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Flash info du 13 Cha’ban 1438.

Flash info du 13 Cha’ban 1438.

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La langue des gens du Paradis, les visites entre habitants et les tentes.

Les habitants du Paradis posséderont des tentes, discuteront entre eux et se rendront visite mutuellement incha Allah. Mais comment sont les tentes au Paradis ? Quelle sera la langue des gens du Paradis ? Comment se dérouleront leurs visites ? Voici trois questions auxquelles nous tenterons de répondre en nous basant sur « Le Paradis » et « Les délices du Paradis », ouvrages respectifs des deux grands savants Ibn Qayyim al-Jawziyya et son élève Ibn Kathir (qu’Allah leur fasse miséricorde).

Les tentes « faites d’une seule perle creuse ».

Les tentes présentes au Paradis ont été évoquées dans les paroles de notre Créateur. En effet, Allah dit : {Des houris cloîtrées dans les tentes, lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?} (Sourate 55 : Versets 72-73). L’existence des tentes au Paradis est donc une réalité qu’on ne peut nier.

La grandeur de ses tentes est indescriptible macha Allah, comme tout ce qui se trouve au sein de la Demeure Éternelle. Ibn Kathir (qu’Allah lui fasse miséricorde) souligne que « nous trouvons cette mention dans les deux Sahih. La version retenue ci-dessous est celle de Muslim qui rapporte d’après Abu Musa al-Ach’ari que le Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) a dit : « Le croyant possède certes au Paradis une tente faite d’une seule perle creuse et qui aura soixante coudées de longueur. S’y trouvent des épouses auxquelles il rend visite, sans que les unes ne soient visibles aux autres. » Dans la version d’Al-Bukhari, la largeur de la tente est de trente miles, dans une autre, elle est de soixante miles. » Ce qu’il faut retenir, c’est que la largeur de ces tentes est immense, par la Grâce d’Allah.

De plus, ses tentes sont d’une grande valeur et sont occupées par les Houris. En effet, Abu Soulayman dit : « Les Houris une fois créées, les Anges les entourent de tentes. » De même, les tentes possèdent des portes en or. Abu Bakr ibn Abu Ad-Dunya rapporte, d’après ibn ‘Abbas au sujet des Houris retirées des tentes : « La tente est faite d’une perle creuse, d’une longueur de trois miles et d’une largeur de trois miles également. Sa porte est d’or. Elle est entourée d’un espace de cent cinquante miles. De chacune de ses portes, s’introduit auprès de toi un Ange avec un présent de la part de son Dieu, Le Très-Haut, Le Tout-Puissant. Cela correspond à cette parole de Dieu exalté soit-Il : {De chaque porte, les Anges entreront auprès d’eux} (Sourate 13 : Verset 23). » Les tentes ont donc une grande valeur et sont le lieu où les Anges ramèneront des cadeaux aux croyants incha Allah. Quel meilleur cadeau que celui venant du Créateur des cieux et de la terre ?

Par ailleurs, les tentes possèdent de nombreuses portes. C’est ainsi que Qatada rapporte, d’après Abu Ad-Darda’ que « La tente est faite d’une seule perle ayant soixante-dix portes, toutes de perles. » Il nous est impossible d’imaginer ces tentes, leur grandeur, leur valeur, leurs portes… Cela n’est pas à notre portée car Seul Allah est Savant de toute chose. Cependant, nous pouvons saisir l’immense beauté et la perfection de ces lieux macha Allah. Puissions-nous y pénétrer !

« La langue de Mohamed (saws) », celle des gens du Paradis.

Les habitants du Paradis parleront l’arabe. Cela est unanimement reconnu car affirmé par les paroles de l’Envoyé d’Allah (‘alayhi salat wa salam). En effet, selon Anas ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (‘alayhi salat wa salam) a dit : « Les habitants du Paradis entreront au Paradis, grands de la taille de soixante coudées, la beauté de Youssouf (‘alayhi salam), avec l’âge de ‘Issa (‘alayhi salam) : 33 ans (à trente-trois ans, ‘Issa – Jésus – fut rappelé vers Dieu), parlant la langue de Mohamed (‘alayhi salat wa salam) et bien maquillés. » Les habitants du Paradis parleront donc la langue du Prophète Mohamed (‘alayhi salat wa salam), à savoir l’arabe.

De plus, cela a été confirmé par les paroles des compagnons du Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam). Parmi eux, Ibn ‘Abbas et Zouhri (qu’Allah les agrée) ont dit : « La langue des gens du Paradis est l’arabe ».

Par ailleurs, les gens ne parleront pas l’arabe le Jour de la Résurrection mais seulement dès leur entrée au Paradis. C’est ainsi que Sufyan (qu’Allah l’agrée) a dit : « Il nous a été dit qu’au Jour de la Résurrection, les gens parlent en syriaque, et qu’une fois entrés au Paradis, ils parlent en arabe. » Et Allah est plus Savant.

Cependant, il convient de préciser qu’une divergence a lieu à ce sujet. En effet, des savants tels Ibn Kathir et Ibn Qayyim al Jawziyya (qu’Allah leur fasse miséricorde) ont affirmé que la langue des gens du Paradis est l’arabe. En revanche, d’autres savants comme Ibn Taymiyya (qu’Allah lui fasse miséricorde) affirment que la langue des habitants du Paradis relève de l’inconnaissable. Et Allah sait mieux.

Les visites des habitants du Paradis.

Les gens du Paradis se rendront visite. Cela est prouvé par les paroles du Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam). En effet, Abu Bakr ibn Abu Ad-Dunya rapporte, d’après Anas que le Prophète (‘alayhi salat wa salam) a dit : « Quand au Paradis arrivent ses habitants, les frères désirent se revoir entre eux ; la couche de l’un s’approche de la couche de l’autre jusqu’à ce que tous se réunissent. L’un dit à son compagnon : « Sais-tu quand Dieu nous a pardonnés ? » L’autre lui répond : « Nous étions à tel endroit. Nous avons prié Dieu et Il nous a pardonnés. » » Macha Allah, ceux à qui Allah a pardonné pourront se rendre visite dans l’au-delà.

De plus, la visite des gens du Paradis est conditionnée par une certaine hiérarchie. Ceux qui habiteront les rangs inférieurs au Paradis ne pourront aller voir les rangs supérieurs. En ce sens, Sulayman ibn Al-Mughira rapporte d’après Humayd ibn Hilal : « Nous a été transmis que parmi les habitants du Paradis ceux du rang supérieur rendent visite à ceux du rang inférieur et que ceux-ci ne rendent pas visite à ceux-là. » Ibn Kathir (qu’Allah lui fasse miséricorde) ajoute : « Cela pourrait avoir deux sens. Le premier : celui d’un rang inférieur ne mérite pas de le dépasser et il n’est pas habilité à le faire. Le second : pour que l’on ne voie pas le bonheur de ce qui existe pour un rang supérieur au sien et que l’on s’attriste, alors que la tristesse n’a pas droit de cité dans le Paradis. » Ainsi, les visites des gens du Paradis sont régies par une certaine hiérarchie mais celle-ci présente une sagesse car Allah est Le Sage. Il crée chaque chose avec une Sagesse Parfaite.

Par ailleurs, cela est confirmé par les paroles de l’Envoyé d’Allah (‘alayhi salat wa salam) qui précise qu’il y a une exception et qui décrit le moyen de déplacement de ces gens. En effet, Ibn Kathir (qu’Allah lui fasse miséricorde) ajoute que « ce que dit Humayd est cité dans un hadith élevé jusqu’au Prophète (‘alayhi salat wa salam) et qui en dit encore plus. En effet, At-Tabarani rapporte, d’après Abu Umama que l’on posa au Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) la question suivante : « Est-ce que les habitants du Paradis se rendent visite entre eux ? » Il répondit : « Ceux du rang supérieur rendent visite à ceux du rang inférieur, mais ceux-ci ne rendent pas visite à ceux-là. Exception est cependant faite pour ceux qui s’aiment en Allah. Ils vont là où ils veulent, montés sur des chamelles, et mettant derrière celles-ci des matelas. » » En aimant son frère pour Allah, le croyant pourra lui rendre visite même si celui-ci se trouve au-dessus de lui au Paradis incha Allah. La Clémence d’Allah est infinie !

Qu’Allah nous fasse entrer dans la Demeure Parfaite, où la plus belle des langues est parlée. Puisse-t-Il, par Sa Grâce, nous permettre d’y retrouver ceux que nous avons aimés.

AJIB.FR
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Faire la salât en se retenant de faire ses besoins ?

De nombreuses personnes s’interrogent sur la décision à prendre en cas de forte envie de faire ses besoins avant d’effectuer la prière.
Doit-on prier avec le besoin pressant ou est-il préférable d’assouvir cette envie irrépressible ?
Même si cette envie n’annule pas la prière, il est néanmoins conseiller d’aller se soulager, puis refaire ses ablutions avant d’effectuer la prière.
« Point de prière en présence du repas ni quand on éprouve un besoin pressant d’aller aux toilettes. » (rapporté par Mouslim dans son sahih. source : Fatawa Lajna Da Ima Vol 7 p 25 Fatwa N° 10616).

