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Flash info du 16 Dhou al Hijja 1437.

Flash info du 16 Dhou al Hijja 1437.

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Détention administrative en France ou comment faire comme Israël.

La France, confrontée aux pires attentats de son histoire doit puiser la meilleure des solutions pour éradiquer la menace : heureusement pour nous on a Georges Fenech, président LR de la commission parlementaire contre le terrorisme en France et également grand soutien de Nicolas Sarkozy. C’est celui-là même qui est allé chercher ses solutions du côté d’Israël en se rendant à la prison israélienne d’Ofer pour « prendre note des procédures d’Israël qui serviront pour la France prochainement » déclare-t-il.
« La France adoptera le modèle israélien de la détention administrative »

Mais qu’est-ce que la détention administrative ? Il s’agit en vérité d’une procédure, qui permet à l’armée israélienne de détenir un innocent palestinien, et ceci sans inculpation, ni procès, ni jugement, contre sa volonté et pour une période de 6 mois maximum renouvelable à l’infini ! Le détenu est enfermé souvent sur fondement d’informations tenues « secrètes » par l’armée et qui sont accessibles ni pour le détenu ni pour son avocat.

Notons également que la détention administrative s’accompagne souvent de tortures et de mauvais traitements à l’encontre du détenu tout au long de son emprisonnement.

Comme s’il s’agissait de la panacée pour résoudre le terrorisme, Georges Fenech affirme « Je pense qu’elle a un système qui a fait ses preuves, qui aujourd’hui est tout à fait conforme de mon point de vue au respect des libertés individuelles, même si l’individu n’est pas passé à l’acte ». Point de vue qui, nous le pensons n’est pas vraiment partagé avec celui des centaines de palestiniens innocents actuellement en détention administrative sous des conditions extrêmement dures qui impliquent un panel de violations du droit international humanitaire.

Où sont les limites ?

Georges Fenech préfère nous rassurer « Bien sûr, je suis conscient que les libertés civiles sont de plus en plus réduites avec cette menace terroriste. Les gens m’accusent de vouloir construire un Guantanamo en France, non pas du tout, cette détention administrative de la France s’opère sur de courtes périodes contrairement à celle d’Israël ». Très rassurant ! D’autant plus que selon Amnesty internationale, cette pratique utilisée dans le monde seulement par Israël est illégale en raison d’une privation de toutes les libertés.

Le principe essentiel du droit pénal doit être rappelé avec force à Georges Fenech à l’heure où l’on parle d’enfermer les personnes suspectées dangereuses alors qu’elles n’ont violé aucune loi. Il n’est pas permis de condamner une personne qui n’a pas commis d’actes répréhensibles. Une personne qui n’a pas commis de crimes ne devrait pas être soumise à une mesure coercitive : l’harmonie de notre pays ne saurait être retrouvée par l’injustice !

Que l’on soit clair, pour ceux qui commettent des crimes la sanction doit être certaine, ferme et immédiate. Ceux qui n’ont commis aucun crimes doivent être laissé en paix, vivre comme bon leur semble et ceci conformément aux lois de notre pays.

La France traverse une drôle de période, on attendrait après les attentats que les élus montrent que le terrorisme ne leur fera pas adopter une attitude limitant les droits individuels internationaux. Inquiétant ! Car rien ne nous garantit qu’une fois au pouvoir, ils ne s’emploieront pas à user et abuser d’un pouvoir s’exerçant à la fois sur les criminels et les honnêtes gens.

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Belgique : le député s’excuse après avoir dit à sa collègue de « retourner au Maroc ».

La Belgique s’est enflammée après les propos racistes d’un de ses députés. Soutenu par personne, il a fini vendredi par s’excuser.

Une phrase de trop.

Ce jeudi, pendant un débat au sujet des salariés de Caterpillar, la députée Meryame Kitir – d’origine marocaine – revenait à son banc après sa réplique, lorsqu’elle a été interpellée par Luk Van Biese député libéral flamand du parti Open VLD qui lui aurait lancé : « Si vous n’êtes pas contente, retournez au Maroc ».

