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Flash info du 13 Rabi al Thani 1436

Concours de Plaidoirie 2015 : Yamane Jaber rappelle les souffrances du peuple syrien et remporte un prix
Le vendredi 30 janvier s’est tenu la 18ème édition du concours de plaidoirie pour les Droits de l’Homme des lycéens au Mémorial de Caen. Parmi les finalistes, nous retrouvons un lycéen axonais (Aisne) de 17 ans d’origine franco-syrienne. Yamane Jaber, élève au lycée Saint Jean & La Croix à Saint-Quentin est arrivé troisième au concours.
Après avoir remporté la final régional, quatorze lycéens venus des quatre coins de la France sont venus participer à cette finale nationale du concours. Comme le stipule le règlement dans son article 2, l’objectif du concours est le suivant : « Les candidats doivent rédiger une plaidoirie illustrant une situation d’atteinte aux droits de l’homme. La plaidoirie devra porter sur une cause concrète et d’actualité. Il peut s’agir d’un cas général ou d’un cas particulier concernant une personne persécutée ».
Le jeune franco-syrien a choisi de rédiger sa plaidoirie sur la situation d’atteinte aux droits de l’Homme en Syrie. Interviewé par un quotidien régional, Aisne Nouvelle, il évoque l’importance pour lui « de rappeler la souffrance du peuple syrien ». »Je suis Syrien, et je devais faire quelque chose pour mon pays » explique-t-il.
Intitulée « La Révolution syrienne, une lutte, une souffrance pour la liberté », sa plaidoirie rappelle la souffrance du peuple syrien, met l’accent sur les violations des Droits de l’Homme d’un peuple meurtri, opprimé. Rappeler une situation désastreuse dont on parle de moins en moins dans les médias, c’était aussi l’enjeu de sa plaidoirie. But atteint, et prix mérité, Yamane Jaber remporte le troisième prix qui est une visite du siège de Reporters Sans Frontières à Paris.
Au delà du prix, et de la reconnaissance de son travail, c’est aussi un bel hommage pour le peuple syrien, aux membres de sa famille morts sous la torture.
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L’ong LIFE dévoile sa nouvelle campagne « Il était une fois…MOUNIRA »
Pour LIFE, exister n’est pas un souhait, c’est une nécessité.
Lors du Da’wa Tour 2014, le prédicateur Eric Younous a accompagné LIFE au Cameroun. Il a été ému par la vie des musulmans en Afrique. Sur le trajet du retour, l’équipe de Ajib qui était aux côtés des membres de LIFE leur a donné un conseil :
« Racontez-nous la réalité du terrain, stop à l’excès d’optimisme ! »
LIFE prend donc aujourd’hui cette direction.
Parce que la dignité est tout ce qu’il leur reste, la préserver est notre devoir. Par respect et amour de la communauté, LIFE a toujours fait le choix de vous informer ici sur ce qui se passe là-bas, sans jamais tomber dans le misérabilisme. Certes le spectacle de la misère humaine est vendeur mais l’intégrité des familles n’a pas de prix. C’est la raison pour laquelle le choix s’est porté sur un film d’animation qui illustre avec pudeur la vie d’une famille qui bascule….
Ce film est intitulé « Il était une fois Mounira », et il est inspirée d’une histoire vraie qui a bouleversé chaque membre de LIFE.
Venez le découvrer le sur life-ong.org

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Yémen : le chaos s’installe
Depuis les démissions successives du président yéménite Mansour Hadi et du premier ministre Khaled Baha, rien ne va plus au Yémen. La prise de pouvoir des chiites houthis ajoute encore plus de chaos à une situation déjà complexe.
Le Yémen dans une situation difficile
Ce petit pays situé au sud de la péninsule arabique vit depuis plusieurs années une situation très compliquée. En effet, le Yémen est le pays où se produit le plus grand nombre de frappes de drones US -devant le Pakistan- ce qui a causé une situation d’insécurité galopante. A cela, s’ajoute une terre convoitée par les groupes armés tels qu’Al Qaida dans la péninsule arabique – AQPA- ainsi qu’une rébellion chiite de grande ampleur.
Ces 3 sources d’insécurité ont rapidement plongé ce pays dans la confusion la plus totale.
