MouslimRadio Programmes de diffusion sur MouslimRadio

Actuellement, en direct sur Loading ...


Flash info du 16 Dhou al Hijja 1437.

Flash info du 16 Dhou al Hijja 1437.

Ecouter le coran, des hadith, des conférences, des annonces divers, des anashids (sans musique), et bien d’autres choses, en direct sur #muslimradio.info :
www.MouslimRadio.info

*****************


Détention administrative en France ou comment faire comme Israël.

La France, confrontée aux pires attentats de son histoire doit puiser la meilleure des solutions pour éradiquer la menace : heureusement pour nous on a Georges Fenech, président LR de la commission parlementaire contre le terrorisme en France et également grand soutien de Nicolas Sarkozy. C’est celui-là même qui est allé chercher ses solutions du côté d’Israël en se rendant à la prison israélienne d’Ofer pour « prendre note des procédures d’Israël qui serviront pour la France prochainement » déclare-t-il.
« La France adoptera le modèle israélien de la détention administrative »

Mais qu’est-ce que la détention administrative ? Il s’agit en vérité d’une procédure, qui permet à l’armée israélienne de détenir un innocent palestinien, et ceci sans inculpation, ni procès, ni jugement, contre sa volonté et pour une période de 6 mois maximum renouvelable à l’infini ! Le détenu est enfermé souvent sur fondement d’informations tenues « secrètes » par l’armée et qui sont accessibles ni pour le détenu ni pour son avocat.

Notons également que la détention administrative s’accompagne souvent de tortures et de mauvais traitements à l’encontre du détenu tout au long de son emprisonnement.

Comme s’il s’agissait de la panacée pour résoudre le terrorisme, Georges Fenech affirme « Je pense qu’elle a un système qui a fait ses preuves, qui aujourd’hui est tout à fait conforme de mon point de vue au respect des libertés individuelles, même si l’individu n’est pas passé à l’acte ». Point de vue qui, nous le pensons n’est pas vraiment partagé avec celui des centaines de palestiniens innocents actuellement en détention administrative sous des conditions extrêmement dures qui impliquent un panel de violations du droit international humanitaire.

Où sont les limites ?

Georges Fenech préfère nous rassurer « Bien sûr, je suis conscient que les libertés civiles sont de plus en plus réduites avec cette menace terroriste. Les gens m’accusent de vouloir construire un Guantanamo en France, non pas du tout, cette détention administrative de la France s’opère sur de courtes périodes contrairement à celle d’Israël ». Très rassurant ! D’autant plus que selon Amnesty internationale, cette pratique utilisée dans le monde seulement par Israël est illégale en raison d’une privation de toutes les libertés.

Le principe essentiel du droit pénal doit être rappelé avec force à Georges Fenech à l’heure où l’on parle d’enfermer les personnes suspectées dangereuses alors qu’elles n’ont violé aucune loi. Il n’est pas permis de condamner une personne qui n’a pas commis d’actes répréhensibles. Une personne qui n’a pas commis de crimes ne devrait pas être soumise à une mesure coercitive : l’harmonie de notre pays ne saurait être retrouvée par l’injustice !

Que l’on soit clair, pour ceux qui commettent des crimes la sanction doit être certaine, ferme et immédiate. Ceux qui n’ont commis aucun crimes doivent être laissé en paix, vivre comme bon leur semble et ceci conformément aux lois de notre pays.

La France traverse une drôle de période, on attendrait après les attentats que les élus montrent que le terrorisme ne leur fera pas adopter une attitude limitant les droits individuels internationaux. Inquiétant ! Car rien ne nous garantit qu’une fois au pouvoir, ils ne s’emploieront pas à user et abuser d’un pouvoir s’exerçant à la fois sur les criminels et les honnêtes gens.

Clic pour voir la Source de l’article

****


Belgique : le député s’excuse après avoir dit à sa collègue de « retourner au Maroc ».

La Belgique s’est enflammée après les propos racistes d’un de ses députés. Soutenu par personne, il a fini vendredi par s’excuser.

Une phrase de trop.

Ce jeudi, pendant un débat au sujet des salariés de Caterpillar, la députée Meryame Kitir – d’origine marocaine – revenait à son banc après sa réplique, lorsqu’elle a été interpellée par Luk Van Biese député libéral flamand du parti Open VLD qui lui aurait lancé : « Si vous n’êtes pas contente, retournez au Maroc ».

Luk Van Biesen a réfuté avoir prononcé ces mots précisément, malgré le témoignage d’autres députés. Il reconnaît avoir utilisé le mot « Maroc », mais dit l’avoir fait en évoquant le fait que les travailleurs de Caterpillar pourraient retrouver de l’emploi partout – et donc aussi au Maroc – parce qu’ils sont performants.

Une vive polémique.

Malgré ses explications, peu convaincantes, une vive polémique a éclaté, ce qui a poussé Luk Van Biesen à présenter des excuses publiques ce vendredi : lors d’une courte déclaration, il a déclaré « n’avoir jamais eu l’intention de blesser Mme Kitir ou la communauté marocaine ». Il a ajouté : « J’espère qu’on pourra à l’avenir travailler ensemble pour lutter contre le racisme. […] Je ne suis pas raciste et le racisme n’a pas sa place ici ».
Aussi, ses propos ayant choqué son parti, le député a fait l’objet d’une « réflexion approfondie » au sein de l’Open Vld, qui a finalement décidé de le garder dans ses rangs : « Luk Van Biesen a commis une faute. Il l’a admise et a présenté ses excuses à Meryame Kitir et à tous ceux qui ont été blessés ».

Ainsi, de tels propos ont fait un scandale, tant au niveau de l’opinion publique qu’auprès des politiciens chez qui il n’a trouvé aucun soutien, avec un parti qui était même prêt à se séparer de lui. En France, la même situation pourrait bien passer inaperçue étant donné que bon nombre de nos « représentants » ne cessent de faire le buzz en allant toujours plus loin dans leurs propos clairement racistes et islamophobes.

Clic pour voir la Source de l’article

****


Dans l’Oise, le roi Mohammed VI finance un club de foot mais pas que cela !

Avec l’arrivée à Betz dans l’Oise du roi Mohammed VI il y a quelques semaines, une pénurie d’eau avait touché le village. Cependant on a occulté les dons faits régulièrement par le monarque marocain.

Dons à un club de foot, financements d’infrastructures…

Le roi Mohammed VI se rend fréquemment dans l’Oise où il est propriétaire d’un château, d’un haras et de terrains. A chacun de ses séjours, il contribue financièrement à la vie à Betz. Des infrastructures ont été construites grâce à ses dons comme un complexe social qui comprend une épicerie, une bibliothèque et une médiathèque. De plus, le club de football local bénéfice d’une subvention conséquente entre 10 000 et 25 000 euros annuellement. L’église et tout particulièrement sa cloche ont bénéficié de la générosité du roi. La liste ne s’arrête pas là puisque des jeunes sont tirés au sort chaque année et séjournent au Maroc tous frais payés !

Qui aurait donc pu penser que derrière cette pénurie due en grande partie à un manque récurrent des ressources aquifères, il aurait été possible de découvrir tant de bonnes oeuvres de la part du roi Mohammed VI ?