Luk Van Biesen a réfuté avoir prononcé ces mots précisément, malgré le témoignage d’autres députés. Il reconnaît avoir utilisé le mot « Maroc », mais dit l’avoir fait en évoquant le fait que les travailleurs de Caterpillar pourraient retrouver de l’emploi partout – et donc aussi au Maroc – parce qu’ils sont performants.

Une vive polémique.

Malgré ses explications, peu convaincantes, une vive polémique a éclaté, ce qui a poussé Luk Van Biesen à présenter des excuses publiques ce vendredi : lors d’une courte déclaration, il a déclaré « n’avoir jamais eu l’intention de blesser Mme Kitir ou la communauté marocaine ». Il a ajouté : « J’espère qu’on pourra à l’avenir travailler ensemble pour lutter contre le racisme. […] Je ne suis pas raciste et le racisme n’a pas sa place ici ».
Aussi, ses propos ayant choqué son parti, le député a fait l’objet d’une « réflexion approfondie » au sein de l’Open Vld, qui a finalement décidé de le garder dans ses rangs : « Luk Van Biesen a commis une faute. Il l’a admise et a présenté ses excuses à Meryame Kitir et à tous ceux qui ont été blessés ».

Ainsi, de tels propos ont fait un scandale, tant au niveau de l’opinion publique qu’auprès des politiciens chez qui il n’a trouvé aucun soutien, avec un parti qui était même prêt à se séparer de lui. En France, la même situation pourrait bien passer inaperçue étant donné que bon nombre de nos « représentants » ne cessent de faire le buzz en allant toujours plus loin dans leurs propos clairement racistes et islamophobes.

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Dans l’Oise, le roi Mohammed VI finance un club de foot mais pas que cela !

Avec l’arrivée à Betz dans l’Oise du roi Mohammed VI il y a quelques semaines, une pénurie d’eau avait touché le village. Cependant on a occulté les dons faits régulièrement par le monarque marocain.

Dons à un club de foot, financements d’infrastructures…

Le roi Mohammed VI se rend fréquemment dans l’Oise où il est propriétaire d’un château, d’un haras et de terrains. A chacun de ses séjours, il contribue financièrement à la vie à Betz. Des infrastructures ont été construites grâce à ses dons comme un complexe social qui comprend une épicerie, une bibliothèque et une médiathèque. De plus, le club de football local bénéfice d’une subvention conséquente entre 10 000 et 25 000 euros annuellement. L’église et tout particulièrement sa cloche ont bénéficié de la générosité du roi. La liste ne s’arrête pas là puisque des jeunes sont tirés au sort chaque année et séjournent au Maroc tous frais payés !

Qui aurait donc pu penser que derrière cette pénurie due en grande partie à un manque récurrent des ressources aquifères, il aurait été possible de découvrir tant de bonnes oeuvres de la part du roi Mohammed VI ?

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Orlando : La Mosquée d’Orlando incendiée.

En milieu de semaine la nouvelle est tombée. C’est ainsi qu’un habitant résidant en Floride a été arrêté dans le cadre de l’enquête sur l’incendie qui a détruit une bonne partie de la Mosquée d’Orlando.

Ce lieu de culte a été pris pour cible le jour de l’Aid, jour où un nombre incommensurable de musulmans se réunissent pour la prière. Mais le choix s’est aussi porté sur celle-ci car il s’agit en réalité de la Mosquée que fréquentait l’auteur de la tuerie dans la discothèque d’Orlando au mois de juin.

Les caméras de surveillance ont capturé l’image d’un homme qui s’est enfui après un départ de feu qui s’est produit à l’intérieur de la mosquée.

Le suspect appréhendé avait selon les enquêteurs publié des messages islamophobes, des appels à la haine sur les réseaux sociaux.

Une fois encore on remarquera que dans les pays anglo-saxons, l’islamophobie est prise au sérieux. Seul un engagement total des forces de police aura permis d’arrêter ce criminel islamophobe alors que souvent en France ces affaires ne sont pas considérées.

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En soutien à Colin Kaepernick, Megan Rapinoe refuse de chanter l’hymne américain.