Faire la prière dans cet état d’urgence nuit à la concentration lors de la salât.
Le croyant effectuera la prière plus rapidement et avec moins de ferveur, car son esprit est occupé par une envie pressante.
La même question peut se poser lorsque le repas nous attend à table.
En effet, quand la personne a une très grande faim, il ne convient pas qu’elle effectue sa salât dans ces conditions puisque le fidèle manquera logiquement de concentration à un moment ou un autre.
Par exemple, pendant le mois de ramadan il est vivement conseillé de rompre le jeûne avec des dattes et du lait avant d’aller effectuer la prière d’Al-Maghrib.
Ibn ‘Omar (que’Allah l’agrée) a rapporté du Prophète (sallAllahou ‘alayhi wa salam): « Si l’un de vous est en train de manger, qu’il ne se presse pas jusqu’à qu’il n’ai plus faim, même si l’annonce de la prière est faite. » (Al-Boukhâri).
D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée): « Je n’ai jamais vu le Prophète (sallAllahou ‘alayhi wa salam) prier le maghreb avant d’avoir rompu son jeûne ne serait-ce qu’en buvant une gorgée d’eau ».
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°3504 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°1076).
Les interrogations peuvent paraître multiples et variées mais l’Islam est d’abord basée sur une logique pure soubhan Allah !

AJIB.FR
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Mobilisation : Atteint d’une atrésie des voies biliaires, Anes a besoin de votre aide !

Anes est atteint d’une atrésie des voies biliaires, une maladie rare qui se caractérise par l’obstruction des voies biliaires en période périnatale.
Appel aux dons

Aujourd’hui, Anes a besoin d’être greffé dans les plus brefs délais. Âgé de 6 mois et vivant en Algérie, il n’a d’autre choix que de se rendre en Turquie pour subir cette opération qui s’élève à 81 000 euros. Sa famille a fait appel à la générosité de la communauté afin de sauver leur fils gravement malade qui doit subir une intervention chirurgicale de toute urgence. Un appel aux dons a été lancé sur le site de collecte de fonds Cotizup afin de récolter la somme nécessaire :

L’enfant a subi une intervention censée rétablir le flux biliaire mais qui s’est soldée par un échec. La seule issue possible est une greffe de foie sur donneur vivant non praticable en Algérie actuellement. Nous devons donc collecter les fonds afin de pratiquer cette intervention à l’étranger. Nous allons donc le diriger vers un établissement de soins compétent afin qu’il puisse bénéficier d’une transplantation hépatique sur donneur vivant. Les hôpitaux insistent et ne prennent pas en charge l’enfant qu’une fois les fonds versés sur le compte de l’établissement. Nous avons sollicité un établissement localisé en Turquie dans la ville d’Antalya à une heure de vol d’Istanbul (la famille arrivera sur Istanbul et les frais d’avion seront pris en charge par l’établissement).

Pour plus d’informations ou faire un don, rendez-vous sur : https://www.cotizup.com et dans la rubrique, Voir toutes les collectes, tapez , sauvons anes.
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katibin.fr
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Palestine : Une Palestinienne de 16 ans abattue de 20 balles par un soldat israélien.

Elle avait 16 ans. Fatima Afif Hajiji a été froidement assassinée par un soldat israélien ce dimanche à la porte de Damas, à Jérusalem.

L’indifférence des soldats a été filmée.

Cette jeune Palestinienne originaire de Qarawat Bani Zeid, situé au nord de Ramallah, a reçu plus de 20 balles avant de succomber à ses blessures. Pour justifier ce meurtre, la police israélienne a évoqué la légitime défense, indiquant que Fatima Hajiji a tenté une attaque au couteau. Une version irrecevable pour les témoins de la scène qui ont dévoilé que Fatima se trouvait à une dizaine de mètres des soldats quand l’un d’eux a commencé à ouvrir le feu.

Les soldats laisseront Fatima agoniser au sol durant plusieurs minutes, interdisant les témoins et les journalistes de s’en approcher, comme en témoigne cette vidéo de la scène filmée par un témoin. Cette vidéo de deux minutes témoignent de l’indifférence la plus totale des soldats israéliens face à un corps sans vie.

Reportage vidéo à voir sur www.mouslimradio.info.
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katibin.fr
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La jeune syrienne Bana Alabed adresse un message à Macron.

Elle avait marqué le monde entier par ses tweets émouvants sur son quotidien à Alep. Evacuée de la ville d’Alep le 19 décembre 2016, Bana Alabed, jeune réfugiée syrienne de 7 ans, vit aujourd’hui en Turquie et continue son combat en faveur de la population syrienne.

Veiller « aux soins des enfants et à leur vie ».

Suite à l’élection d’Emmanuel Macron, Bana Alabed a publié une vidéo ce dimanche sur son compte Twitter, appelant le nouveau président à « faire quelque chose pour les enfants du monde » et à veiller « aux soins des enfants et à leur vie. »

Bana avait également tenté d’interpeller Donald Trump en janvier dernier sur Twitter en publiant la photographie de la lettre qu’elle lui avait adressé. « Nous sommes comme vos enfants » avait-elle écrit, afin d’appeler le président des Etats-Unis à venir en aide aux enfants syriens. N’ayant pas reçu de réponse de sa part, attendons de voir si Macron prendre en considération son message.

katibin.fr
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France : Vidéo : à Orange, Naïma a dû retirer son voile pour voter.

Naïma El Omar a subi une humiliation au bureau numéro 7 de l’école des Sables d’Orange. Cette mère de 4 enfants, « arrivée à Orange en 1984 », a été obligée de retirer son voile pour voter au second tour de l’élection présidentielle.

Naïma El Omar raconte au journal La Provence qu’elle est allée au bureau de vote vers 12 heures, carte d’électeur et procuration de son fils en main. L’élu à la police et à la sécurité Gérald Testanière a imposé à Naïma de retirer son foulard avant de voter.

« Si vous n’enlevez pas votre voile, vous ne votez pas » lui a dit Gérald Testanière.

Naïma explique qu’elle était « paniquée ». Lors du premier tour de l’élection, elle assure qu’elle a voté avec son voile, « personne ne m’a dit quoi que ce soit » témoigne Naïma El Omar choquée par cette injustice.

Reportage vidéo à voir sur www.mouslimradio.info.
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Orange : elle a dû enlever son foulard avant de… par LaProvence

journaldumusulman.fr
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Royaume-Unis : Le Parti travailliste vire un candidat qui appelait à « éradiquer l’islam ».

A quelques semaines des législatives de juin, et deux jours avant les élections locales, le parti travailliste (Labour Party) s’est débarrassé d’un candidat qui appelait à « éradiquer l’islam ».

Les Anglais sont également en pleine période électorale, jeudi 4 mai ils étaient appelés à voter localement, une forme de répétition pour les élections législatives de juin. Deux jours avant ce scrutin, Trevor Merralls, directeur d’une compagnie de taxis briguait la circonscription d’Old Bexley et Sidcup. Mais ses propos véhiculés sur le réseau social Twitter ont eu raison de lui, il souhaitait notamment « éradiquer l’islam du continent européen ».

Le Labour Party a été réuni afin de déterminer l’avenir politique de ce candidat. Il a tranché pour lui retirer son investiture. Une enquête est également ouverte visant à faire la lumière sur les positions de ce personnage

islametinfo.fr
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Sport : Maradona, nouvel entraîneur du club de football Al Fujairah aux Emirats arabes unis.

Le légendaire « gamin en or » de Buenos Aires, Diego Maradona pour ne pas le nommer, devrait prendre place sur le banc du club de football Al Fujairah SC, aux Emirats arabes unis, en sa qualité d’entraîneur fraîchement nommé.

A 56 ans, l’ancien prodige argentin du ballon rond, qui assure avoir vaincu ses vieux démons, a annoncé dimanche sur sa page Facebook sa nouvelle destination, à la tête d’une équipe modeste qui évolue en deuxième division à Fujairah, la capitale de l’émirat du même nom, avec sans doute pour objectif d’amener les joueurs à se surpasser.

« Je veux vous dire que je suis le nouvel entraîneur du Al-Fujairah SC, dans la deuxième division des Émirats arabes unis. Ce sont mes nouvelles couleurs », a indiqué le vainqueur du Mondial 1986 qui signe ainsi son grand retour sur les terres d’abondance du Golfe persique, où l’or noir coule à flots et les projets urbanistiques grandioses poussent comme des champignons, après avoir été poussé sans ménagement vers la sortie en 2012 pour ne pas avoir obtenu les résultats escomptés à Al Wasl.

Après quelques atermoiements qui, la semaine dernière, ont instillé le doute sur sa prise de fonction, son conseiller Rashid Ali Garcia a dissipé les moindres incertitudes en confirmant sur Twitter, photos à l’appui, que son arrivée à Fujairah avait été officialisée : « Diego est avec les dirigeants de Fujairah. L’accord est d’un an », a-t-il révélé en primeur.

oumma.com
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France : Emmanuel Macron élu président de la République avec 66,10% des voix.

Reportage vidéo à voir sur www.mouslimradio.info.
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oumma.com
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France : La mosquée d’Epernay profanée avec une tête de porc.