Clic pour voir la Source de l’article

****


Orlando : La Mosquée d’Orlando incendiée.

En milieu de semaine la nouvelle est tombée. C’est ainsi qu’un habitant résidant en Floride a été arrêté dans le cadre de l’enquête sur l’incendie qui a détruit une bonne partie de la Mosquée d’Orlando.

Ce lieu de culte a été pris pour cible le jour de l’Aid, jour où un nombre incommensurable de musulmans se réunissent pour la prière. Mais le choix s’est aussi porté sur celle-ci car il s’agit en réalité de la Mosquée que fréquentait l’auteur de la tuerie dans la discothèque d’Orlando au mois de juin.

Les caméras de surveillance ont capturé l’image d’un homme qui s’est enfui après un départ de feu qui s’est produit à l’intérieur de la mosquée.

Le suspect appréhendé avait selon les enquêteurs publié des messages islamophobes, des appels à la haine sur les réseaux sociaux.

Une fois encore on remarquera que dans les pays anglo-saxons, l’islamophobie est prise au sérieux. Seul un engagement total des forces de police aura permis d’arrêter ce criminel islamophobe alors que souvent en France ces affaires ne sont pas considérées.

Clic pour voir la Source de l’article

****


En soutien à Colin Kaepernick, Megan Rapinoe refuse de chanter l’hymne américain.

Megan Rapinoe, l’internationale américaine de football vient à nouveau de se faire remarquer en refusant de chanter l’hymne américain en soutien au joueur de football Colin Kepernick.

En effet, celui-ci avait refusé de se lever lors du chant de l’hymne américaine expliquant vouloir dénoncer la politique d’oppression des États-Unis, notamment contre la minorité afro-américaine.

Pour son action symbolique la joueuse a été fortement critiqué par la fédération américaine de football.

Megan Rapinoe est une des joueuses les plus expérimentées de l’équipe des États-Unis. Elle a démontré en posant un genou à terre lorsque l’hymne a retenti avant le match amical entre son équipe et la Thaïlande qu’une femme peut avoir une force démesurée afin de défendre ses convictions.

Clic pour voir la Source de l’article

****


Royaume Unie : Il passe à tabac une femme musulmane, elle perd son bébé.

L’horreur a atteint son paroxysme au Royaume Unie où une femme enceinte a été passée à tabac par un homme parce que musulmane. La violence de cet acte islamophobe a abouti à la perte du bébé de la victime.

En effet, le mois dernier à une centaine de kilomètres au Nord de Londres, un homme s’en est pris à une femme enceinte à la sortie d’un supermarché.

Il l’a battu, en lui donnant des coups de pieds, jusqu’à ce qu’elle tombe au sol où il a continué à la frapper visant le ventre.

Un passant a tenté en vain d’aider cette pauvre femme mais l’agresseur empli de haine l’a assommé avec un bouteille qu’il tenait entre ses mains.

Les deux victimes ont rapidement été transportées à l’hôpital mais malgré tous les soins prodigués, les médecins n’ont pas pu sauver le bébé.

La police a de suite lancé un appel à témoin et diligenté une enquête. Celle-ci a permis de retrouver la coupable mais aussi de démontrer grâce à des cameras de surveillance que l’islamophobe avait déjà commencé à s’en prendre à la victime dans le magasin en l’injuriant sans que celle-ci ne réplique. Voyant qu’il avait été ignoré, il l’a suivi dans le parking afin de la rouer de coups.

Cet acte abominable n’a réellement fait les gros titres de la presse que cette semaine car la Police vient de confirmer l’arrestation d’un suspect, mis en garde à vue.

La diffusion de cette information a suscité la colère de la population. Un élan de soutien s’est crée autour de la victime endeuillée.

Triste fin pour cette femme musulmane, victime de la haine d’un islamophobe. Mais contrairement à la France où il est difficile de faire valoir ses droits en tant que victime de l’islamophobie d’un tiers, au Royaume Unie tout a été mis en place afin que la Police retrouve le criminel pour qu’il soit jugé.

Clic pour voir la Source de l’article

****


Allemagne : Il expulse une femme en niqab de son restaurant, elle reçoit un grand soutien.

En Allemagne, un propriétaire de restaurant a provoqué un tollé en expulsant une cliente portant le niqab.

En effet, alors qu’un festival bat son plein à Bielfeld et que des centaines de personnes sont attablées au restaurant Seekrug, une femme portant le voile intégral s’est faite expulsée par le propriétaire.

Après ce geste à caractère discriminatoire et islamophobe, de nombreux internautes se sont indignés sur la page facebook du restaurateur, venant apporter leur soutien à la victime.

Suite à cette vague de soutien, le propriétaire a immédiatement changé la photo de profil de sa page Facebook pour mettre un cliché de son chef cuisinier ghanéen et lui, souhaitant prouver par là qu’il n’est pas raciste.

Contrairement à la France où le climat islamophobe commande toutes les réactions en Allemagne la réaction a été toute autre…

Clic pour voir la Source de l’article

****


France ; Oui, l’islamophobie actuelle ressemble à l’antisémitisme des années 1930.

Certains s’indignent que l’on ose comparer les attaques dont les musulmans sont aujourd’hui l’objet à l’antisémitisme d’autrefois. Il ne s’agit bien évidemment pas de la Shoah, auquel cas le parallèle serait effectivement scandaleux. Mais le discours islamophobe qui gagne chaque jour un plus de terrain ressemble en tous points aux théories antisémites qui fleurissaient en France dans les années 30 : il repose sur une base largement fantasmatique à laquelle une construction savante donne les apparences de la vérité et de l’évidence. Il essentialise et stigmatise une population prise dans son ensemble. Enfin, il est soutenu et développé par des figures majeures du paysage intellectuel et politique. Au final, l’opinion finit par être persuadée de l’existence d’un « problème musulman » comme on avait réussi naguère à la convaincre de l’existence d’une « question juive ».

Résumons : le Coran proposerait un modèle de société incompatible avec nos valeurs républicaines. Une large part des musulmans issus de l’immigration n’aurait ainsi d’autre dessein que de changer le visage de notre pays et de l’Europe. Au Moyen-Orient, les fanatiques de Daech qui haïssent nos mœurs et notre liberté auraient, pour ce seul motif, lancé une vaste offensive dont les terroristes qui ont ensanglanté la France et la Belgique seraient le fer de lance et dont une large partie des musulmans, français ou résidents, seraient les avant-postes, soit par leur silence complice, soit – pire – par l’affichage de signes « ostensibles » contraires à l’ordre public car niant les valeurs de laïcité et d’égalité hommes-femmes. Le premier ministre Manuel Valls affirme publiquement la nécessité de combattre le burkini – dans lequel Alain Finkielkraut voit un « drapeau » de l’islam conquérant -, au besoin en changeant la loi. Quant à ceux qui s’inquiètent des conséquences qu’un tel changement de législation pourrait provoquer dans notre système de libertés publiques, Jacques Julliard, n’hésite pas, dans les colonnes de Marianne, à les traiter comme des « collabos ».[1] Bref, la troisième guerre mondiale est déclarée…