Megan Rapinoe, l’internationale américaine de football vient à nouveau de se faire remarquer en refusant de chanter l’hymne américain en soutien au joueur de football Colin Kepernick.

En effet, celui-ci avait refusé de se lever lors du chant de l’hymne américaine expliquant vouloir dénoncer la politique d’oppression des États-Unis, notamment contre la minorité afro-américaine.

Pour son action symbolique la joueuse a été fortement critiqué par la fédération américaine de football.

Megan Rapinoe est une des joueuses les plus expérimentées de l’équipe des États-Unis. Elle a démontré en posant un genou à terre lorsque l’hymne a retenti avant le match amical entre son équipe et la Thaïlande qu’une femme peut avoir une force démesurée afin de défendre ses convictions.

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Royaume Unie : Il passe à tabac une femme musulmane, elle perd son bébé.

L’horreur a atteint son paroxysme au Royaume Unie où une femme enceinte a été passée à tabac par un homme parce que musulmane. La violence de cet acte islamophobe a abouti à la perte du bébé de la victime.

En effet, le mois dernier à une centaine de kilomètres au Nord de Londres, un homme s’en est pris à une femme enceinte à la sortie d’un supermarché.

Il l’a battu, en lui donnant des coups de pieds, jusqu’à ce qu’elle tombe au sol où il a continué à la frapper visant le ventre.

Un passant a tenté en vain d’aider cette pauvre femme mais l’agresseur empli de haine l’a assommé avec un bouteille qu’il tenait entre ses mains.

Les deux victimes ont rapidement été transportées à l’hôpital mais malgré tous les soins prodigués, les médecins n’ont pas pu sauver le bébé.

La police a de suite lancé un appel à témoin et diligenté une enquête. Celle-ci a permis de retrouver la coupable mais aussi de démontrer grâce à des cameras de surveillance que l’islamophobe avait déjà commencé à s’en prendre à la victime dans le magasin en l’injuriant sans que celle-ci ne réplique. Voyant qu’il avait été ignoré, il l’a suivi dans le parking afin de la rouer de coups.

Cet acte abominable n’a réellement fait les gros titres de la presse que cette semaine car la Police vient de confirmer l’arrestation d’un suspect, mis en garde à vue.

La diffusion de cette information a suscité la colère de la population. Un élan de soutien s’est crée autour de la victime endeuillée.

Triste fin pour cette femme musulmane, victime de la haine d’un islamophobe. Mais contrairement à la France où il est difficile de faire valoir ses droits en tant que victime de l’islamophobie d’un tiers, au Royaume Unie tout a été mis en place afin que la Police retrouve le criminel pour qu’il soit jugé.

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Allemagne : Il expulse une femme en niqab de son restaurant, elle reçoit un grand soutien.

En Allemagne, un propriétaire de restaurant a provoqué un tollé en expulsant une cliente portant le niqab.

En effet, alors qu’un festival bat son plein à Bielfeld et que des centaines de personnes sont attablées au restaurant Seekrug, une femme portant le voile intégral s’est faite expulsée par le propriétaire.

Après ce geste à caractère discriminatoire et islamophobe, de nombreux internautes se sont indignés sur la page facebook du restaurateur, venant apporter leur soutien à la victime.

Suite à cette vague de soutien, le propriétaire a immédiatement changé la photo de profil de sa page Facebook pour mettre un cliché de son chef cuisinier ghanéen et lui, souhaitant prouver par là qu’il n’est pas raciste.

Contrairement à la France où le climat islamophobe commande toutes les réactions en Allemagne la réaction a été toute autre…

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France ; Oui, l’islamophobie actuelle ressemble à l’antisémitisme des années 1930.

Certains s’indignent que l’on ose comparer les attaques dont les musulmans sont aujourd’hui l’objet à l’antisémitisme d’autrefois. Il ne s’agit bien évidemment pas de la Shoah, auquel cas le parallèle serait effectivement scandaleux. Mais le discours islamophobe qui gagne chaque jour un plus de terrain ressemble en tous points aux théories antisémites qui fleurissaient en France dans les années 30 : il repose sur une base largement fantasmatique à laquelle une construction savante donne les apparences de la vérité et de l’évidence. Il essentialise et stigmatise une population prise dans son ensemble. Enfin, il est soutenu et développé par des figures majeures du paysage intellectuel et politique. Au final, l’opinion finit par être persuadée de l’existence d’un « problème musulman » comme on avait réussi naguère à la convaincre de l’existence d’une « question juive ».