La mosquée Abou Bakr d’Epernay (Marne) a été la cible d’un acte islamophobe dans la nuit de samedi à dimanche. Une tête de porc a été retrouvée accrochée sur une grille de la mosquée sise 2, allée Édouard-Lallo dans le quartier de Bernon. Ce sont les premiers fidèles se rendant pour la prière de l’aube qui ont fait cette désagréable découverte. Une plainte a été déposée par l’association gestionnaire du lieu de culte. Une enquête est ouverte.

C’est la première fois que cette mosquée subisse un tel acte, qualifié par la maire Franck Leroy, de « geste d’une rare stupidité ». D’ailleurs, ce dernier s’est rendu sur place très tôt ce dimanche matin.

En janvier 2014, la mosquée de Joinville située dans le département voisin de la Haute-Marne avait été profanée avec deux têtes de sanglier.

desdomesetdesminarets.fr
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8 mai 1945, une guerre s’arrête, une autre commence.

Traité par les uns comme un simple événement sans trop d’importance, il est en Algérie un jour pas comme les autres. Car pendant que les français fêtent la fin de la 2nde guerre mondiale ; des centaines d’algériens vont être à quelques heures de là massacrés arbitrairement par les forces françaises sur place.

Peu avant les faits, l’Algérie est alors tiraillée entre des sentiments quelque peu antagonistes. Si le régime pétainiste y a su se trouver des courants favorables, ralentissant pour un temps les envies indépendantistes, les termes de la Charte de l’Atlantique ne vont néanmoins pas tomber dans l’oreille de sourds. L’anti-colonialisme des futurs libérateurs va réveiller alors la verve des militants locaux et les rassembler autour d’une parole – presque – commune. Un manifeste du peuple algérien est rédigé en 1943, les choses s’accélèrent, tandis que la France ne va que guère y prêter attention. Si ce n’est en attribuant quelques nationalités françaises ici et là, pour la forme, et faire taire les plus rêveurs.

La jeunesse commence peu à peu à se montrer moins obéissante, et les savants locaux s’organisent, se rencontrent et discutent des réformes à réaliser. Les colons comme les juifs algériens prennent peur. Messali Hadj, leader du Parti Pour l’Algérie, devient alors la figure de la résistance, et l’idée d’une Algérie autonome retrouve écho partout. Mais le 25 avril 1945, l’homme se fait enlever et déporter à Brazzaville. Les membres de son parti et d’autres manifesteront ainsi une 1ère fois le 1er mai dans les rues d’Alger et Oran, où ils se feront déjà tirer dessus par forces de l’ordre et colons. On compte plusieurs morts. La situation s’envenime, et le 8 mai, c’est le carnage.

Alors que les algériens manifestent dans de nombreuses villes du Nord, entre autre, leur bonheur de voir la guerre dans laquelle des dizaines de milliers d’entre eux furent entrainés ; les forces de l’ordre s’en prennent aux symboles dressés de la résistance. Des drapeaux indépendantistes sont arrachés des mains des manifestants, des portraits du leader du PPA réquisitionnés, les premières balles sifflent, et les premiers hommes tombent. Bouzid Saal, jeune scout, sera le 1er. Les foules des villes et campagnes, qui avaient naïvement acceptées de déposer les armes ce jour de fête, se sont alors dressées comme un seul homme. Les troubles éclatent à Setif et Guelma, et les arrestations et exécutions vont être effectives durant des heures et des semaines durant. Car il faut le rappeler, le 8 mai, n’était en fait qu’un début.

Car les corps ont pour beaucoup été enfuis en des charniers, que la commission d’enquête fut stoppée ensuite, puis les tueurs « pardonnés » ; le nombre de morts côté algérien reste difficile à avancer avec certitude. Si 102 français furent tués en cette période, on parle de près de 30 à 45 000 morts algériens en certaines sources. Si le chiffre est incertain, les moyens utilisés le sont beaucoup moins.

À Kherrata, les colons retranchés en une forteresse vont tirer aveuglement sur la foule s’étant rassemblée et défilant dans les rues. L’armée, depuis des bateaux croiseurs et avions de guerre vont mitrailler et bombarder les populations avant d’y envoyer des hommes à terre. Sous prétexte de traquer les manifestants et autres rebelles et tueurs de français, miliciens, militaires et colons en arme vont tuer, torturer et humilier tout algérien trouvé en leur chemin. Femmes et nouveau-nés ne seront pas épargnés. Certaines seront violées sous les yeux de leurs familles quand elles ne sont pas prises nues en photo aux côté de colons souriants. Certains algériens sont jetés des falaises, quand les cadavres sont brulés à la chaux déposés par un balai incessant de camions bennes remplis de martyrs. Des hommes, dont certains sont encore aujourd’hui en vie et profitant d’une douce retraite vont, sous la bénédiction du général De Gaule commettront des semaines durant les pires atrocités. Des villages vont être rasés, l’on tire à l’aide de fusils mitrailleurs à distance sur des populations désarmées.

La répression prenant fin officiellement le 22 mai. L’armée française va alors organiser des cérémonies de soumission où les algériens arrêtés vont se voir contraint de se prosterner devant le drapeau tricolore et répéter en chant qu’ils ne sont que des chiens. Certains, après ces cérémonies, seront même assassinés. L’historien algérien Boucif Mekhaled, raconte qu’à Kef El Boumba, il aurait vu « des français faire descendre d’un camion 5 personnes les mains ligotées, les mettre sur la route, les arroser d’essence avant de les brûler vivantes ».

Alors qu’une guerre de 6 années s’arrêtait plus au Nord, une autre, qui allait conduire à l’indépendance du pays Algérien, avait bien commencé ce jour-là, le 8 mai 1945. Puisse le Très-Haut accorder la meilleure des demeures dans l’Au-delà aux croyants morts en les mains des pervers et injustes français.

desdomesetdesminarets.fr
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France : Aux origines de la surveillance des activités liées à l’Islam par l’État Français.

J’aimerais aujourd’hui partager avec vous un texte, publié en 1884, qui pose les fondements de la surveillance des activités liées à l’Islam par les autorités françaises. Le texte est tiré de l’ouvrage « Etude de l’Islam en Algérie » et est signé Louis Rinn, qui fut successivement chef de bataillon d’infanterie, chef de service central des affaires indigènes au gouvernement général, et vice-président de la société historique algérienne.

Ce texte est publié à l’époque où naît le concept de l’islamisme, à savoir quand les autorités coloniales différencient d’un côté les Musulmans, soumis aux règles de la France, dociles et collaboratifs, et de l’autre côté les islamistes, ceux qui ont comme facteur commun de lutte contre l’occupation territoriale l’Islam. En réalité, il s’agissait plus d’une évolution de la sémantique, puisque l’islamisme désignait depuis le XVIe siècle l’Islam (voir dictionnaire de l’Académie).

Il s’agit d’une époque où les mouvements religieux sont effervescents, d’abord au sein du Califat Ottoman avec le renouveau d’Abdulhamid II, puis en Égypte qui concentre tout une pléiade de réformateurs, mais aussi au Maghreb avec le courant Senouci que nous avons déjà évoqué ici, en Afrique noire avec les courants soufis qui sont connectés via le Caire et le pèlerinage aux idées « islamistes », et dans le sous-continent indien.

Le texte suivant est donc une partie de la préface du livre :

« Depuis une cinquantaine d’années, les puissances occidentales de l’Europe ont fait de grands efforts pour entraîner le Vieil Orient dans le courant de la civilisation moderne. Les résultats obtenus ne sont pas considérables ; et cependant, les quelques progrès réalisés ont suffi pour émouvoir profondément les chefs religieux de l’Islam, qui, par conviction comme par intérêt, sont opposés à ces tendances et à ces réformes.

Pour combattre ce qu’ils regardent comme un danger, ils ont, non sans succès, cherché à exalter le sentiment religieux et à resserrer les liens spirituels qui unissent tous les disciples du Prophète. Leur résistance, d’abord timide et maladroite, s’est peu à peu organisée et développée, dans tous les pays Musulmans. Aujourd’hui, elle a réussi à déterminer un mouvement panislamique qui, s’étendant des îles de la Sonde à l’Atlantique, constitue un véritable danger pour tous les peuples européens ayant des intérêts en Afrique ou en Asie.

Ce panislamisme a surtout, comme force et comme moyens d’actions, les nombreuses congrégations et associations religieuses qui, depuis le commencement du siècle, ont pris partout un énorme développement et exercent une grande influence sur les masses.

Sous prétexte d’apostolat, de charité, de pèlerinages et de discipline monacale, les innombrables agents de ces congrégations parcourent ce Monde de l’Islam, qui n’a ni frontières ni patrie, et ils mettent en relations permanentes La Mecque, Istanbul ou Bagdad avec Fez, Timbuktu, Alger, Le Caire, Khartoum, Zanzibar, Calcutta ou Java. protées aux mille formes, tour à tour négociants, prédicateurs, étudiants, médecins, ouvriers, mendiants, charmeurs, saltimbanques, fous simulé ou illuminés inconscients de leur mission, ces voyageurs sont m, toujours et partout, bien accueillis par les fidèles et efficacement protégés, par eux, contre les investigations soupçonneuses des gouvernements réguliers.