La prise de pouvoir des chiites
Depuis quelques années, la rébellion chiite gagnait du terrain. Équipés et armés par l’Iran, les chiites ont rapidement surpassé les forces gouvernementales. Les chiites houthis ont commis de nombreuses exactions et massacres dans la communauté sunnite. La ville de Dammaj par exemple a été quasiment détruite.
Devant l’incapacité à mettre fin au siège de Sanaa, le gouvernement a donc décidé de démissionner le jeudi 22 janvier. Le président et le premier ministre ont abandonné le pouvoir pour aller s’exiler en Arabie Saoudite.
L’ensemble des partenariats internationaux ont été suspendus et l’extrême confusion règne dorénavant au Yémen. Les populations sunnites vivent dans la crainte d’exécutions à grande échelle que pourraient commettre les chiites houthis au pouvoir.
Enfin, il est inquiétant de voir que ce pays qui a commencé à sombrer depuis plusieurs années, n’a suscité aucun intérêt de la part de la communauté internationale ou arabe. Ce pays a été tout simplement abandonné à son sort et les populations sunnites n’ont pas été protégées. Le Yémen était pourtant régulièrement cité comme un partenaire de premier plan dans la lutte contre le terrorisme international, et les Américains ont été les grands gagnants de cette coopération. Alors pourquoi le Yémen a t-il été oublié ainsi? Pourquoi l’Iran a réussi à déstabiliser ce principal partenaire américain dans la région, sans que les USA n’interviennent? Le Yémen a t’il été sacrifié pour des raisons géopolitiques?
Plusieurs questions en suspens mais une réalité subsiste, c’est la souffrance des populations locales…
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Inde : Libération de plus de 200 enfants esclaves
Cette semaine, une vague d’arrestations a eu lieu en Inde dans l’Etat de Télangana, une trentaine de trafiquants d’un genre très particulier : des trafiquants d’enfants. Ces derniers étaient utilisés comme des esclaves et suite aux arrestations plusieurs centaines ont pu être libérés.
La majorité de ces enfants ont été identifiés comme originaires du nord de l’Inde, dans l’Etat de Bihar connu comme étant un des plus pauvres du pays. Selon l’enquête de la police indienne ce sont les familles qui, poussées par la pauvreté, vendent leurs enfants aux trafiquants. Le prix d’un enfant varie entre 60 et 120 euros et certains trafiquants n’hésitent pas à faire des “prix de gros” lorsqu’ils vendent plusieurs enfants d’un seul coup. Lors des arrestations de cette semaine, près de 220 enfants ont pu être libérés dont certains ont à peine six ans. La plupart de ces enfants ont des maladies de peau à cause des conditions déplorables dans lesquelles ils vivent et certains sont même mutilés par leurs détenteurs.
C’est le chiffre évoqué en Inde sur le sujet mais qui selon beaucoup est plus que sous-estimé. Ces enfants majoritairement issus du nord du pays, la partie la plus pauvre, sont vendus à des fins toutes plus horribles les unes que les autres : service dans les restaurants, main-d’oeuvre à l’usine, vendeurs à la sauvette, adoptions illégales, prostitution… Rares sont les associations qui osent se dresser contre les trafiquants ; la police et les politiques préfèrent ne pas aborder le sujet lorsque la question leur est posée. L’association Bachpan Bachao Andolan (révolution pour sauver l’enfance) menée par Kailash Satyarthi (prix Nobel de la paix 2014 partagé avec Malala Yousufzaï) fait partie de ceux qui oeuvrent en menant des opérations risquées pour récupérer les enfants, et elle revendique la libération de plus de 80.000 enfants sur les 20 dernières années.
L’Inde vit une situation particulièrement triste avec ce trafic d’enfants, vendus ou enlevés dans le but de les exploiter de toutes les façons possible. Ceci est malheureusement trop peu relayé dans le monde occidental par les politiques et les médias et ces enfants souffrent dans l’indifférence générale, notamment celle de l’Etat indien qui n’a pas su adapter ses lois et mettre en oeuvre de vrais moyens pour combattre ce fléau. La vie d’un enfant est trop précieuse pour qu’il puisse être exploité de la sorte, il est temps d’agir concrètement.
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Liberté d’expression au Québec
Suite à l’attentat de Charlie Hebdo à Paris, la liberté d’expression a été atteinte et comme si cela ne suffisait pas, la France ajoute de l’ambiguïté avec l’affaire du petit Ahmed, 8 ans, accusé d’apologie du terrorisme. En comparant la liberté d’expression de France à celle du Québec, nous voyons une grande différence : la justice est mieux appliquée au Québec.
