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Luxembourg : une rentrée avec le hijab pour les élèves du secondaire

Ouverture d’esprit ou modèle de tolérance, le Luxembourg permet aux élèves de porter le hijab à l’école. A la veille de la rentrée scolaire, le ministre de l’Education du pays a rappelé ce droit qu’ont les élèves du second degré. L’occasion pour nous de refaire le point sur cette question, à l’échelle européenne.

Quand le débat politique fait place à la liberté religieuse

En juin dernier, une instruction ministérielle, validée par le gouvernement a été envoyée aux établissements du second degré. Celle-ci relevait les droits des élèves en termes de signes religieux. Le texte avait pour objectif de clarifier la notion de « signes religieux ostensibles à l’école » si souvent employée.

Cette question avait créé le débat entre Yves Cruchte, député socialiste et le ministre de l’éducation Claude Meisch. Alors que le député soulignait l’interdiction du port de signes religieux à l’école tel que le crucifix, le ministre de l’éducation a rétorqué : « Faux. Il n’y a pas, à ma connaissance, de règle communément admise qui interdise le port ostensible de signes religieux à l’école ».

Le ministre de l’éducation rappelle que les conventions officielles d’éducation accordent la « liberté d’exprimer ses convictions au lycée pour autant qu’il respecte la bienséance et les loi », donc que les élèves ont le droit de porter le hijab à l’extérieur comme à l’intérieur des établissements secondaires. Au delà de cela, Yves Cruchte tient à ce que le « principe de non-discrimination » soit appliqué.

Pour ce faire, une nouvelle décision a été prise : « les élèves d’autres confessions que la religion catholique [pourront] demander des jours fériés qui ne sont pas inscrits au calendrier officiel du ministère de l’Éducation nationale ». Le motif d’absence lors des fêtes non chrétiennes est donc accepté pour ces élèves dès lors que les parents auront rédigé un courrier, bien que les obligations scolaires demeurent telles quelles lors de ces jours manqués.

L’ouverture d’esprit européenne, l’étroitesse made in France

Le Luxembourg n’est pas le seul pays Européen autorisant le port du hijab à l’école. En effet, mis à part dans six Länder, l’Allemagne permet à ses élèves de se voiler et elle n’est pas un cas isolé.

En effet, d’après le Sénat, le port du hijab dans les établissement publics est « généralement admis » en Allemagne, au Danemark, en Espagne, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas. A chacun sa motivation : pour l’Allemagne, il s’agit du « respect de la liberté de croyance », pour l’Espagne, c’est « le souci d’assurer avant tout la scolarisation des élèves d’origine étrangère », quant aux trois pays restants, ils sont motivés par « la volonté de ne pas prendre de mesures discriminatoires ».

Qu’il s’agisse du respect de la liberté, du droit à la scolarisation ou encore de la non-discrimination, ces pays européens ont tous autorisé le port du hijab à l’école, bien que certaines oppositions anecdotiques existent. Aux Pays-Bas, les litiges au sujet du port du hijab sont les plus nombreux dans la communauté française.

Comme nous le savons, en France la question du port du hijab à l’école est une affaire classée sous l’interdiction de ladite « laïcité ». Pourtant, la tolérance et la liberté de culte sont des valeurs prônées par le gouvernement français. La France ferait donc bien de s’inspirer de ses voisins qui ne manquent pas d’arguments pour accorder une véritable liberté de culte. Dans ce domaine, la France demeure toujours à la traîne, au point où nous nous demandons : l’étroitesse d’esprit serait-elle « made in France » ?

Gaza : La rentrée scolaire sera consacrée au suivi psychologique des enfants

Le ministère de l’Education a déclaré que la rentrée scolaire 2014-2015 aura lieu le 14 septembre à Gaza. Une rentrée qui aura pour premier objectif l’accompagnement psychologique des enfants après ces attaques israéliennes.

31 écoles ont été détruites et 120 endommagées

La rentrée scolaire à Gaza aurait dû se dérouler le 24 août dernier en même temps que celle en Cisjordanie. Malheureusement à cette date, le massacre continuait, ce n’est que deux jours plus tard, le 26 août que le cessez-le-feu a été déclaré. Ce programme « Bordure Protectrice » a détruit 31 écoles et endommagé 120 établissements scolaires dans la bande de Gaza. Ainsi, le temps d’aménager les locaux afin d’accueillir les enfants, le ministère de l’Education a décrété que la reprises des cours se tiendra le 14 septembre prochain.

Un suivi psychologique

Cette guerre a été l’une des plus atroces à Gaza, en 51 jours ce sont près de 2138 Palestiniens qui ont perdu la vie et environ 11 000 personnes blessées. Aujourd’hui, cette guerre est terminée mais les séquelles physiques et psychologiques sont bel et bien présentes et, notamment, chez les plus jeunes. C’est pourquoi, les premières semaines de cours seront consacrées au suivi psychologique des enfants. Avant cela, le corps enseignant sera formé afin de répondre le mieux possible aux besoins des écoliers.

Des vies, des mosquées, des maisons ont été détruits, il est désormais l’heure de tout refaire et cette reconstruction passe, d’abord, par la sphère la plus profonde et la plus difficile, la sphère psychologique.