Comme nation souveraine, suzeraine et limitrophe de peuples Musulmans, la France a un intérêt politique considérable à être bien fixée sur le nombre de ces Ordres religieux, sur leurs doctrines, leurs tendance, leurs foyers de propagande, leur rayon d’action, leur modes de recrutement, leurs organisations, etc. […]p>

Nous pensons donc avoir fait œuvre utile en offrant aux lecteurs un exposé aussi impartial et aussi explicite que possible de l’Islam en Algérie […] il fournira des indications précieuses à tous les agents français qui, à un titre quelconque, en Algérie ou à l’étranger, ont la délicate et difficile mission de surveiller les agissements religieux ou politiques des Musulmans.«

desdomesetdesminarets.fr
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####### Aujourd’hui en Palestine #######
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Aujourd’hui en Palestine, Voici les principaux titres du site d’information, C P I, Centre Palestinien D’Information.

Turquie: Activités d’affiliation afin de préserver l’identité palestinienne
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Dans le cadre de la renaissance du patrimoine et la définition de la civilisation du peuple palestinien, la campagne internationale visant à préserver l’identité palestinienne et intitulée « affiliation » a participé à l’exposition internationale des étudiants, qui a eu lieu dans la capitale turque
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Procès et sanctions contre les prisonniers en grève de la faim
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15 palestiniens arrêtés en Cisjordanie et à Jérusalem
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Appels à manifester devant le siège de la Croix-rouge par solidarité avec les prisonniers
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36 Palestiniens visitent leurs proches détenus à Eshel
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Les colons envahissent le site d’une colonie évacuée au sud de Jénine
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Haniyeh reçoit les félicitations pour la présidence du Bureau politique
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72 colons profanent la mosquée al-Aqsa
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L’archevêque Attallah Hanna en grève de la faim par solidarité avec les prisonniers
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Une mineure palestinienne tuée par l’occupation à Jérusalem
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Le Hamas dévoile son nouveau bureau politique
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L’occupation ferme les entrées d’Hébron et installe des checkpoints
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L’occupation arrête un jeune palestinien près de la mosquée d’Ibrahimi
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Incendie d’une jeep israélienne dans des affrontements après l’invasion de Sebastia
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Un poste de police sioniste à l’est de Jérusalem
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L’Occupation approuve le projet de loi de l’Etat juif
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Retrouvez l’intégralité de tout ces articles sur http:// french pal info.com
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Le Centre Palestinien D'Information

Flash info du 12 Cha’ban 1438.

Flash info du 12 Cha’ban 1438.

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France : Emmanuel Macron remporte largement l’élection présidentielle avec 65,1% des voix face à Marine Le Pen, selon une estimation Ipsos/Sopra Steria.

L’issue du scrutin était prévisible, c’est désormais acquis : Emmanuel Macron va devenir le huitième président élu de la Ve République. Il a recueilli, dimanche 7 mai, 65,1% des voix face à Marine Le Pen (34,9%), au second tour de l’élection présidentielle, selon une estimation Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France*. Grand favori de ce duel inédit, Emmanuel Macron a su tenir son rang malgré un début d’entre-deux-tours poussif. Retour sur la dernière ligne droite de ce marathon présidentiel unique en son genre.

Pour Emmanuel Macron, la campagne de second tour commence par une grosse bourde de communication. Galvanisé par sa position de tête au soir du premier tour, le 23 avril, il choisit de fêter ce qui n’est pourtant pas encore une victoire. A La Rotonde, une brasserie réputée du quartier de Montparnasse, à Paris, le candidat retrouve une partie de son staff de campagne, des politiques et quelques célébrités comme Pierre Arditi et Line Renaud.

Une campagne qui flotte.

Les agapes restent modestes. Du jambon et des asperges pour le candidat, « quelques radis, des croque-monsieur coupés en quatre et une coupe de champagne » pour les invités, relate Stéphane Bern, qui était aussi de la partie. La Rotonde n’est pas le Fouquet’s, mais qu’importe : dans les esprits, le parallèle est vite établi avec la fête « bling-bling » de Nicolas Sarkozy au soir de sa victoire en 2007.

Surtout, on reproche à Emmanuel Macron d’agir comme s’il avait déjà gagné la partie. Juste avant l’escapade à La Rotonde, il prononce un discours de quasi-victoire devant 3 000 militants en liesse, échange sur scène un baiser avec son épouse Brigitte… A-t-il pris la mesure de la responsabilité qui lui incombe ? Est-il capable de trouver les mots pour rassembler le camp républicain face au Front national ? Les jours suivants, sa campagne semble flotter : un agenda vide le lundi, pas de déplacement de campagne le mardi… Le mercredi matin, Libération traduit le scepticisme ambiant dans une une moqueuse.

Ce jour-là, Emmanuel Macron redescend très vite dans l’arène, aiguillonné par Marine Le Pen. Pendant qu’il rencontre les représentants syndicaux de l’usine Whirlpool d’Amiens dans les locaux de la Chambre de commerce de la ville, son adversaire déboule par surprise sur le site de l’usine promise à la fermeture. Sur les chaînes d’information, le choc des images est saisissant : l’un est claquemuré dans des bureaux, l’autre pose pour des selfies et réconforte les salariés.

Chez Whirlpool, Macron remis en selle par Le Pen.

Le coup de com’ de Marine Le Pen fonctionne à merveille. Sauf qu’Emmanuel Macron ne s’avoue pas vaincu. Sa réunion terminée, il se rend à son tour auprès des salariés. L’accueil houleux lui permet de mettre en scène un certain courage. Arrivé sous les sifflets, il repart, après plus d’une heure de discussion, dans une atmosphère plus apaisée. Des poignées de main sont échangées. S’il n’a pas convaincu les salariés, il a peut-être gagné leur respect.

Rien n’est évident dans cet entre-deux-tours. Le front républicain, si puissant en 2002 lorsqu’il s’agissait de faire barrage à Jean-Marie Le Pen en votant pour Jacques Chirac, est abîmé. L’attitude de Jean-Luc Mélenchon, qui ne donne aucune consigne de vote et refuse de dévoiler son choix, en dit long sur le déclin de ce réflexe politique qui avait accompagné la montée du Front national dans les années 1990.

Un certain flottement existe aussi à droite. Certes, François Fillon appelle dès le soir du premier tour à voter pour Emmanuel Macron. Alain Juppé et Nicolas Sarkozy se prononcent aussi rapidement en faveur du candidat d’En marche !, de même que plusieurs ténors (Christian Estrosi, Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet…). Mais le bureau politique des Républicains reste dans l’ambiguïté : « Face au Front national, l’abstention ne peut être un choix, nous appelons à voter contre Marine Le Pen pour la faire battre au second tour de l’élection présidentielle », énonce le communiqué du parti, sans citer le nom d’Emmanuel Macron.

Rediaboliser le FN pour mieux le contrer.

Pour réactiver ce front républicain en perte de vitesse, Emmanuel Macron tente de dramatiser sa campagne. Plutôt que de modifier son programme ou de donner des gages aux électeurs de Mélenchon ou de Fillon, le candidat d’En marche ! entreprend de faire de ce second tour un référendum anti-FN. « Ne pas se positionner, c’est décider d’aider madame Le Pen », déclare-t-il sur TF1.

Il multiplie les commémorations symboliques censées replacer le FN face à son sulfureux passé. Le vendredi, il se rend à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), ce village massacré et détruit par des soldats de la Waffen-SS en juin 1944, puis visite le mémorial de la Shoah à Paris. Le 1er-Mai, il participe à un hommage en mémoire de Brahim Bouarram, un Marocain jeté dans la Seine par un participant au défilé du 1er mai 1995 organisé par Jean-Marie Le Pen. « Le parti des agents du désastre, les instruments du pire, l’extrême droite française, elle est là. Ils guettent depuis si longtemps l’effondrement que nous vivons pour en tirer profit », assène-t-il, le même jour, lors de son grand meeting parisien.
Une victoire sans enthousiasme

Le débat du 3 mai, suivi par 16 millions de téléspectateurs, lui donne une nouvelle occasion de pousser son avantage. Marine Le Pen, trop agressive, perd des plumes dans cet exercice qui exige de la solennité. Même certains de ses soutiens reconnaissent que leur candidate a manqué son débat. L’effet est immédiat. Dans les sondages qui suivent, la courbe d’Emmanuel Macron remonte sensiblement, laissant présager la large victoire obtenue ce dimanche.

Malgré le score, sans appel, cette difficile campagne d’entre-deux-tours a démontré qu’Emmanuel Macron ne peut se prévaloir d’avoir reçu un blanc-seing de la part des électeurs. Selon une enquête Ipsos pour le Cevipof et Le Monde publiée le 2 mai, 60% de ses électeurs affirment voter pour lui « par défaut ». Fractures politiques, colères sociales, scepticisme généralisé… A peine élu, Emmanuel Macron se trouve déjà face à d’immenses défis. Pour lui, le plus dur commence dès ce soir.

* Estimation Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France, Le Point, Le Monde, France 24 et les chaînes parlementaires.

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Voici pourquoi le musulman doit apprendre à pardonner.