C’est oublier que l’immigration du Maghreb vers la France fut, à l’origine, initiée par nos gouvernements. Cette immigration prit la forme d’une force de travail « importée » pour reconstruire le pays. Les Français musulmans vivent ici depuis plusieurs générations et ne sont nullement venus en « conquérants ». L’islam, dans le monde, se caractérise avant tout par sa diversité. Les structures des sociétés islamiques sont radicalement différentes selon qu’il s’agit de l’Indonésie, de la Turquie, de la Tunisie, des Emirats ou du Sénégal. On ne voit pas très bien quel modèle de société unique et global, voire totalitaire, le monde musulman chercherait à imposer en France alors que ce modèle n’existe pas ailleurs. L’islam serait contraire à la laïcité ? La belle affaire ! C’est le cas des autres religions monothéistes qui, par essence, portent une vision du monde que l’athéisme républicain ignore et que les pouvoirs publics tolèrent – au sens de notre constitution – sans lui reconnaitre la moindre valeur normative sur le plan juridique. La laïcité repose précisément sur le respect absolu de cette frontière infranchissable. C’est à ce titre que les rédacteurs de la loi de 1905 s’étaient vigoureusement opposés à l’interdiction du port en public de la soutane, estimant qu’il ne s’agissait pas, selon la loi républicaine, d’un vêtement religieux contraire à l’ordre public, mais d’un simple vêtement « comme les autres ». Chacun est libre de s’afficher dans la rue comme il le souhaite. Quant aux « pressions » que subiraient les femmes musulmanes, nul besoin d’une étude sociologique poussée pour se convaincre qu’il s’agit d’une affirmation maintes fois répétées, sans jamais avoir étayée par des faits précis. Il suffit de regarder les femmes voilées qui déambulent dans nos villes. Au sein d’un même groupe ou d’une même famille, certaines sont voilées, d’autres pas. Et cela ne les empêche pas de se promener ou de travailler ensembles, de bavarder et de rire entre elles. La « violence » du Coran ? Je vous recommande la lecture d’un remarquable petit livre paru au mois de mai dernier : Comprendre l’Islam… ou plutôt pourquoi, on n’y comprend rien.[2] On y apprend que le Coran ne propose en réalité aucune explication du monde ni aucun modèle de société. C’est un livre « incompréhensible » pour la rationalité occidentale, que les musulmans du monde entier « lisent comme de la poésie » et qui n’a pour seule fonction que de « rendre Dieu présent » sans qu’il soit forcément nécessaire de comprendre sa parole. La violence extrême qui déchire aujourd’hui une partie du monde musulman ne trouve pas son origine dans ce livre, mais dans un contexte géopolitique vieux de cent ans, dans lequel les Occidentaux portent d’ailleurs leur part de responsabilité.

Mais la violence des attentats que nous avons subis nous aveugle. Là encore, c’est oublier que Daech n’a pas décidé un beau matin de nous punir de nos mœurs et de nous imposer les siennes, mais de répondre à l’intervention militaire des occidentaux dans un conflit dont l’Etat Islamique estime – à tort ou à raison – qu’ils n’ont pas à se mêler. Au 21ème siècle, il n’est pas forcément besoin de divisions blindées ni de porte-avion pour porter des coups à un adversaire situé à des milliers de kilomètres. Internet fait très bien l’affaire et permet facilement de mobiliser une poignée d’individus. Jacques Julliard peut ironiser sur le « pas d’amalgame » ou sur l’excuse psychiatrique. Les réseaux terroristes qui nous ont frappés sont effectivement constitués d’individus isolés. Certains avaient effectivement de lourds antécédents psychiatriques. Quant aux autres, issus de la petite délinquance ou de la grande criminalité, l’islam apparait plus comme la justification facile de leurs pulsions violentes préexistantes (la radicalité qui s’islamise selon Olivier Roy) que comme la dérive d’une piété fondamentaliste vers le fanatisme et le crime (l’islam qui se radicalise selon Gilles Keppel). En tout état de cause, rien ne permet d’affirmer qu’une population prise dans son ensemble (les précautions de langage qui prétendent ne viser que « certains musulmans » ne trompent personne), serait complice à quelque titre que ce soit des terroristes ou de Daech du seul fait qu’elle lit le Coran, mange hallal, et porte sur la voie publique ou sur la plage une tenue vestimentaire dont chacun est libre par ailleurs d’estimer et de dire qu’elle est peut-être la manifestation d’une pudeur excessive ou d’une tradition archaïque. Il en faut plus pour contrevenir à l’ordre public. Oser affirmer que cette population représenterait un danger sur notre territoire, c’est effectivement revenir aux années 30.

Rappelez-vous. Les antisémites d’avant-guerre ne procédaient pas autrement. La méthode était la même : construire un raisonnement délirant en s’appuyant sur des miettes de réalité. Il était facile de dénoncer le péril judéo-bolchevique. Un ordre totalitaire imposait la terreur en Russie et en Ukraine, passée sous le giron soviétique au prix d’une sanglante guerre civile. Ça ne vous fait pas penser à Daech ? Il y avait effectivement des juifs dans les rangs bolcheviques. En France, en Allemagne, nombre d’intellectuels, dont certains étaient juifs, cédaient aux sirènes du marxisme, du stalinisme ou du trotskisme qui devaient, pensaient-ils, illuminer le monde. On appelait ça le péril rouge. Le public tremblait. Des années plus tard, certains partirent sur le front de l’Est pour délivrer l’Europe du bolchevisme. Par ailleurs, il y avait effectivement des juifs dans la finance, dans l’édition, la presse et le cinéma. Y étaient-ils majoritaires ? Peu importe. En 1940, des intellectuels de premier plan justifièrent le statut des juifs en expliquant que la France avait le droit de se défendre contre des gens venus d’ailleurs et pratiquant une religion étrange, qui avaient acquis un contrôle excessif sur la vie d’un vieux pays chrétien et dont il était permis de craindre qu’ils ne finissent un jour par prendre le pouvoir.

Il n’est pas dans mon propos d’envisager que les musulmans, demain ou après-demain, puissent être victimes de persécutions analogues à celles que les juifs ont connues pendant la guerre. Mais quand des thèses à ce point déconnectées du réel tendent à devenir le discours dominant dans les médias et que l’on déclare, à la tête de l’Etat, vouloir légiférer, il y a tout de même de quoi être inquiet.

Clic pour voir la Source de l’article

****


Scandale aux Etats-Unis: un jeune Marine musulman enfermé dans un sèche-linge par son instructeur.

Raheel Siddiqui, un Américain d’origine pakistanaise, faisait partie des jeunes recrues du corps des Marines US, quand une chute mortelle de 12 mètres, en mars 2016, a foudroyé son destin, l’empêchant à jamais de révéler les circonstances du drame : il tentait d’échapper, à travers sa fuite éperdue, au danger imminent qui le menaçait, en la personne de son instructeur qui venait de le gifler.

Sa disparition tragique a provoqué une forte onde de choc émotionnel aux Etats-Unis, la grande Muette américaine étant contrainte de briser la chape de plomb du silence pour faire toute la lumière sur les mauvais traitements infligés aux Marines fraîchement enrôlés, notamment sur les sévices commis derrière les portes closes du centre de formation de Parris Island, en Caroline du Sud (source Washington Post).

