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Massacre en Birmanie : à l’annonce d’un plan d’action du gouvernement, les Rohingyas contraints de fuir massivement

Les persécutions envers les Rohingyas en Birmanie, peuple apatride dans la région d’Arakan se poursuit en toute impunité. Aucune mesure concrète n’a encore été prise par la communauté internationale, ni même les Etats, bien que les ONG ont tiré la sonnette d’alarme à maintes reprises, et beaucoup d’entre elles dénoncent un génocide.

Récemment, le gouvernement birman passe à un niveau plus élevé en matière de violation des droits de l’Homme. Un plan d’action a été annoncé visant à parquer tous les Rohingyas dans des camps de détention qui refuseraient de s’enregistrer comme étant des migrants en provenance du Bangladesh.
Ces musulmans birmans sont considérés pour le gouvernement comme étant des migrants illégaux provenant du voisin frontalier bangladais. Cet argument est repris pour justifier leur traitement : expropriation forcée, privation de libertés et de droits fondamentaux. Leur détention dans ces camps sera d’une durée indéfinie. 
Le gouvernement birman a ajouté dans son plan d’action que les musulmans qui accepteraient cette nouvelle classification acquerraient une certaine protection juridique.
Pour beaucoup de Rohingyas il est hors de question de se dire bangladais alors qu’ils ne le sont pas, et encore moins de devoir vivre enfermé dans un camps de détention, et ce, de manière indéfinie. Beaucoup estiment qu’ils n’ont désormais plus rien à attendre d’un gouvernement qui les maltraite. Maisons et commerces brûlés, violences, assassinats, agressions par des bouddhistes, sous le silence, et la complicité des autorités locales, la fuite reste la seule solution pour ce peuple, reconnu par l’ONU comme étant l’un des plus persécutés au monde.

C’est donc un véritable exode massif qui a lieu en ce moment. Les Rohingyas fuient la répression birmane, ils fuient pour survivre, pour espérer obtenir ailleurs un minimum de droits, préserver un minimum de dignité.

En l’espace de deux semaines, plus de 10 000 personnes ont embarqué dans des bateaux de fortune en direction de la Malaisie, selon une ONG locale. «  »Un tel nombre, c’est sans précédent » a commenté Chris Lewa, le porte-parole de l’ONG. 
Selon cette organisation de défense des droits des Rohingyas, Arakan Project, depuis juin 2012, près de 100 000 Rohingyas ont ainsi fuit par la mer.

Ne les oublions pas dans nos invocations. Et Dieu est du côté des opprimés.

« Et ne pense point qu’Allah soit inattentif à ce que font les injustes. Il leur accordera un délai jusqu’au jour où leurs regards se figeront. » (Sourate 14, verset 42)

Trois millions de Syriens forcés de fuir

Plus de 3 millions de Syriens ont fui la guerre civile qui ravage le pays depuis mars 2011, a annoncé vendredi 29 août le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) dans un communiqué. Un million d’entre eux a quitté le pays au cours de la seule année 2013. « Un Syrien sur huit a désormais quitté la Syrie », précise le UNHCR. Une estimation basse, par ailleurs, car ces chiffres n’incluent pas les nombreux autres Syriens qui ont fui sans se faire enregistrer comme réfugiés.

Sans compter que 6,5 millions de Syriens sont déplacés à l’intérieur du pays, où les conditions de vie sont de « plus en plus épouvantables ». Le communiqué fait état de « villes où la population est encerclée, des gens affamés et des civils pris pour cibles ou tués sans discrimination ». Au total, près de la moitié de la population syrienne a dû quitter son habitation.

Avant de franchir la frontière, la plupart sont déplacés depuis un an ou plus, se rendant d’un village à un autre. Quand ils partent, la plupart des Syriens se réfugient dans les pays voisins, en Turquie (815 000), en Jordanie (608 000) et surtout au Liban (1,14 million).

L’exil n’est pas sans dangers, les Syriens devant, de plus en plus, verser des sommes exorbitantes à des passeurs, ou soudoyer des hommes armés à des points de passage aux frontières. Une fois sur place, les difficultés ne s’arrêtent pas. Ils ont de plus en plus de mal à trouver du travail, et ils font souvent face à une flambée des prix des denrées alimentaires. Leur présence génère une forte pression sur la situation économique des pays d’accueil, souligne l’organisme des Nations unies.

Les Syriens constituent « la deuxième population en nombre après celle des réfugiés palestiniens », indique le UNHCR, qui précise que « l’opération d’aide aux réfugiés syriens est désormais la plus importante opération jamais mise en œuvre par le HCR en 64 années d’existence ».