Pardonner aux autres n’est pas une affaire facile mais l’accomplissement de cette épreuve revêt la forme d’une grande bénédiction.
Ainsi, la vengeance ne doit pas être une caractéristique du musulman.
Allah (soubhanou wa ta’ala) dit:
« Quant à ceux qui ripostent après avoir été lésés, …ceux-là pas de voie (recours légal) contre eux » [Coran 42/41].
Notre Créateur ne cesse de nous inciter à renoncer à la haine et de préférer le pardon.
« C’est par quelque miséricorde de la part d’Allah que tu (Muḥammad) as été si doux envers eux! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d’Allah). Et consulte-les à propos des affaires; puis une fois que tu t’es décidé, confie-toi donc à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance. » [Coran 3/159].

Alors que certaines trahisons peuvent nous hanter, la meilleure manière de passer l’éponge est de permettre à nos cœurs d’oublier.
Cette décision peut sembler difficile mais le croyant qui arrive à cette finalité pourra jouir d’une tendre bénédiction d’Allah.
« Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. » [Coran 5/45].
« Nombre de gens du Livre aimeraient par jalousie de leur part, pouvoir vous rendre mécréants après que vous ayez cru. Et après que la vérité s’est manifestée à eux! Pardonnez et oubliez jusqu’à ce qu’Allah fasse venir Son commandement. Allah est très certainement Omnipotent! » [Coran 2/109].

Le pardon est la clémence sont des qualités de Notre Prophète Muhammad (sallAllahou ‘alayhi wa salam) que chaque musulman devait tendre à développer comme traits de sa personnalité.
Afin de pardonner durablement sans rancune, le musulman ne doit plus voir cette personne comme une ennemie, mais plutôt comme une épreuve de ce bas-monde.
De plus, il est important d’avoir la certitude que le choix du châtiment revient à Allah (soubhanou wa ta’ala) et qu’il se chargera de la personne ici-bas ou dans l’au-delà.
Pardonner est primordial dans la vie d’un musulman car rompre les liens de fraternité avec un frère ou une sœur est une attitude fortement déconseillée.
« Celui qui rompt avec son frère en religion durant une année sera considéré comme s’il avait fait couler son sang. »
(Hadith rapporté par Al Bukhari).
« Ne rompez pas vos liens de fraternité ; ne vous détournez pas les uns des autres ; ne soyez pas envieux les uns vis-à-vis des autres ; soyez plutôt frères, comme Allah vous l’a ordonné. »
(Hadith rapporté par Muslim).

De nombreux croyants ne surmontent pas la difficulté de pardonner à son proche suite à une infidélité. Mais, un sentiment de compassion peut remplacer cette détestable haine quand on connaît le châtiment réservé aux personnes infidèles dans la vie conjugale.
« Trois personnes seront privées de se voir sanctifiées ou adressées la parole par Allah et seront exposées à un châtiment douloureux le jour de la Résurrection : il s’agit d’un vieil homme adultère, d’un roi menteur et d’un pauvre arrogant. » (Rapporté par Mouslim).

Enfin, il faut retenir que le plus grand Pardonneur est Allah (soubhanou wa ta’ala) et il est aussi celui capable d’administrer les plus lourds châtiments. Remettez-en vous à Allah dans les moments de grandes difficultés.
« Sachez qu’Allah est sévère en punition, mais aussi qu’Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » [Coran 5/98].
« Informe Mes serviteurs que c’est Moi le Pardonneur, le Très Miséricordieux. » [Coran 15/49].

AJIB.FR
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8 Mai 1945, La france massacre 35 000 Algérien à Sétif, ne l’oublions jamais.

Le 8 mai 1945 dans le Nord-Constantinois : retour sur un massacre.

En Europe, le 8 mai 1945 est synonyme de victoire de la liberté sur le nazisme. Pourtant alors qu’à Paris, Londres, Moscou ou Washington on célébrait l’effondrement du Troisième Reich, commencèrent les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata.

« L’intelligence, c’est de bien retenir les expériences ».
L’imam Ali.

Ces terribles massacres mirent un coup d’arrêt à l’élan unitaire du mouvement national algérien dont les différentes composantes s’étaient rassemblées au sein des Amis du Manifeste et de la Liberté.

En effet, durant la seconde guerre mondiale la situation politique fut profondément bouleversée. L’échec définitif du mouvement assimilationniste, (Mouvement qui réclamait le rattachement complet de l’Algérie à la France et la citoyenneté française pour les Algériens), la défaite de juin 1940 qui avait montré la vulnérabilité de la puissance coloniale, avaient redéfini les « champs du possible » pour les acteurs du mouvement national algérien. Avec le débarquement Alliées en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942, la vie politique connut une nouvelle dynamique. Les acteurs du mouvement national reprenaient à leur compte l’idée du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes mis en avant par les Américains dans la Charte Atlantique datée 12 août 1942.

C’est dans cette atmosphère que le 10 février 1943, Ferhat Abbas, avec le soutien du Parti du Peuple Algérien, clandestin, et de l’association des Ouléma, rendit publique le Manifeste du Peuple Algérien. Rompant avec l’idéologie assimilationniste, le Manifeste affirmait : « le temps est passé où un Musulman algérien demandera autre chose que d’être un Algérien musulman », phrase tiré du livre de Charles-André Julien, L’Afrique du Nord en marche, Paris, Omnibus, 2002, page. 247.

Le Manifeste eut rapidement un écho important au sein de la population algérienne. Par la suite, afin de faire valoir les idées développées dans le Manifeste, les différentes tendances du mouvement national décidèrent de s’unir dans une organisation politique commune. Ainsi, le 14 mars 1944, les trois principales composantes du mouvement national algérien, les nationalistes révolutionnaires du Parti du Peuple Algérien, les islamistes de l’Association des Ouléma et les « autonomistes » proches de Ferhat Abbas, décidèrent de s’unir au sein des Amis du Manifeste et de la Liberté pour lutter contre le colonialisme et promouvoir l’idée de nation algérienne.

Les Amis du Manifeste et de la Liberté se structurèrent en section sur l’ensemble du territoire algérien et devinrent rapidement une organisation de masse réunissant plusieurs dizaines de milliers d’adhérents. En politisant la population algérienne, les Amis du Manifeste et de la Liberté permettaient de changer les rapports entre colonisateurs et colonisés. Selon Ahmed Mahsas, « encouragés par l’extension des Amis du Manifeste et de la Liberté, les Algériens longtemps réduits au silence et à la sujétion par le système colonial, changeaient de comportement et levaient la tête. Ils n’acceptèrent plus les brimades dont ils étaient l’objet quotidiennement de la part de l’administration et de la majorité des Européens.

Le nouveau comportement des Algériens se manifestait par le rejet de toute mesure d’humiliation et par la défense de leur dignité. Il suscita la crainte dans les milieux colonialistes et exacerba la haine de l’arabe, naguère traité par le mépris. La tension entre le peuple algérien d’un côté, l’administration et les Européens de l’autre, régna sur l’étendue de tout le territoire algérien » info tiré du livre de Mahsas Ahmed, Le mouvement révolutionnaire en Algérie de la Première Guerre Mondiale à 1954, Essai sur la formation du mouvement national, Paris, L’Harmattan, 1979, page 180.

Au sein des Amis du Manifeste et de la Liberté, Ahmed Mahsas expliquait que le Parti du Peuple Algérien s’efforçait de populariser ses mots d’ordre (indépendance, panarabisme, solidarités avec les pays arabo-musulmans et les pays colonisés. Son radicalisme, son caractère populaire, son organisation et son action efficace plaçaient le Parti du Peuple Algérien à l’avant-garde du combat » , info tiré de l’ouvrage de Mahsas Ahmed, Le mouvement révolutionnaire en Algérie de la Première Guerre Mondiale à 1954, Essai sur la formation du mouvement national, Paris, L’Harmattan, 1979, page 180.

A cette période, selon Benyoucef Ben Khedda, « une vague de nationalisme déferlait sur tout le pays. C’en était trop pour les colons qui, voyant leurs privilèges menacés, commençaient à paniquer », info tiré du livre de Ben Khedda Benyoucef, Les origines du premier novembre 1954, Alger, CNERMNR, 2004, page 87. De plus, les Amis du Manifeste et de la Liberté, sous l’influence du Parti du Peuple Algérien, radicalisaient leur revendication ce qui inquiétaient les autorités coloniales.

En mars 1945, le Congrès des Amis du Manifeste et de la Liberté demanda : « la reconnaissance de la nationalité algérienne » ; « l’établissement d’une constitution algérienne démocratique et républicaine » ; « le remplacement des Assemblées algériennes par un Parlement élu » ; « le remplacement du gouvernement général par un gouvernement algérien » ; « la reconnaissance des couleurs algériennes », info tiré du livre de Kaddache Mahfoud, Histoire du nationalisme algérien, Tome II, 1939-1951, Paris, Ed. Paris-méditerranée, 2003, page 633. De Plus,une motion reconnaissant Messali Hadj comme « leader incontestable du peuple Algérien » fut votée.