L’enquête qui a été diligentée sur les méthodes peu orthodoxes en vigueur à Parris Island a fait remonter à la surface des histoires personnelles effrayantes, dont celle du calvaire vécu par un jeune militaire de confession musulmane, devenu la tête de turc de l’instructeur qui est à l’origine même de la mort de Raheel Siddiqui, a scandalisé l’opinion publique.

Selon ses dires qui font froid dans le dos, ce jeune Marine a subi dès le début, et quotidiennement, une véritable torture psychologique de la part de celui qui représentait l’autorité, le lieutenant-colonel Joshua Kissoon, faite de brimades et d’injures qui sont montées crescendo, au fil des semaines. Jusqu’au jour où, après avoir été traité de « terroriste » à toutes les séances et interpellé méchamment en ces termes « Tu vas tous nous tuer dès que tu en auras l’occasion, hein terroriste ?», «Quels sont tes plans ? », le fou furieux qui faisait de sa formation un cauchemar l’a carrément jeté dans un sèche-linge pour l’y enfermer, avant de le mettre en fonctionnement. L’horreur !

Il n’en est pas ressorti indemne, ses brûlures sur le cou et les bras attestant du temps qu’il y a passé et venant s’ajouter à son profond traumatisme, enfoui au tréfonds de lui-même par peur de représailles encore plus cruelles.

Insultes raciales et homophobes, bizutage violent, harcèlement moral, travail physique imposé à des recrues blessées et donc normalement dispensées, sans oublier des instructeurs complètement ivres après avoir abusé du whisky sur leur lieu de travail, les dérives répertoriées sont extrêmement graves et condamnables, mais elles n’auraient pas encore dévoilé tous leurs secrets, les plus effroyables.

Pas moins de 20 membres du personnel de Parris Island sont actuellement dans la tourmente, à la suite de trois enquêtes dont les conclusions s’avèrent accablantes pour leur matricule. Ils pourraient faire face à des accusations criminelles ou à des sanctions disciplinaires.

Eclaboussé par le scandale, le centre de formation de Parris Island a gravement dévié de son cap, s’éloignant à ce point des grands principes qui prévalent dans le corps des Marines que le général Robert B. Neller a tenu à les rappeler avec force : « Lorsque les hommes et les femmes américains s’engagent à devenir Marines, nous nous engageons auprès d’eux à les former avec fermeté, équité, dignité et compassion», a-t-il martelé.

Quant au bourreau confondu au grand jour, le lieutenant-colonel Joshua Kissoon, il a été démis de ses fonctions en mars dernier. En remontant la chaîne des responsabilités, on trouve tout en haut de la pyramide, le colonel Paul D. Cucinotta, ainsi que son conseiller principal, le sergent-major Nicholas Deabreu, les deux ayant été désavoués pour leur passivité coupable.

L’arrivée de l’automne devrait sonner le glas de ces méthodes inhumaines et si peu glorieuses à Parris Island, et traîner d’autres Marines devant la justice ou le conseil de discipline de leur état-major.

Clic pour voir la Source de l’article

****


Le marché Halal en plein essor aux Etats-Unis.

Dans une Amérique traversée par des contrastes saisissants, il y en a un qui paraît nimbé de mystère en ces heures agitées par la course effrénée à la Maison Blanche : le marché du Halal réussit la prouesse d’avoir le vent en poupe, en dépit de la rhétorique « trumpienne » haineuse qui claque au vent pour mieux récolter la tempête…

Par quelle mystérieuse alchimie les musulmans américains sont parvenus, contre vents et marées, à transformer en or cette petite niche économique, certes en plein boom partout ailleurs, en l’espace d’une décennie seulement ?

La question en taraude certainement plus d’un, et au premier chef le tribun fielleux, Donald Trump, qui doit mal digérer l’explosion, sur le territoire national, du nombre de points de vente dédiés à la nourriture 100% Halal, passant de 200 en 1998 à plus de 7 600 en 2016 (un chiffre en constante augmentation).

Ses harangues électrisantes sont manifestement impuissantes à stopper l’engouement pour la viande et les mets cusinés à la sauce Halal, comme s’en réjouit Shahed Amanullah, l’heureux fondateur d’un site internet à succès qui répertorie toutes les boucheries, épiceries, supermarchés et autres restaurants Halal, afin de renseigner et guider au mieux ses concitoyens américains, sans distinction aucune.

Cruelle ironie du sort pour le populiste Trump, le halal régale un nombre croissant de non-musulmans et compte désormais parmi ses consommateurs des citoyens qui émettaient les plus vives réserves il y a peu encore, voire se méfiaient de ce marché venu d’ailleurs, le suspectant d’être le cheval de Troie de « l’islamisme ».

Une tendance qui se confirme au fil des ans pour la plus grande satisfaction de Shahed Amanullah, ce dernier insistant sur le fait que « la nourriture est un excellent moyen de favoriser le partage culturel ».

La formidable percée du Halal de l’autre côté de l’Atlantique s’évalue à l’aune de chiffres-clés : selon le Conseil alimentaire et de la nutrition islamique, chargé de la certification et de l’éducation relative au halal, les ventes estampillées halal sont estimées à 20 milliards de dollars dans l’ensemble des points de vente qui ont fleuri dans le paysage américain, Whole Foods Market Inc faisant figure de pionnier en la matière.

D’après un récent recensement, on dénombrait 3,3 millions de musulmans américains en 2015. Un nombre revu à la hausse d’ici à 2050, si l’on en juge par les dernières projections réalisées par le très sérieux Pew Research Center qui estiment, qu’alors, la grande Amérique comptera 8,1 millions de citoyens musulmans. Voilà une autre pilule que Trump aura bien du mal à avaler, lui qui tonne et tempête pour interdire l’entrée des Etats-Unis aux musulmans…

Clic pour voir la Source de l’article

########################
Aujourd’hui en Palestine
########################


Aujourd’hui en Palestine, Voici les principaux titres du site d’information, C P I, Centre Palestinien D’Information.