Résumons : le Coran proposerait un modèle de société incompatible avec nos valeurs républicaines. Une large part des musulmans issus de l’immigration n’aurait ainsi d’autre dessein que de changer le visage de notre pays et de l’Europe. Au Moyen-Orient, les fanatiques de Daech qui haïssent nos mœurs et notre liberté auraient, pour ce seul motif, lancé une vaste offensive dont les terroristes qui ont ensanglanté la France et la Belgique seraient le fer de lance et dont une large partie des musulmans, français ou résidents, seraient les avant-postes, soit par leur silence complice, soit – pire – par l’affichage de signes « ostensibles » contraires à l’ordre public car niant les valeurs de laïcité et d’égalité hommes-femmes. Le premier ministre Manuel Valls affirme publiquement la nécessité de combattre le burkini – dans lequel Alain Finkielkraut voit un « drapeau » de l’islam conquérant -, au besoin en changeant la loi. Quant à ceux qui s’inquiètent des conséquences qu’un tel changement de législation pourrait provoquer dans notre système de libertés publiques, Jacques Julliard, n’hésite pas, dans les colonnes de Marianne, à les traiter comme des « collabos ».[1] Bref, la troisième guerre mondiale est déclarée…

C’est oublier que l’immigration du Maghreb vers la France fut, à l’origine, initiée par nos gouvernements. Cette immigration prit la forme d’une force de travail « importée » pour reconstruire le pays. Les Français musulmans vivent ici depuis plusieurs générations et ne sont nullement venus en « conquérants ». L’islam, dans le monde, se caractérise avant tout par sa diversité. Les structures des sociétés islamiques sont radicalement différentes selon qu’il s’agit de l’Indonésie, de la Turquie, de la Tunisie, des Emirats ou du Sénégal. On ne voit pas très bien quel modèle de société unique et global, voire totalitaire, le monde musulman chercherait à imposer en France alors que ce modèle n’existe pas ailleurs. L’islam serait contraire à la laïcité ? La belle affaire ! C’est le cas des autres religions monothéistes qui, par essence, portent une vision du monde que l’athéisme républicain ignore et que les pouvoirs publics tolèrent – au sens de notre constitution – sans lui reconnaitre la moindre valeur normative sur le plan juridique. La laïcité repose précisément sur le respect absolu de cette frontière infranchissable. C’est à ce titre que les rédacteurs de la loi de 1905 s’étaient vigoureusement opposés à l’interdiction du port en public de la soutane, estimant qu’il ne s’agissait pas, selon la loi républicaine, d’un vêtement religieux contraire à l’ordre public, mais d’un simple vêtement « comme les autres ». Chacun est libre de s’afficher dans la rue comme il le souhaite. Quant aux « pressions » que subiraient les femmes musulmanes, nul besoin d’une étude sociologique poussée pour se convaincre qu’il s’agit d’une affirmation maintes fois répétées, sans jamais avoir étayée par des faits précis. Il suffit de regarder les femmes voilées qui déambulent dans nos villes. Au sein d’un même groupe ou d’une même famille, certaines sont voilées, d’autres pas. Et cela ne les empêche pas de se promener ou de travailler ensembles, de bavarder et de rire entre elles. La « violence » du Coran ? Je vous recommande la lecture d’un remarquable petit livre paru au mois de mai dernier : Comprendre l’Islam… ou plutôt pourquoi, on n’y comprend rien.[2] On y apprend que le Coran ne propose en réalité aucune explication du monde ni aucun modèle de société. C’est un livre « incompréhensible » pour la rationalité occidentale, que les musulmans du monde entier « lisent comme de la poésie » et qui n’a pour seule fonction que de « rendre Dieu présent » sans qu’il soit forcément nécessaire de comprendre sa parole. La violence extrême qui déchire aujourd’hui une partie du monde musulman ne trouve pas son origine dans ce livre, mais dans un contexte géopolitique vieux de cent ans, dans lequel les Occidentaux portent d’ailleurs leur part de responsabilité.