Face à cette radicalisation, l’administration coloniale chercha à réagir. Le 18 avril à l’occasion d’un rassemblement dans la commune de Chellala, dans le Sud du département d’Alger, l’administration en profita pour procéder à l’arrestation de plusieurs militants des Amis du Manifeste et de la Liberté. Ces arrestations provoquèrent des heurts entre la police et la population locale. Le 25 avril, Messali Hadj, qui était assigné à résidence dans la région, fut déporté au Congo. Ainsi, commençait la répression contre le mouvement national.

Les militants du Parti du Peuple Algérien voulurent réagir contre la politique répressive de l’administration coloniale et montrer leur capacité de mobilisation. Depuis le débarquement, le parti nationaliste révolutionnaire s’était organisé clandestinement sur l’ensemble du territoire algérien et représentait une réelle force politique capable de remettre en cause l’ordre colonial. Le Parti du Peuple Algérien était essentiellement composé de jeunes militants prêts à en découdre avec les autorités coloniales.

Le 1er mai 1945, à l’occasion de la fête du travail, des manifestions furent organisées dans toute l’Algérie. Afin de montrer leur capacité de mobilisation et pour protester contre la déportation de Messali Hadj, les militants du Parti du Peuple Algérien décidèrent d’y participer en organisant des cortèges distincts de leurs adversaires du Parti Communiste Algérien et de la CGT. Les slogans du Parti du Peuple Algérien était : « Parlements Algérien », « Libérer Messali », « Libération de tous les détenus politiques », « indépendance » ». Face à cette démonstration de force des nationalistes algériens, les autorités réprimèrent durement les manifestions. A Alger, la police ouvrit le feu sur les manifestants faisant 4 morts. Dans le même temps, il y eu respectivement 1 mort à Oran et à Blida.

Au lendemain de ces manifestations, la CGT et le Parti Communiste Algérien accusèrent le Parti du Peuple Algérien d’avoir fomenté « une provocation ». En réponse, l’organe clandestin du Parti du Peuple Algérien, L’Action algérienne, lança un appel répondant aux allégations du Parti Communiste Algérien : « Communistes Algériens ! Vous n’avez de communistes que le nom ! Votre parti a jeté le masque. Il glorifie l’assassinat. Il se fait le complice de l’administration. Messali serait hitlérien ! Il oublie que le Parti du Peuple Algérien et le Parti Communiste Algérien ont été dissous par le même décret en Septembre 1939, que Messali et ses amis ont été condamnés au bagne par Vichy, alors que Djenienbou-Rezag, Taïeb, Boualiz, Ouzegane, etc… étaient relativement favorisés par Vichy. Il oublie qu’au moment où Hitler semblait vaincre, Messali n’a jamais répondu aux offres du nazisme qu’il condamne depuis 1937 », info tiré du livre de Stora Benjmin, Messali Hadj, 1898-1974, Paris, Ed. Hachette, 2004, page 192.

A la suite des manifestations du 1er mai, l’administration lança une vague d’arrestation parmi les militants nationalistes révolutionnaires. Face à cette répression, le Parti du Peuple Algérien donna des consignes précises à ses militants pour l’organisation des manifestations célébrant la fin de la guerre 1939-1945. Selon Chawki Mostefaï, cadre nationaliste révolutionnaire, la direction du Parti du Peuple Algérien ordonna que :

– « Les manifestations doivent être absolument pacifiques ; les mots d’ordre de prudence et de sang-froid largement diffusés parmi les manifestants ; le contrôle de ceux-ci pour récupérer toutes espèces d’armes éventuelles tels que armes à feu, couteaux, même les bâtons etc.

– Les villes d’Alger, d’0ran et Blida s’abstiendront de manifester ; de crainte que les récentes fusillades du 1er Mai, n’aient créé chez les militants et les manifestants, un esprit de revanche, contre les forces de l’ordre, propice aux provocations de celles-ci, toujours possibles.

– Déployer en milieu de parcours, le drapeau algérien, qui venait d’être adopté par la Direction, quelques semaines auparavant. », tiré du livre de Mostefaï Chawki, « Afin que nul n’oublie », op. cit., cf. Ben Khedda Benyoucef, Les origines du premier novembre 1954, op. cit., page 309-310.

Malgré la violente répression des manifestations du 1er mai, les nationalistes révolutionnaires du Parti du Peuple Algérien voulaient absolument participer aux manifestations célébrant la victoire contre le nazisme. A ce propos, Chawki Mostefaï expliquait :« Il fallait frapper un grand coup et démontrer, au moment de la célébration prochaine de la victoire définitive du camp de la Démocratie sur l’Hitlérisme, que le peuple algérien, partisan de la Démocratie et de la Liberté des peuples, entendait célébrer dans la joie et l’enthousiasme la fin du cauchemar né de l’Hitlérisme et son équivalent le Colonialisme, contre lesquels le peuple Algérien a consenti les plus grands sacrifices sur tous les fronts de la guerre », info tiré du livre de Mostefaï Chawki, « Afin que nul n’oublie », op. cit., cf. Ben Khedda Benyoucef, Les origines du premier novembre 1954, op. cit., page 304.

Les nationalistes révolutionnaires Algériens voulaient utiliser ces manifestations pour s’affirmer sur la scène internationale afin de revendiquer l’indépendance de l’Algérie. Chawki Mostefaï affirmait que « pour profiter au maximum du retentissement médiatique, à l’échelle mondiale de la victoire des pays de la Charte de l’Atlantique, l’Algérie devait fêter sa victoire en tant que peuple, en tant que nation opprimée, indépendamment de la France et de ses institutions, en arborant tout haut l’Emblème de sa propre souveraineté. C’est ainsi que nous décidâmes, au sein du Comité Directeur, de défiler le jour des manifestations de la victoire, en arborant le drapeau de l’Etoile Nord Africaine et Parti du Peuple Algérien en tête des cortèges », info tiré du livre de Mostefaï Chawki, « Afin que nul n’oublie », op. cit., cf. Ben Khedda Benyoucef, Les origines du premier novembre 1954, op. cit..

Ainsi, pour célébrer la victoire des Alliés, le 8 mai 1945 au matin, les nationalistes Algériens organisèrent des manifestations dans de nombreuses villes du pays : à Blida, Berrouaghia, Sidi Bel Abbès, Saïda, Annaba ou Jijel. Dans ces deux dernière ville les Algériens sortirent des drapeaux et des banderoles sur lesquels il était inscrit : « Vive l’Algérie indépendante », « A bas le colonialisme », « Libérer Messali ». Face à cette manifestation de nationalisme algérien la police intervint et des coups de feu furent tirés. A Guelma, la police voulut disperser les manifestants du cortège musulmans ce qui provoqua des échauffourées faisant 1 mort côté algérien.

A Sétif, il y avait environ 10 000 personnes présentes, dont environ 200 membres des Scouts Musulmans Algériens qui ouvraient la marche. Les manifestants déployèrent des pancartes, proclamant notamment « Vive l’Algérie libre et indépendante » ou « A bas le fascisme et le colonialisme ». Au cours de la manifestation un drapeau aux couleurs algériennes fut déployé. Voyant ce drapeau et ces banderoles, la police chercha à s’en saisir. Les manifestants refusèrent. En réponse, des rafales de mitraillette furent tirées par un policier français. La manifestation tourna à l’émeute. A 13 heures le couvre feu était instauré et à 20 heures l’état de siège était décrété. L’armée, la police et la gendarmerie sillonnèrent les quartiers arabes et les douars de la région.

Des armes étaient distribuées aux colons européens qui se constituèrent en milices. Selon Mahfoud Kaddache, « tous les Européens, qu’elle que soit leur tendance politique se regroupaient face au danger arabe […] elle [la milice] se livra à des représailles contre la population musulmane et à des exécutions sommaires de suspects, de militants des Amis du Manifeste et de la Liberté, du Parti du Peuple Algérien, des Oulémas et des scouts musulmans algériens », info tiré du livre de Kaddache Mahfoud, Histoire du nationalisme algérien, Tome II, 1939-1951, op. cit., page 661.

La violence de l’armée française et des milices Européennes fut impitoyable. Exécutions sommaires, massacres de civils, prises d’otages au sein de la population algérienne, viols, bombardements de villages,… A Sétif où la loi martiale fut proclamée, tout Algérien ne portant pas le brassard réglementaire était abattu.

Le 12 mai 1945, le Général De Gaulle ordonna au gouvernement général « d’afficher publiquement la volonté de la France victorieuse de ne laisser porter aucune atteinte à la souveraineté française en Algérie » et de « prendre toutes les mesures nécessaires pour réprimer tous agissements antifrançais d’une minorité d’agitateurs »[, info tiré du livre de Kaddache Mahfoud, Histoire du nationalisme algérien, Tome II, 1939-1951, op. cit., page 662.

Pour mettre en œuvre cette répression, l’armée fut mobilisée. Outre les 9 000 hommes de la division de Constantine, des unités d’Alger, et de Tunis furent dirigées dans le Nord Constantinois. Deux croiseurs, le Triomphant et le Duguay-Trouin, tirèrent plus de 800 coups de canon depuis la rade de Bougie sur la région de Sétif. L’aviation bombarda et rasa plus ou moins complètement plusieurs agglomérations. Une cinquantaine de « mechtas » furent incendiées. Les automitrailleuses firent leur apparition dans les villages. Les soldats tirèrent à distance sur la population. Les blindés furent relayés par les militaires arrivés en convoi sur les lieux. A l’approche des troupes, les villages étaient désertés par une population qui se réfugiait sur les crêtes ou dans les ravins.