L’imam Hamza Chaoui est un prêcheur de la mosquée de l’université Laval, Québec. À Montréal, une vidéo sur internet de l’imam est pointé du doigt, un extrait nous montre qu’il dit : « … Lorsque tu vas par exemple couper la main (d’un voleur) devant le public et devant les espèces de voleurs, jamais ces voleurs ne vont avoir le courage de voler encore une fois… »
Caroline Belley, avocate et journaliste, membre du conseil d’administration chez Conseil de presse du Québec, affirme que :
« Bien que choquants pour les uns, voire grotesques pour les autres, les propos de l’imam sont protégés par la liberté d’expression et d’opinion prévue dans les chartes canadienne et québécoise. Dans un arrêt récent, la Cour suprême a réaffirmé que même si des propos pouvaient être détestables ou même offensants, il fallait les tolérer, à moins qu’ils n’incitent concrètement à la violence ou à la haine une personne raisonnablement informée. D’ailleurs, le Code criminel interdit toute incitation publique à la haine. Pour qu’il y ait incitation à la haine, il faut que les propos soient diffusés publiquement, et non en privé, et que leur teneur soit susceptible d’entraîner une violation de la paix sociale. Cette disposition vise à protéger des groupes vulnérables en raison de leur couleur, leur race, leur religion, leur origine ethnique ou leur orientation sexuelle. »
Même si certains Québécois ne sont vraiment pas d’accord avec les arguments qu’avancent certains autres, ils ne s’empêchent pas de s’exprimer mutuellement. Le Québec a bien défini ses lois, les connaît très bien et sait comment les appliquer. Voilà un bon exemple d’analyse et de traitement.

Flash info du 12 Rabi al Thani 1436

Explosion des ventes de livres islamiques en France
Au lendemain de l’attentat de Charlie Hebdo à Paris, les librairies ont constaté une forte augmentation des ventes de Corans et de livres concernant l’Islam. Qui ? Où ? Combien ?
Les conséquences médiatiques
Voulant être réactifs aux événements dramatiques, les médias balancent des informations sans se préoccuper des conséquences que leurs dires peuvent créer. Suite à cela, la culture arabo-musulmane aurait repris le devant de la scène mais elle aurait aussi pris un coup en dessous de la ceinture. Si le travail avait été fait correctement, seul le terrorisme aurait été dénoncé et concerné.
En conséquence et afin de soutenir les victimes de l’attentat, le journal Charlie Hebdo a explosé ses ventes. Bizarrement, ce ne sont pas les seuls. Les librairies ont été en rupture de stock de Corans, de livres parlant de Djihâd, d’interaction entre islam et christianisme, de terrorisme, la religion en général et bien d’autres parlant d’Islam.
Témoignage et l’oublie de la Palestine
À la Fnac de Saint-Lazare à Paris, les responsables du rayon Sciences Humaines et Religions disent avoir été en rupture de stock dès le lendemain et ils ajoutent : « Habituellement, le rayon fonctionne bien, mais là, en quelques heures, le rayon était vide, je n’avais plus de Coran. Les livres de Tariq Ramadan ou l’Islam expliqué aux enfants (et à leurs parents) marchent très bien aussi ».
À la librairie musulmane du 11ème arrondissement de Paris, le responsable dit qu’il n’a pas vraiment remarqué de grands changements. Sauf pour le livre La Biographie de Muhammad le Prophète qui a été vendu 10 à 15% en plus par rapport à d’habitude.
À la Fnac de La Valentine, le vendeur indique avoir : « plus de demandes sur ce que sont les religions chrétiennes, musulmane ou judaïque ». Puis il ajoute que ces livres vendus sont : « uniquement liés au terrorisme en France, leurs réseaux, les risques et à la religion » et que : « la guerre judéo-palestinienne, il n’y a pas de demande » avec étonnement.
Les clients des ouvrages
Ces clients ne sont pas forcément pratiquants et semblent issus de milieux très différents et de tous âges. Ils veulent s’informer sur ce que dit le Coran ou notamment sur la violence ou encore sur le Djihâd.