Hamas: Henya rencontre les leaders du mouvement à Doha avant de rejoindre Gaza.
Le vice-président du bureau politique de Hamas, Ismail Henya, est arrivé ce samedi dans la capitale de Qatar venant de l’Arabie Saoudite.
.
L’occupation attaque la maison du martyr Chaloudi.
.
Le village de Beni Naïm sous le blocus sioniste.
.
Naplouse: deux jeunes arrêtés par l’occupant.
.
Haniyeh arrive au Qatar venant de l’Arabie Saoudite.
Le vice-président du Bureau politique du mouvement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, est arrivé le samedi 17, à la capitale du Qatar, Doha, venant de l’Arabie Saoudite.
.
La Ligue arabe dénonce les crimes d’assassinats contre les Palestiniens.
.
Les députés tunisiens votent une motion pour la Palestine.
Les députés tunisiens ont voté ce matin par la majorité écrasante (109 pour et 4 se sont abstenus)une motion pour la Palestine.
.
Abou Laila appelle à assurer la protection des Palestiniens contre les agressions israéliennes.
.
Hamas: Les auteurs du massacre de Sabra et Chatila ne sont toujours pas punis.
Le Hamas a affirmé que le massacre de Sabra et Chatila ne sera jamais oublié d’autant plus que l’ennemi israélien n’a pas encore été poursuivi pour ses crimes.
.
L’OCI appelle les Nations Unies à une action urgente pour mettre fin à la détention administrative.
.
Hammad: La décision américaine contre moi est pleinement aligné sur le terrorisme sioniste.
.
L’occupation annonce Hébron une zone militaire fermée et ferme ses entrées.
.
Affrontements dans la ville de Yaabod et l’arrestation de deux garçons à l’ouest de Jénine.
.
Le chauffeur d’un bus des colons blessé par les pierres à Jérusalem.
.
Alerte sioniste dans les environs de la colonie de Bracha au sud de Naplouse.
.
Plan sioniste pour construire des dizaines d’unités de logement à Jérusalem.
.
Deux jeunes arrêtés lors des affrontements nocturnes à Kfar Qalil.
.
Assassinat d’un jeune palestinien par balle à Hébron pour des soupçons de poignard.
.
La salle de prière al-Marwani dans la ligne de mire sioniste.
.
Hamas: La décision américaine à propos du sujet de Fethi Ayed cherche à légitimer les crimes de l’occupant israélien.
Hamas a dénoncé la décision du ministère des affaires étrangères américaines d’inscrire un de ses membres, Fethi Ayaed, sur la liste des terroristes.
.

Retrouvez l’intégralité de tout ces articles sur http:// french pal info.com.
.
Le Centre Palestinien D’Information, sur http://french.palinfo.com

Féministes mais anti-voile : un argumentaire à l'usage du féminisme non-excluant

Féministes mais anti-voile : un argumentaire à l’usage du féminisme non-excluant

NB : je suis blanche et non-croyante.

À droite comme à gauche, la très grande majorité des féministes françaises (voir le graphique ci-dessous) se prononcent contre le voile. Souvent à des degrés divers : contre le hijab, contre le tchador… Elles maîtrisent d’ailleurs rarement les termes adéquats.
Tous ces arguments sous-tendent une idée : le voile est intrinsèquement un problème. Le voile est le symbole d’une soumission à l’homme. Le voile est le symbole de l’infériorité de la femme. Le voile nuit aux combats des femmes, à leur émancipation.

image
Tous ces arguments illustrent comment les valeurs et les normes occidentales sont, 50 ans après la décolonisation, toujours arrogées comme des vérités universelles, absolues.
Ce genre de présomptions néo-coloniales imprègnent tout le féminisme français, il le pourrit, en en faisant un courant blanc pour les femmes de classes moyennes supérieures.
Il entretient une série d’incompréhension sur les différents visages du racisme, qui explique que des meufs du parti communiste se retrouvent à tenir le même discours que Nadine Morano. Un truc qu’elles mêmes n’arrivent pas tout à fait à comprendre.
Je propose donc qu’on remette les choses à plat : UN ARGUMENTAIRE !

I. LE VOILE “CONTRAIRE” À L’ENGAGEMENT FÉMINISTE

1. «On ne peut pas être féministe et porter le voile»

Ou, comment des féministes blanches considèrent qu’il n’y a qu’une manière d’être féministe. 
Que le féminisme est incompatible avec la religion.
Difficile de répondre à cet argument qui ne se donne pas la peine de donner le moindre argument fondé. 
Des centaines d’associations militantes, revendicatives et confessionnelles (musulmanes) existent dans le monde. Ces féministes n’ont rien à prouver à qui que ce soit. Elles défendent les droits des femmes et réfutent l’idée d’une infériorité féminine.

Par ailleurs, il existe de nombreux courants féministes juifs et chrétiens, dont le féminisme n’est jamais publiquement remis en cause.
Les féministes blanches s’arrogent la capacité à décerner des brevets de féminisme – ce que rien ne justifie, particulièrement quand leur “féminisme” rime avec jugement, exclusion, néo-colonialisme.

Pour de nombreuses femmes musulmanes, le port du hijab est un choix féministe conscient. Il est le symbole d’une réappropriation : “en portant un hijab, une femme envoie le message qu’elle est musulmane et que son corps n’appartient qu’à elle.”

D’autres féministes musulmanes présentent le voile comme une façon de redéfinir le concept de liberté. C’est une façon de se libérer du poids des normes physiques lourdes et rigides imposées aux femmes pour se concentrer sur leur spiritualité et leur mental. Le hijab est ici un symbole : la valeur des femmes ne s’exprime pas par leur physique.

Enfin – de nombreuses féministes se réapproprient des codes vestimentaires et physiques qu’on pourrait qualifier de “traditionnellement patriarcaux” (comme le maquillage, les jupes courtes…) et leur démarche est validée dans la plupart des milieux féministes au nom de la liberté. Pourquoi ce deux poids deux mesures dès lors qu’il s’agit d’un symbole non-occidental ?

image
2. «Le voile est le symbole de l’infériorité de la femme»

Dans le Coran, il n’est jamais dit que le voile symbolise l’infériorité ou la soumission de la femme – le concept central qui justifie que les femmes se couvre est la pudeur. Il est dit que se couvrir est faire preuve de modestie, qu’il ne faut pas tenter les hommes. 
On retrouve le même genre de prescriptions pour les hommes, qui doivent couvrir leurs jambes et bras pour ne pas tenter les femmes. L’idée qui revient est que les cheveux et les poils sont «excitants».

On peut également noter que se couvrir la tête concerne également les hommes : tous les dignitaires musulmans (cheikhs, oulémas, muftis…) portent toujours une coiffe (turban, fez, kufi).

Vous n’êtes peut être pas d’accord avec cette vision, et il est à souligner que cette vision peut aussi servir à justifier des violences sexistes. 
Cela dit, que certaines se voilent pour se protéger des hommes, c’est quelque chose que je comprends très aisément. Se voiler ne protègera jamais de la violence sexiste, mais ça peut éloigner de nombreux regards pesants. Ça peut alléger la charge.

A ce stade il est intéressant de souligner que Saint-Paul, dans ses Epitres, demandent clairement aux femmes de se voiler en le justifiant par leur infériorité. Il nous dit : “L’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme de l’homme et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme. C’est pourquoi la femme doit, à cause des anges, avoir sur la tête un signe de sujétion.”

Si on résume : le Coran met en avant des idées de modestie et de pudeur… tandis que les textes chrétiens justifient le port du voile par l’infériorité des femmes. Si on veut prendre les textes religieux à la lettre, les textes chrétiens sont clairement plus rétrogrades !

Enfin, il est utile de souligner que le voile est de fait un code vestimentaire très culturel, détaché historiquement de la religion musulmane. L’apparition du port du voile genré est visible dès l’Antiquité en Europe et au Moyen-Orient, chez les Assyriens, les Romains… Aujourd’hui encore, quand on regarde les tenues vestimentaires des femmes rurales dans les régions balkaniques, dans nos campagnes françaises, le foulard est un élément qui revient souvent sous différentes formes.