Pour sauver leur vie, des hommes, des femmes et des enfants furent obligés de s’agenouiller devant les militaires français. L’armée célébrait sa victoire. Le 25 mai 1945, 5 000 fellahs des Babors furent contraints de se mettre à genoux, de demander pardon et de crier « Vive la France ». Puis, le colonel de légion les obligea à se prosterner le front à terre devant le drapeau français et à dire : « nous sommes des chiens et Ferhat Abbas est un chien », info tiré du livre de Kaddache Mahfoud, Histoire du nationalisme algérien, Tome II, 1939-1951, op. cit., page 664. Parmi eux, 400 furent identifiés comme troubles faits et furent conduits vers une destination inconnue dont ils ne revinrent jamais.

Les corps des cadavres étant trop nombreux, tous ne purent être enterrés. Ils furent alors jetés dans les puits et dans les gorges de Kherrata. Les miliciens Européens décidèrent de réemployer les « techniques » que leurs « camarades » Allemands avaient utilisé dans les camps de la mort. Ils brûlèrent les corps dans des fours à chaux selon la logique voulant que « s’il n’y a pas de corps il n’y a pas de victimes ». Saci Benhamla, qui habitait à quelques centaines de mètres du four à chaux d’Héliopolis, décrivait « l’insupportable odeur de chair brûlée et l’incessant va-et-vient des camions venant décharger les cadavres, qui brûlaient ensuite en dégageant une fumée bleuâtre ». Le même homme racontait, à Kef-El-Boumba, « j’ai vu des Français faire descendre d’un camion cinq personnes les mains ligotées, les mettre sur la route, les arroser d’essence avant de les brûler vivants », info tiré du livre de Mekhaled Boucif, Chronique d’un massacre : 8 mai 1945, Sétif- Guelma- Kherrata, Paris, Ed. Syros, page 187.

Le nombre des victimes ne fut jamais clairement établit ; les chiffres oscillent entre 1 500 morts selon le gouvernement français et 45 000 selon les nationalistes Algériens qui reprirent les chiffres du consul général des Etats-Unis à Alger.

Au-delà des chiffres, les massacres laissèrent des souvenirs effroyables à ceux qui les avaient vécus. Un bachagha travaillant pour l’administration française expliqua au journal colonialiste, Le Courrier Algérien : « jamais, tant que je vivrai, je n’oublierai le souvenir de ces viols, des incendies, de ces canons, des ces mitrailleuses, de ces troupes, l’arme au pied, amassées aux abords du village et dans le village, de ces arrestations, de ces exécutions massives, de ces délations de fellahs terrorisés mentant à longueur de journée pour se disculper », info tiré du livre de Kaddache Mahfoud, Histoire du nationalisme algérien, Tome II, 1939-1951, op. cit., page 664.

Parallèlement, une vague de répression toucha les trois tendances du mouvement national algérien qui s’étaient unies au sein des Amis du Manifeste et de la Liberté. Ceux-ci furent dissous, par les autorités françaises, le 15 mai 1945. Les militants nationalistes qui avaient exercé des responsabilités publiques, furent envoyés en prison. En novembre 1945, le nombre des arrestations s’élevait à 4 560 pour toute l’Algérie. Selon Charles-André Julien, « la plupart des arrestations avaient été faites sans preuves », info tiré du livre de Julien Charles-André, L’Afrique du Nord en marche, op. cit., page 263.

Les tribunaux militaires avaient prononcé 557 non-lieux, 1307 condamnations, dont 99 à mort, 64 aux travaux forcés à perpétuité, 329 aux travaux forcés à temps et 250 acquittements. Messali Hadj fut déporté à Brazzaville, Ferhat Abbas alors dirigeant des Amis du Manifeste et de la Liberté fut envoyé en prison ainsi que le président de l’Association des Ouléma, le Cheikh Bachir El Ibrahimi.

Ces terribles massacres ne furent pas l’œuvre du gouvernement de Vichy mais celui du gouvernement de la France Libre qui s’était opposé au nazisme. Tous les grands mouvements politiques issus de la résistance y étaient présents, des gaullistes aux communistes en passant par les socialistes et les démocrates chrétiens. Tous furent agents actifs et complices des massacres du Nord-Constantinois. Le ministre de l’air qui fit bombarder le Nord-Constantinois, était le communiste Charles Tillon qui avait dirigé les Francs-Tireurs et Partisans.

Dans les colonnes de Fraternité du 17 mai 1945, les socialistes blâmèrent ceux qui « avaient sali la grande heure de la Victoire des démocraties » et estimèrent que « la grande masse des populations musulmanes n’avait pas encore atteint le degré d’évolution minimum nécessaire pour justifier les revendications du Manifeste ; le fait que les élites dirigeantes aient organisé et déclenché ce mouvement n’indique pas non plus que celles-ci ont une maturité politique », info tiré du livre de Kaddache Mahfoud, Histoire du nationalisme algérien, Tome II, 1939-1951, op. cit., page 667-668. Le Parti Communiste Français dénonçait l’action « d’agents secrets hitlériens et d’autres agents camouflés dans des organisations qui se prétendent démocratiques au service de l’impérialisme fasciste », info tiré du livre de Ageron Charle-Robert, Histoire de l’Algérie contemporaine, Tome II, Paris, PUF, 1979, page 597.

Dans son édition du 12 mai 1945, L’Humanité appela à « châtier impitoyablement et rapidement les organisateurs de la révolte et les hommes de mains qui ont dirigé l’émeute ». Le 31 mai 1945, le journal communiste recommandait de « punir comme ils le mérite les tueurs hitlériens ayant participé aux évènements de mai 1945, et les chefs pseudo-nationalistes », info tiré du livre de Kaddache Mahfoud, Histoire du nationalisme algérien, Tome II, 1939-1951, op. cit., page 668. Le Parti Communiste Français pour qui l’aspiration à l’indépendance était étrangère à la population algérienne, se félicita des sanctions prises contre Messali Hadj, Ferhat Abbas et le Cheikh Bachir El Ibrahimi, ainsi que de la dissolution des Amis du Manifeste et de la Liberté.

Suivant la ligne politique du Parti Communiste Français, le 31 mai 1945, Amar Ouzegane, le premier secrétaire du Parti Communiste Algérien, dénonça « la collusion criminelle des faux nationalistes du Parti du Peuple Algérien avec la Haute Administration non épurée et les soutiens du fascisme », info tiré du livre de Ageron Charle-Robert, Histoire de l’Algérie contemporaine, Tome II, op. cit., page 597. Liberté, l’organe du Parti Communiste Algérien, parlait de « complot fasciste » dont les militants du Parti du Peuple Algérien étaient les principaux agents. Le Parti Communiste Algérien qui était formellement indépendant et qui, dans les faits, s’alignait totalement sur la politique du Parti Communiste Français, refusait de prendre en compte les aspirations nationales du peuple algérien.

Malgré la répression, les militants clandestins du Parti du Peuple Algérien continuaient de mener leur action politique. Dans un tract distribué au alentour du 25 juin 1945 dans la région d’Alger, le Parti du Peuple Algérien affirmait : « le peuple algérien vient de vivre l’épisode le plus dramatique et le plus sanglant de sa lutte plus que séculaire contre l’Impérialisme le plus rapace, le plus tyrannique, le plus aberré. […] Les journées du 1er et du 8 mai 1945 sont désormais inscrites en lettres de sang dans l’histoire de notre grand combat pour la libération de la Patrie Algérienne. 500 000 de nos frères, calmes, dignes, mais farouchement résolus, ont parcouru les rues de nos villes au mépris des mitrailles, galvanisés par une foi indomptable en l’idéal de Libération Nationale ». Dénonçant l’unanimisme de la presse et des partis politiques français, le tract ajoutait :« l’union sacrée est réalisée quand il s’agit d’accuser l’Arabe. Même nos socialistes, même nos impérialo-communistes », info tiré du Centre des archives d’outre-mer 11h 58.

Analysant la signification historique de ces massacres le tract du Parti du Peuple Algérien expliquait : « les massacres sont l’unique moyen de sauver les privilèges hideux du colonialisme, si ce n’est en exterminant les Arabes. Ils en ont tué 35 000. Il en reste 9 965 000, qui sont prêts à mourir et qui sont prêts… à se DEFENDRE. Car les évènements ont scellé d’un lien d’acier l’unité du peuple algérien ». Le tract se concluait en affirmant : « Tout cela c’est la déconfiture du régime colonial français », info tiré du Centre des archives d’outre-mer 11h 58.