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Un journal japonais s’excuse après avoir publié la Une de Charlie Hebdo
Après avoir publié la Une de Charlie Hebdo présentant une caricature du prophète Mohamed -que la Paix et le Salut d’Allah soient sur lui-, le quotidien japonais Tokyo Shimbun présente ses excuses aux musulmans ce 29 janvier 2015.
“Excuses aux musulmans”
C’est à travers un entrefilet ayant comme titre “excuses aux musulmans” que nous pouvons lire : “notre journal a blessé des musulmans en reproduisant une caricature de Mohamed. Nous présentons sincèrement nos excuses”. En effet, le journal avait présenté le dessin de Luz en première page de son édition du 13 janvier puis à l’intérieur le 14 janvier.
Les musulmans japonais choqués et blessés
A côté de cet entrefilet, le journal a tenu à donner des précisions à travers un petit article “À propos de la reproduction de caricatures“. Il précise avoir reçu des lettres de protestations de la part de deux associations de Pakistanais musulmans du Japon se disant choqués et blessés par cette publication et s’étaient rassemblés devant le siège du journal le 22 janvier dernier afin de dénoncer cela. Le Tokyo Shimbun précise encore que “nous n’avions aucunement l’intention d’insulter l’islam”.
Finalement, le journal japonais semble avoir fait la distinction entre liberté d’expression et atteinte à une religion et une communauté -avec plus ou moins de pression-, chose que très peu ont su faire en France.
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Après Ahmed, un enfant de 9 ans est auditionné pour apologie du terrorisme
Il y a quelques jours, l’histoire d’Ahmed, le petit garçon accusé d’apologie du terrorisme à 8 ans, a suscité l’indignation de bon nombre de personnes, musulmanes et non-musulmanes. Aujourd’hui, c’est au tour d’un autre petit garçon, âgé de 9 ans cette fois, qui a dû y passer.
Une paranoïa frénétique
Non, ce n’est pas une blague. M. Matlouti, père de famille, a porté plainte le 23 janvier pour dénonciation calomnieuse contre la gendarmerie de Villers-Cotterêts, qui a convoqué et fait passer une audition à son fils, le 15 janvier. En effet, le fils de M. Matlouti a été accusé d’apologie du terrorisme… à 9 ans.
L’enfant n’aurait pas respecté la minute de silence en hommage aux victimes de Charlie Hebdo et aurait crié « Allahu akbar, vivie le Coran » durant celle-ci. Sauf que ces accusations ont été démenties par le jeune garçon qui affirme n’avoir aucunement tenu de tels propos. De plus, aucune preuve ni témoin ne semblent exister afin d’affirmer que de telles paroles ait été prononcées. Le seul à avoir « entendu » ces propos est celui qui est à l’origine de toute cette histoire et de cette accusation : son camarade d’école, un autre enfant.
Aucune preuve, aucun témoin et pourtant…
Jean-Baptiste Bladier, procureur de la République de Soissons, s’est indigné face à cette situation d’un ridicule inqualifiable :
« On est dans une cantine municipale qui accueille plusieurs écoles, pendant la minute de silence il n’y a aucun témoin qui entend ce garçon de neuf ans venir dire “Allah akbar, vive le Coran” ! » Il poursuit : « C’est un autre enfant qui vient (le) dire après coup à sa mère qui est l’une des employées de la cantine, qui le dit à la personne qui encadre la cantine, un signalement est rédigé, (…) on prévient la brigade de gendarmerie. »
M. Bladier insiste et déclare que l’enfant accusé de terrorisme ne comprend même pas ce qu’il se passe et répond aux enquêteurs « qu’il y a eu un quiproquo entre les deux enfants. »
Une situation gravissime !
Le père de l’enfant a contacté la radio Beur FM et a témoigné son désarroi, il a également pu échanger avec un avocat présent lors de l’émission qui a pu lui adresser son soutien ainsi que quelques conseils. M. Matlouti affirme que les gendarmes ont refusé de lui octroyer une copie de l’audition de son fils.
Cette situation est gravissime car si l’audition de cet enfant n’est pas supprimée, elle restera enregistrée dans le système de traitement des infractions constatées et cette accusation en lien avec le terrorisme suivra ce petit écolier de 9 ans, à vie. La France semble s’être engagée dans un processus provocateur noyé dans le ridicule, qui alimente les polémiques et suscite les indignations de plus en plus intenses… Mais des indignations qui ne sont pas entendues.
