et ses deux parents ont succombé à leurs brûlures quelques jours plus tard. Seul le petit Ahmed, âgé de 4 ans, est le seul survivant.

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L’occupation prétend avoir arrêté le conducteur de la voiture bélier à Salfit

Les forces d’occupation sionistes ont affirmé la nuit dernière, avoir arrêté le palestinien Mohamed Abdelhamid Salem âgé de 37 ans, accusé d’avoir renversé avec sa voiture quatre soldats israéliens, prés de la colonie Beit Arieh à l’ouest de Salfit.

Le site hébreu Wala a rapporté que l’armée de l’occupation aidée par les renseignements israéliens ont réussi à arrêter le responsable de l’attaque.

Mohamed Abdelhamid Salem était un captif libéré. La colonie où s’est passé l’incident est installée sur des terres agricoles appartenant aux citoyens du village de Dir-Bellout à l’ouest de Salfit.

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