3. «Je ne suis pas islamophobe : certains musulman-e-s sont aussi contre le voile»

Premièrement, l’injonction constante à “s’intégrer”, l’invisibilisation / la dévalorisation constante de toute culture autre que l’occidentale pousse beaucoup à se plier à ses normes et rejeter toute autre culture, y compris leur culture d’origine. Cette dévalorisation d’une partie de son identité s’appelle le racisme intériorisé, et ça fonctionne de façon assez proche que le sexisme intériorisé. On ne peut pas ne pas prendre en compte ces structures sociales oppressives.

Second point : aucun-e musulman-e n’est dépositaire de la Vraie Façon d’Être Musulman-e, mais on y reviendra.
En bref : cet argument est une tentative d’instrumentaliser une partie de la communauté musulmane pour justifier un discours raciste et une volonté de dicter aux femmes une conduite.

4. «Il faut soutenir le combat des femmes iraniennes qui luttent contre le voile»

Un argument qui revient souvent est la lutte des femmes dans des pays comme l’Iran pour leur droit à ne pas porter le voile.

Tout d’abord, comparer des contextes complètement différents tels que le contexte français et le contexte iranien n’a aucun sens, car le contexte iranien se caractérise justement par L’OBLIGATION de porter un voile, c’est donc effectivement une atteinte à la liberté des femmes.

Ensuite, “soutenir les femmes iraniennes” sans savoir que le tchador est un habit traditionnel, millénaire, qui est entré dans la culture et les mœurs pour de nombreuses femmes, notamment dans les régions rurales, est également ABSURDE. Une grande partie des femmes iraniennes vivraient très mal une interdiction de se voiler, qui équivaudrait à les enfermer chez elles. L’interdiction décidée par le Shah en 1936 donne lieu à des scènes violentes de dévoilements publics par la police – les souvenirs de cette répression resteront vifs longtemps parmi la communauté religieuse iranienne.

Encore une fois, remplacer une injonction par une autre ne se justifie pas.

Enfin, ce genre de réflexions montre bien comment les Français-es blanc-he-s continuent de considérer la place du voile (et plus largement de l’islam) comme étant forcément ailleurs, et jamais ici, en France. C’est encore un déni de la pluralité de la France qui nous est renvoyé. C’est encore marquer l’autre, et c’est un argumentaire qui mène tout droit à la stigmatisation raciste.

5. «Le voile est en soi une violence faite aux femmes»

Cela fait maintenant plusieurs fois que j’entends des féministes blanches m’assurer le plus sérieusement du monde que le voile est une violence en soi – et en général, elles poursuivent pour comparer cela à l’excision. J’ai longtemps hésité à mettre un tel argument ici vu le niveau… mais sachant qu’elles ont probablement intégré cet élément à leur argumentaire, ça semble nécessaire.

On récapitule. Le combat contre l’excision est évidemment un combat légitime et nécessaire. Mais on ne peut pas sérieusement comparer un code vestimentaire genré à une mutilation sexuelle. Cet argument de pure mauvaise foi est une bassesse sans nom qui vise à faire dérailler le débat.

Deuxième point : cette obsession avec les pratiques culturelles sexistes à l’étranger est pour le moins curieuse. Pour rappel : votre rôle en tant que féministe blanche est de soutenir (et non remplacer) les voix des féministes à l’étranger : pas de vous approprier leur combat, encore moins d’utiliser leur combat à d’autres fins. Encore une fois, ce genre de pratiques très répandues dans le féminisme français est révélateur de 2 choses : une incapacité à questionner les structures sexistes de notre propre société occidentale, et une tendance néo-colonialiste à exporter les violences sexistes.

CONCLUSION : Le white feminism, un féminisme ethno-centré et intolérant

Les privilèges sont aveuglants, et les défendeurs de ces thèses pensent  défendre une Vérité Universelle. Si la norme occidentale était le bikini, alors toute meuf habillée davantage serait déviante.

Je n’ai que faire d’un féminisme qui dicte leur conduite vestimentaire aux femmes, que ce soit pour les couvrir de honte pour des tenues trop légères («slut-shaming») ou les stigmatiser parce qu’elles seraient trop vêtues. Se battre pour la liberté des femmes EST L’EXACT INVERSE de leur dicter une norme vestimentaire.

image

II. LA RELIGION C’EST MAL :’(

6. «L’islam est une religion misogyne»

Je continue à être étonnée de l’audace et l’inconscience de toutes les personnes qui continuent de répéter cette litanie sans prendre une minute pour se renseigner.

On remet donc les choses à plat : des trois grandes religions monothéistes, l’islam est de loin celle qui tient les propos les plus progressistes en terme de droits et statuts de la femme dans ses textes.
En terme de mariage, d’héritage, en terme de relecture de l’histoire du péché originel, de conception des rapports entre femmes et hommes, le Coran a une position plus progressiste que les textes de la religion juive ou chrétienne. La notion d’égalité salariale est même mise en avant. C’est ici la notion de complémentarité qui prime, ce qui tranche nettement avec le conservatisme de l’Ancien testament qui désigne clairement la femme comme inférieure à l’homme.

On peut ne pas être d’accord avec cette vision de «complémentarité». Mais on ne peut pas dire que l’islam est fondamentalement misogyne. L’islam accorde une vraie place, un vrai statut aux femmes.

Cet article présente tous les aspects progressistes des textes islamiques concernant l’égalité de genre.

7. «Toutes les religions sont fondamentalement misogynes», ou le militantisme athée

Les religions sont ce que l’on en fait. Toutes les religions comportent des courants, des analyses différentes de leurs textes originels. 
Dans toutes les religions, des pans progressistes défendent une conception égalitaire des statuts entre les sexes.

Ces arguments anti-religieux sont le fait de militant-e-s athées, qui ont, sur le web, fait toute la preuve de leur intolérance et leur fermeture d’esprit.
Je veux bien qu’on m’explique en quoi remplacer une injonction religieuse par une injonction à l’athéisme est un quelconque progrès.

Ensuite, les militants athées ont cette fâcheuse tendance à faire abstraction de tout contexte dans leur critique de la religion. 
Le fait est qu’on ne peut faire l’impasse sur la progression de l’islamophobie en France quand on critique la religion. On y reviendra plus bas.

8. «En fait le Coran ne dit pas qu’il est obligatoire de se voiler»

Plusieurs lectures du Coran sont possibles. Les musulmanes ont toute latitude à décider du code vestimentaire qu’elles souhaitent adopter.

Comme nous l’avons établi : tout texte religieux est interprété. Ce que cette idée sous-tend, c’est que personne ne détient de Vraie Lecture, et que les personnes qui ne sont pas de cette religion ont encore moins de légitimité à apporter leur analyse.

Les non-musulman-e-s n’ont aucune lecture à apporter de l’islam. C’est d’autant plus vrai quand les “analyses” occidentales renforcent de fait la violence islamophobe actuelle. De fait, ce qu’on constate aujourd’hui, c’est que des blanc-he-s s’arrogent le droit d’accepter ou de rejeter certains aspects d’une religion alors qu’ils n’ont aucun lien avec elle.
Comme si nous venions juger, expliquer les religions animistes aux premier-ère-s concerné-e-s. Comme si on expliquait le jaïnisme aux communautés jaïns en Inde. Le bouddhisme aux Népalais. 
C’est juste du néocolonialisme.