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Eric Cantona s’exprime au sujet de l’attaque contre Charlie Hebdo, des musulmans et de l’Islam
Diego Giuliani d’euronews a rencontré l’ancien footballeur français Eric Cantona qui a parlé des risques de dérives racistes après l’attaque contre Charlie Hebdo.
Voici ce qu’il en pense :

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#Ahmed8ans : la version de Najat Vallaud-Belkacem contestée par le CCIF
L’affaire du petit Ahmed, 8 ans, convoqué au commissariat de Nice pour s’expliquer sur ses propos tenus après les attentats de Charlie Hebdo, provoque depuis mercredi une pluie de réactions.
Le député-maire de Nice Christian Estrosi a soutenu sans réserve le directeur d’école, « qui a dénoncé les faits avec courage. J’attends de la justice de la fermeté face à la responsabilité parentale », a-t-il écrit sur Twitter.
Devant l’ampleur médiatique de l’affaire, la ministre de l’Éducation nationale a décidé d’intervenir pour prendre fait et cause pour la direction de l’établissement où est scolarisé Ahmed. « Je le dis avec force, non seulement cette équipe a bien fait de se comporter ainsi, mais son travail de suivi, et pédagogique et social, est une œuvre utile et je l’en remercie », a déclaré Najat Vallaud-Belkacem jeudi 29 janvier.
« Le directeur de l’école a porté plainte contre le père et pas contre l’enfant », a-t-elle aussi déclaré. Une procédure a été lancée contre le père en raison de son « attitude brutale » lors d’un de ses passages à l’école. « Il s’est même à plusieurs reprises introduit sans autorisation dans l’établissement scolaire en menaçant le personnel. Donc c’est pour cette raison précise, et cette raison seulement que le directeur de l’école a porté plainte contre le père et pas contre l’enfant », a raconté la ministre.
Le CCIF contre-attaque
Aussitôt après les déclarations de la ministre, l’avocat de la famille, Me Sefen Guez Guez, s’est dit « scandalisé par (ses) mensonges ». « J’ai signé personnellement le PV où seul le petit Ahmed est poursuivi pour apologie d’acte de terrorisme », a-t-il assuré sur les réseaux sociaux. Il dénonce également la tentative de diabolisation des parents opérée par l’école et ses soutiens. « Il est apparu que la situation personnelle de cet enfant était préoccupante, au point d’ailleurs que l’équipe a fait remonter un signalement à la protection de l’enfance du département », a notamment déclaré la ministre de l’Education nationale à la presse.
« On voit qu’il y a une réelle volonté de la part des autorités et des médias à étouffer cette affaire », a déclaré pour sa part la porte-parole du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Elsa Ray sur Beur FM, qui appuie la version de l’avocat. « Ensuite, il a été dit que l’enfant aurait dit « Mort aux Français », « les musulmans ont raison, ont bien fait, il faut tous les tuer ». L’enfant dément formellement. (…) Il a reconnu avoir dit « les terroristes ont eu raison », mais sans savoir ce qu’était le terrorisme. Lorsque les policiers lui ont demandé s’il savait ce qu’était le terrorisme, il a répondu non », a-t-elle indiqué jeudi soir.
Des violences contre l’enfant dénoncées
Un juif antisioniste agressé, un ex-membre de la LDJ rejugé
Après les attentats, les atteintes aux libertés mieux admises des Français
Apologie du terrorisme : un enfant de 8 ans dans la tourmente
Les musulmans de la région PACA se mobilisent contre la radicalisation
Condamné pour terrorisme, un Franco-Marocain déchu de la nationalité française
Elsa Ray a confirmé que les parents ont déposé plainte jeudi « pour violences à l’encontre de leur enfant de la part de l’équipe pédagogique ». Ahmed aurait reçu « à plusieurs reprises une claque derrière la tête. (…) Il y a vraiment eu plusieurs actes de violences qui sont consignés sur témoignages de l’enfant et des parents, dans un PV ». Une dose d’insuline aurait même été refusée à l’enfant alors qu’il est diabétique.
De son côté, l’Observatoire national contre l’islamophobie s’est indigné du traitement réservé à Ahmed. « La lutte contre la radicalisation ne doit pas donner lieu à une hystérie collective mais doit s’inscrire dans le cadre légal républicain », a insisté l’instance.
Le bras de fer est engagé. Le dossier a été transmis au parquet, qui sera chargé d’engager ou non des poursuites.