Ces massacres marquèrent profondément toute une génération de jeunes militants nationalistes révolutionnaires Algériens qui furent à l’origine de l’insurrection du 1er novembre 1954. Cela fit dire à certains historiens, tels que Mohammed Harbi, que la révolution algérienne avait véritablement commencé le 8 mai 1945 à Sétif. Pour l’un des hommes qui organisa l’insurrection du 1er novembre, Mohammed Boudiaf, le 8 mai 1945 fut le point de départ de son engagement dans les rangs nationalistes : « Le 8 mai 1945, expliquait-il, fut le point de départ d’une prise de conscience », info tiré du livre de Boudiaf Mohammed, La préparation du 1ier novembre, Ed. Etoile, 1976, page 10.

oumma.com
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Âgée de 18 ans, Amina Mabizari est admise dans 7 universités américaines.

Après avoir postulé dans 8 universités du groupe Ivy League, la jeune Américaine Amina Mabizari a été admise dans 7 d’entre elles.
Des efforts fructueux

Lorsque Amina a postulé dans ces 8 universités, elle ne s’attendait pas à obtenir autant de réponses positives et avait simplement « peur de ne pas être acceptée nulle part » : « C’est drôle, maintenant que je suis acceptée dans la plupart de ces universités, de repenser à la raison pour laquelle j’ai postulé pour autant d’établissement ». Elle a ainsi reçu une lettre d’acceptation de Princeton, de Columbia, de Cornell, Brown, Dartmouth, de Pennsylvania mais également de Yale.

Etant plus jeune, l’une de ses enseignantes avait pourtant affirmé qu’elle était « l’élève la moins performante de la classe, trouvant des difficultés à lire et identifier les lettres ». Amina redoublera d’efforts avec le soutien de sa mère et lira durant de nombreuses heures l’anglais en vue de progresser jusqu’à devenir la meilleure élève. Elle deviendra l’an qui suit l’élève la plus douée et talentueuse après avoir brillamment réussi des examens de son école.

Aujourd’hui, elle espère faire des études de droit afin de devenir sénatrice. Interrogée par le quotidien Houston Chronicle, elle invite les jeunes étudiants à croire en eux : « Ne vous dîtes jamais que vous êtes moins bon que d’autres personnes venus d’autres régions. Vous êtes aussi capable que quiconque ».

katibin.fr
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Participez à ce concours d’éloquence qui valorise la prise de paroles des jeunes.

À la veille de l’échéance présidentielle de 2017, l’idée est d’abord partie d’une volonté de favoriser la prise de parole des citoyens. C’est pourquoi une association seynoise a pensé mettre en place un Grand Débat à La Seyne sur Mer, dans le département du Var.

Le Grand Débat, c’est quoi ?

Mis en place avec la participation du dispositif « OSE TES IDÉES » et du fond de participation des habitants, cette action est menée par un groupe de jeunes et soutenue par l’association Univers-cité et ses partenaires, le Grand Débat est ouvert à tous les habitants du bassin toulonnais à partir de 16 ans et dans la limite des 48 places disponibles.

Valoriser la prise de parole des jeunes.

Ce concours valorise la prise de parole en mêlant art de l’éloquence, éveil artistique et positionnement intellectuel. L’usage des différentes formes d’expression orales est encouragé dans le cadre du Grand Débat : « Nous valorisons l’oral, l’art oratoire, l’éloquence du candidat, qui pourra utiliser tout artifice visuel ou accessoire sans entraîner son élimination mais qui ne feront pas l’objet d’une valorisation aux yeux du jury. L’originalité de la prestation sera prise en compte dans le délibéré. »

Comment se déroulera le concours ?

Le concours se déroulera sur trois lieux différents, qui permettront de donner la parole aux citoyens de différentes zones du territoire : « Conscients de l’éloignement de certains, des débats publics, nous aimerions, par cette action, leur offrir la possibilité de s’exprimer. » Le concours prend la forme d’une joute oratoire dans laquelle chaque candidat répond au sujet, qui lui est donné par l’affirmative ou la négative, conformément aux directives qui lui sont communiquées par les organisateurs, à savoir répondre positivement ou négativement.

Vous souhaitez y participer et tenter de remporter de nombreux cadeaux ?

Pour avoir l’opportunité de faire partie des participants ou assister au concours, vous pouvez contacter l’association qui organise cet événement :

Téléphone : 09 80 74 92 93.
Adresse mail : univers-cite@outlook.fr
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Pour cette première édition, les participants sont invités à s’inscrire dès à présent en déposant leur candidature à l’email suivant : grand-debat@uc83.fr
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katibin.fr***


France : Pas de finale pour l’équipe de football (11, 13 ans) entrainée par une femme voilée.

En France, porter un voile sur le bord du terrain est devenu « une provocation », la « démonstration de la présence de l’islam radical », « une atteinte à la laïcité et aux valeurs de la République ». C’est en tout cas ce qui est mis en avant par toutes les instances du pouvoir pour cacher malhabilement un racisme et une islamophobie systémique.

Le club de foot de l’AS Surieux d’Echirolles (Isère) n’aura pas eu le droit de jouer la finale de la Coupe Rhônes-Alpes. La raison : l’entraineur étant voilée, la Ligue de Football Française a refusé l’accès au terrain au coach.

En guise de protestation, le club et les parents des jeunes joueurs âgés de 11 à 13 ans ont refusé de se déplacer pour la finale et ont déclaré forfait. Un soutien de toute une ville à Essia Aouini, 19 ans, qui a hissé l’équipe jusqu’à la dernière marche de la compétition.

«Nous considérons qu’il s’agit d’une véritable injustice car Essia a eu le mérite de conduire son équipe jusqu’en finale. Il n’est donc pas question de jouer sans elle. C’est un geste de solidarité», explique Amar Benguedouar, président de l’AS Surieux, club qui accueille les jeunes des cités sensibles d’Echirolles, près de Grenoble.

L’AS Surieux a fait remarquer qu’Essia a toujours porté son voile depuis le début de la saison. Pour l’Observatoire de la Laïcité, il s’agirait de se pencher sérieusement sur cette décision qui s’appuie visiblement sur un règlement qui ne respecte pas les lois de la République.

Evidemment, le président de la région, Laurent Wauquiez, a tenu à apporter son soutien à la décision de la Ligue. Il s’est félicité de cette nouvelle exclusion contre une femme voilée. Le même qui est invité chaque année à La grande Mosquée de Lyon malgré ses prises de position contre la visibilité des musulmans en France.

Essia, étudiante en licence d’anglais, nie faire du prosélytisme en portant son voile.

«L’acceptation des différences fait partie des valeurs du football. Comment voulez-vous qu’un tel message soit transmis à des jeunes lorsqu’on leur annonce qu’en raison d’une différence l’éducatrice ne peut accompagner son équipe», écrit la jeune femme au président de la Ligue.

Même le maire de la ville d’Echirolles, Renzo Sulli, a saisi le président de la FFF pour obtenir l’autorisation nécessaire à la coach. Sans résultat malheureusement.

«Tout cela est triste, déplorable», lâche Essia, dépitée. «On est forcément déçues de ne pas jouer cette finale mais on soutient notre coach», confie une jeune joueuse de l’AS Surieux.

Les institutions françaises continuent petit à petit l’exclusion de la femme voilée de la sphère publique. Une démarche qui a débuté par la loi de 2004 contre les jeunes lycéennes voilées.

islametinfo.fr
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France : Que pourra faire le président de la République une fois élu ?

Dimanche soir, les Français auront choisi leur nouveau président de la République. Garant de la démocratie et du respect des libertés, le chef de l’Etat peut organiser des referendums, saisir le Conseil constitutionnel ou bien dissoudre l’Assemblée nationale. Chef des armées, il est aussi le détenteur des codes nucléaires.

Reportage vidéo à voir sur www.mouslimradio.info.
w w w . m o u s l i m r a d i o . i n f o .

oumma.com
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####### Aujourd’hui en Palestine #######
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Aujourd’hui en Palestine, Voici les principaux titres du site d’information, C P I, Centre Palestinien D’Information.

Un poste de police sioniste à l’est de Jérusalem
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La police israélienne a ouvert le dimanche matin le première poste de police sioniste dans les quartiers palestiniens de Jérusalem-Est, et pour la première fois depuis l’occupation de la ville, il y a 50 ans.
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L’Occupation approuve le projet de loi de l’Etat juif
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Appel à la désobéissance civile complète face à l’occupation
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Les factions nationales appelées à soutenir la question des prisonniers
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L’occupation attaque la maison du martyr Milad Ayyash à Jérusalem
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L’occupation vole le contenu d’une tente de solidarité et le véhicule d’un prisonnier à Bethléem
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9 blessés lors des confrontations au sud de Naplouse
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Al-Bira: 30 blessés dans une attaque armée contre une fête de fin d’année
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Incursion israélienne limitée à l’est de Deir al-Balah
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Avertissement de l’alimentation forcée au 21ème jour de la grève de la faim des prisonniers palestiniens
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Sept Palestiniens arrêtés en Cisjordanie et à Jérusalem occupée
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Les Jérusalémites interdits de manifester en solidarité avec les prisonniers
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Ismail Haniyeh élu nouveau chef du Hamas
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Les dangers de l’alimentation forcée sur les prisonniers grévistes
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L’occupation continue de fermer l’entrée de Beta au sud de Naplouse
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Les prisonniers du Hamas renouvellent leur confiance au nouveau chef
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Retrouvez l’intégralité de tout ces articles sur http:// french pal info.com
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Le Centre Palestinien D'Information