9. «Les femmes qui se voilent le font sous la contrainte de leur frère / mari / père»

En France, la très grande majorité des femmes qui se voilent le font par volonté propre. 100% propre. 
100% propre. 
Ce qui serait bien, c’est de cesser de considérer les musulman-e-s comme des enfants incapables de toute réflexion autonome. Ce qui serait bien aussi : commencer à reconnaitre le paternalisme fondamental qui se cache derrière ce genre d’affirmations.

Je connais une dizaine de Françaises qui font le choix de se voiler, parfois au grand dam de leurs parents athées.

image

CONCLUSION : La critique de la religion détachée de tout contexte

L’obsession pour l’extrémisme religieux s’observe uniquement quand il s’agit de l’islam.

Les sectes évangélistes, pentecôtistes, etc. ne font pas régulièrement la une des magazines hebdomadaires. Elles ne sont pas utilisées pour créer de la peur contre une partie de la population. L’expression ’islamiste’ en soi montre le racisme derrière les mots : on ne dit pas ‘christianiste’, ‘catholiciste’, ‘protestantistes’ pour parler des extrémistes religieux chrétiens.

image

Ce serait bien de reconnaitre la diversité de la population musulmane en France. Et tant qu’on y est ce serait bien d’arrêter l’amalgame «maghrébin» / «musulman». 
Tous les maghrébins ne sont pas musulmans. 
Tous les musulmans ne sont pas d’origine maghrébine.

III. LE VOILE, LA FRANCE, LA RÉPUBLIQUE

10. «Le voile nuit au vivre-ensemble»

Comment un morceau de tissu pourrait il nuire au vivre-ensemble ? A la France ?
Le voile ne nuit au vivre-ensemble que parce qu’il est jugé, vu avec hostilité par des non-musulman-e-s méfiants, qui considèrent l’islam comme étant fondamentalement suspect.

Encore une fois : le problème n’est pas ailleurs mais dans nous-mêmes. Nous nourrissons ces amalgames. Nous créons cette division. Nous sommes responsables des coupures.

11. «La laïcité est un principe républicain qu’il faut respecter»

Ce qu’est la laïcité : une obligation de neutralité d’Etat.
Ce que n’est pas la laïcité : une obligation d’être soit athée, soit catholique.
Or au vu de nos fêtes nationales, au vu du comportement de nos deux derniers présidents de la République, on ne peut pas dire que la laïcité est appliquée quand il s’agit de la religion catholique.

En fait la laïcité, c’est un deux poids deux mesures, c’est un concept instrumentalisé, détourné par des personnes malveillantes pour continuer à stigmatiser l’islam sans en avoir l’air.
Dans ces conditions, je considère personnellement tous les appels à laïcité comme des appels racistes, qui ne prennent pas en compte ce deux poids deux mesures fondamental.

La laïcité pour les nuls : un guide du CCIF

12. «La France a une identité chrétienne»

La France n’est chrétienne que depuis environ 1000 ans. 
La christianisation de la France a pris des siècles, et pour info, elle a été historiquement été utilisée comme instrument de domination politique par les seigneurs de France pour contrôler les paysan-ne-s. La religion chrétienne a appuyé la hiérarchie sociale inégalitaire. Elle était l’outil d’une classe dominante.
Il y a 2000 ans la France était celte. Les druides, les dieux gaulois etc, tu connais. 
Faut arrêter de présenter l’identité française comme une identité immuable, monolithique.
Non la France n’est pas chrétienne. D’après un sondage récent, la France est le 4e pays le plus athée du monde, après la Chine, le Japon, et la République Tchèque. 29% des Français-es se déclarent athées «convaincus». Ils sont «convaincus» que Dieu n’existe pas.

Les seul-e-s qui croient bon de continuer à nous seriner que la France est chrétienne sont des cathos, qui ont du mal à admettre le recul permanent de la première religion de France, et qui ont du mal à admettre leur perte d’influence. 
Ce sont ces mêmes gens qu’on retrouve dans les défilés de la Manif pour tous.

CONCLUSION : Le contexte français, la progression du racisme et la violence qui touche les femmes voilées aujourd’hui en France
 
Aujourd’hui en France, des femmes voilées se font agresser, on en parle jamais.
Des femmes voilées sont discriminées à tous les niveaux : dans la rue, elles subissent des regards de méfiance. Elles sont discriminées à l’embauche. On les empêche d’accompagner les enfants aux sorties scolaires.

Régulièrement des Unes islamophobes tapissent les kiosques de nos marchands de journaux, tapissent nos rues.
Cette violence symbolique constante, qui a pour but de marginaliser les personnes de confession musulmane, de les désigner comme des autres, comme des ennemi-e-s intérieurs, ont un impact très fort parmi les populations blanches / occidentales de France.

Le discours islamophobe est aujourd’hui complètement banalisé et normalisé en France. Chaque jour permet de le constater. Dernièrement, les mobilisations pour Gaza ont encore été l’occasion de le voir : les jeunes musulman-e-s dans les manifestations se sont vus attribuer des slogans antisémites et des comportements violents – à l’épreuve de tous les faits. A l’épreuve des témoignages, à l’épreuve des preuves matérielles.

SI ON RÉSUME

En fait les white feminist, voilà ce qu’on attend de vous. 
On attend de vous que vous arrêtiez de nous faire chier avec votre intolérance et votre fermeture d’esprit. 
En fait, personne n’en a rien à carrer de ce que vous pensez de la religion, en général et en particulier. Personne n’en a rien à carrer de la conception que vous vous faites du «bon féminisme». Votre féminisme n’est que le vôtre.

Je vous laisse avec Samia Orosemane, qui résume parfaitement.

image

Allemagne : Une proposition de loi contre le port du niqab fait un flop en Allemagne

En Allemagne, la Secrétaire d’Etat à l’Agriculture a proposé d’interdire le voile intégral dans la rue. Une proposition qui a rapidement été abandonnée suite à un rejet massif de la société.

Julia Klöckner, membre du parti de la Chancelière Angela Merkel (Union chrétienne-démocrate) a récemment suggéré d’interdire le voile intégral. Pour la secrétaire d’Etat à l’Agriculture : “le niqab donne une image dégradante de la femme”. Des propos qui n’ont guère fait l’unanimité et ont provoqué de nombreuses réactions négatives au sein de la société allemande.

Du côté des organisations musulmanes, c’est le président du Conseil central des musulmans d’Allemagne, Aiman ​​Mazyek, qui est monté au créneau dans le journal Bild en déclarant que “le niqab est le cadet de nos soucis”.

“Nous devons d’abord combattre le fléau de la discrimination. La question du voile intégral, qui est un problème mineur de toute façon, finira par se résoudre sans qu’il y ait besoin de criminaliser celles qui le portent”.

