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Soupçonné d’être « salafiste », EDF met l’ingénieur en quarantaine

Un ingénieur musulman, employé par un sous-traitant d’EDF depuis février 2012, s’était vu autoriser l’accès aux divers sites nucléaires jusqu’en 2013. Mais après s’être vu refuser l’accès à la centrale de Nogent-sur-Seine en mars dernier à la suite d’un avis défavorable de la préfecture de l’Aube, l’homme avait contacté le Collectif contre l’islamophobie.

« Il est inconnu des services de police, n’a pas de casier judiciaire. On soupçonne que c’est sa religion qui a posé problème », affirmait alors maître Guez Guez, avocat du CCIF. En effet, l’avis de la préfecture restait mystérieux puisque « couvert par le secret-défense ». Le cabinet du préfet avait simplement invoqué des « éléments de sécurité ».

Fait étonnant, le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a finalement décidé ce lundi 1er septembre de confirmer et de maintenir la décision administrative de la préfecture, alors qu’il avait donné raison à l’ingénieur en juin dernier.

Dans un communiqué, le CCIF explique que les éléments à charge contre la victime reposent uniquement sur des affirmations non circonstanciées. En effet, le ministère de l’Écologie a finalement parlé de « liens qu’il entretiendrait avec un groupe terroriste djihadiste », affirmant que l’homme serait en contact « avec un imam adepte de l’idéologie salafiste, impliqué dans le recrutement de jeunes combattants des troupes américaines en Irak ».

« Il n’y a aucune preuve de ces supposés liens », a expliqué à l’AFP maître Guez Guez. « Nous étudions avec mon client les possibilités de faire appel de cette décision », a-t-il ajouté.

Il semblerait que l’homme était de fait activement surveillé par l’État, pour être sanctionné de ses supposées convictions personnelles jusque dans son emploi.