Contrairement à la France, les musulmans allemands possèdent de véritables institutions qui représentent la Communauté dans son ensemble. La proposition de loi a vite été enterrée et les musulmanes allemandes ont pu retourner à leur vie quotidienne…

A l’heure où les organisations communautaires françaises trahissent les intérêts des nôtres en acceptant des lois liberticides, dans d’autres pays européens la Communauté est organisée et fait valoir ses droits légitimes. La Communauté musulmane française qui est pourtant la plus importante d’Europe semble incapable de se structurer pour proposer une véritable organisation parallèle capable de répondre aux attentes des musulmans. Que chacun se prenne en main et entreprenne, la liberté ne se donne pas… elle s’arrache !

Islamophobie: Le réflexe niqab!

On ne peut nier le lien entre la hausse de l’islamophobie, et, le traitement médiatique de tout ce qui a attrait à l’islam et les musulmans. Force est de constater que ce sont les médias qui sont responsables de cette montée islamophobe, voire même à l’origine de sa construction. La part de responsabilité de ces médias est grande dans cette islamophobie institutionnelle et les femmes musulmanes sont les premières visées.

Les médias responsables de l’islamophobie

A force de publier des unes sur l’islam, des débats, des Hors Série avec des dossiers consacrés exclusivement aux musulmans, les magazines et les journaux ont bel et bien participé à la construction de l’islamophobie. Au cours d’une conférence le 17 mai 2014, Thomas Deltombe traite de cette construction médiatique de l’islamophobe, et il explique clairement que ce sont bien les médias qui, les premiers créent la polémique autour du foulard.

Quand la première affaire du foulard  avait éclaté en septembre 1989, ils avaient surmédiatisé l’affaire dans une vraie logique médiatique délibérée. Le 5 octobre 1989, Le Nouvel Observateur avait même décidé de faire une édition sur le hijab. Ce qui n’était qu’une affaire locale au sujet du port du hijab dans un établissement scolaire, dans l’Oise, est devenue progressivement par le biais des médias, une affaire nationale. Même Lionel Jospin, à l’époque Ministre de l’Education nationale, avait affirmé qu’il s’agit d’un problème local, et non pas national comme le rappelle Thomas Deltombe dans son discours.

Ainsi, au fur et à mesure, les médias propagent des stéréotypes sur les musulmans, très dégradants, et même offensifs. Ils alimentent également les amalgames, et n’hésitent pas à confondre volontairement immigration et islam. Les images et les mots choisis ne font que d’attiser une haine envers les musulmans et l’islam. Et évidemment, les femmes musulmanes sont sur la première ligne d’attaque.

Les voiles et les femmes les armes principales pour cette propagande ou le « réflexe niqab »

Dans cette construction de l’islamophobie, les médias ont dans leur ligne de mire les femmes musulmanes voilées, intégralement, ou non. En effet, parce qu’elles ont choisi de porter le hijab, ou le niqab, elles sont finalement les personnes visibles de la communauté musulmane. Elles sont aussi victimes des préjugés des féministes et de tout ceux qui estiment que les principes musulmans sont en contradiction avec le respect des droits et des libertés de la femme.

Après la polémique autour du voile à l’école, les médias se sont donnés à coeur joie sur la polémique autour du niqab. Plusieurs journaux et magazines des Unes et des dossiers sur le niqab, qui pourtant est porté par une minuscule minorité en France, créant ainsi un faux problème, une menace infondée.

Autre agissement médiatique tout aussi scandaleux, c’est la manière dont sont médiatisés des actes islamophobes à l’égard de femmes voilées. Des journaux n’ont pas hésité à illustrer leurs articles avec des femmes portant le niqab. Le choix d’une photo n’est pas innocent, on préfère prendre des photos de femmes portant le niqab alors que l’article évoque une agression contre des femmes qui portaient un simple foulard. Le niqab ou la burqa permet notamment d’alimenter dans les esprits de certains lecteurs l’image des talibans, l’idée du perte d’identité, d’une invasion, sans oublier que le port du niqab dans les lieux publics a été interdit. Pourtant, les journalistes savent très bien distinguer hijab et niqab.

Ce procédé baptisé le « réflexe niqab » est une déformation de la vérité, une pure provocation et un total manque de respect envers les victimes qui portaient le hijab. Parfois, ces photos ont même été prises dans d’autres pays, et non pas en France. Et comme si cela ne suffisait pas, des internautes de tendance extrême-droite vont faire des montages photos pour tromper d’autres internautes sur les réseaux sociaux et attiser la haine envers les musulmans (confère la dernière photo avec le logo Caf rajouté).

Finalement, pas si étonnant que des commentaires du genre : « elle l’avait cherché puisqu’elle ne respecte pas la loi française » soient publiés en dessous de ces articles. Un site, http://reflexeniqab.tumblr.com/, recense tous ces abus dans la presse.

Aujourd’hui, les médias participent à cette construction de la haine envers l’islam et n’hésitent pas à employer certains mots dignes d’une véritable propagande de guerre (« invasion », « complot », etc). Thomas Deltombe évoque notamment la dichotomie très forte qu’entretienne ces médias entre le monde musulman et le monde occidental. Finalement, en observant ces Unes, certains titres, le choix des images, l’ennemi unique de l’Occident serait donc l’islam. C’est du moins le message que veulent faire passer certains.

UK : « laissons les enseignantes de primaire porter le niqab en classe » affirme l’ex-archevêque Rowan Williams

C’est une déclaration surprenante qu’a fait l’ancien archevêque de Canterbury, ville du Sud Est de l’Angleterre,  Rowan Williams au sujet du port du niqab en Angleterre.

Alors que le port du niqab n’est pas autorisé pour les enseignantes du public lorsqu’elles sont en exercice, l’ancien archevêque de Cantorbery estime qu’on devrait les autoriser à le garder en classe. Il justifie sa position en affirmant que la crainte que des enfants apprennent d’une enseignante portant le niqab n’est pas fondée. « Il existe d’autres façons de lire ce que les gens disent » explique-t-il.

C’est dans une interview pour le think-tank chrétien Theos qu’il a expliqué son point de vue sur un sujet qui suscite un débat en Angleterre.

Le port du niqab n’est pas interdit, mais le Premier Ministre David Cameron a affirmé qu’il soutiendra les écoles et les tribunaux qui demandent aux femmes de retirer le voile de leur visage. Il a promis également de soutenir les centres d’immigration qui interdisent le port du niqab au sein de leur établissement. En d’autres termes il soutient les institutions publique qui souhaiteraient interdire le port du niqab.

« Nous sommes dans un pays libre où les gens devraient être libres de porter les vêtements qu’ils souhaitent que ce soit dans le public ou dans le privé »  l’ancien archevêque de Canterbury avait précisé dans une ancienne interview sur la BBC.  Philip Hollobone, un député conservateur avait par la suite proposé un projet de loi sur l’interdiction du port du niqab dans l’espace public avait été proposé. Mais au sein même de son propre parti, cette proposition n’avait pas toujours été bien accueillie.

Ce n’est pas la première fois que cet homme d’église prend des positions sur des sujets controversés. En effet, en 2008, il avait évoqué que l’adoption de certains principes de la charia pour les affaires financières, dans le système judiciaire britannique serait  inévitable. Sa déclaration a choqué l’opinion. Pourtant, les fortes avancées de la Grande-Bretagne dans le domaine de la finance islamique témoigne de l’importance de ce marché financier éthique.