Mais la violence des attentats que nous avons subis nous aveugle. Là encore, c’est oublier que Daech n’a pas décidé un beau matin de nous punir de nos mœurs et de nous imposer les siennes, mais de répondre à l’intervention militaire des occidentaux dans un conflit dont l’Etat Islamique estime – à tort ou à raison – qu’ils n’ont pas à se mêler. Au 21ème siècle, il n’est pas forcément besoin de divisions blindées ni de porte-avion pour porter des coups à un adversaire situé à des milliers de kilomètres. Internet fait très bien l’affaire et permet facilement de mobiliser une poignée d’individus. Jacques Julliard peut ironiser sur le « pas d’amalgame » ou sur l’excuse psychiatrique. Les réseaux terroristes qui nous ont frappés sont effectivement constitués d’individus isolés. Certains avaient effectivement de lourds antécédents psychiatriques. Quant aux autres, issus de la petite délinquance ou de la grande criminalité, l’islam apparait plus comme la justification facile de leurs pulsions violentes préexistantes (la radicalité qui s’islamise selon Olivier Roy) que comme la dérive d’une piété fondamentaliste vers le fanatisme et le crime (l’islam qui se radicalise selon Gilles Keppel). En tout état de cause, rien ne permet d’affirmer qu’une population prise dans son ensemble (les précautions de langage qui prétendent ne viser que « certains musulmans » ne trompent personne), serait complice à quelque titre que ce soit des terroristes ou de Daech du seul fait qu’elle lit le Coran, mange hallal, et porte sur la voie publique ou sur la plage une tenue vestimentaire dont chacun est libre par ailleurs d’estimer et de dire qu’elle est peut-être la manifestation d’une pudeur excessive ou d’une tradition archaïque. Il en faut plus pour contrevenir à l’ordre public. Oser affirmer que cette population représenterait un danger sur notre territoire, c’est effectivement revenir aux années 30.

Rappelez-vous. Les antisémites d’avant-guerre ne procédaient pas autrement. La méthode était la même : construire un raisonnement délirant en s’appuyant sur des miettes de réalité. Il était facile de dénoncer le péril judéo-bolchevique. Un ordre totalitaire imposait la terreur en Russie et en Ukraine, passée sous le giron soviétique au prix d’une sanglante guerre civile. Ça ne vous fait pas penser à Daech ? Il y avait effectivement des juifs dans les rangs bolcheviques. En France, en Allemagne, nombre d’intellectuels, dont certains étaient juifs, cédaient aux sirènes du marxisme, du stalinisme ou du trotskisme qui devaient, pensaient-ils, illuminer le monde. On appelait ça le péril rouge. Le public tremblait. Des années plus tard, certains partirent sur le front de l’Est pour délivrer l’Europe du bolchevisme. Par ailleurs, il y avait effectivement des juifs dans la finance, dans l’édition, la presse et le cinéma. Y étaient-ils majoritaires ? Peu importe. En 1940, des intellectuels de premier plan justifièrent le statut des juifs en expliquant que la France avait le droit de se défendre contre des gens venus d’ailleurs et pratiquant une religion étrange, qui avaient acquis un contrôle excessif sur la vie d’un vieux pays chrétien et dont il était permis de craindre qu’ils ne finissent un jour par prendre le pouvoir.

Il n’est pas dans mon propos d’envisager que les musulmans, demain ou après-demain, puissent être victimes de persécutions analogues à celles que les juifs ont connues pendant la guerre. Mais quand des thèses à ce point déconnectées du réel tendent à devenir le discours dominant dans les médias et que l’on déclare, à la tête de l’Etat, vouloir légiférer, il y a tout de même de quoi être inquiet.

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Scandale aux Etats-Unis: un jeune Marine musulman enfermé dans un sèche-linge par son instructeur.

Raheel Siddiqui, un Américain d’origine pakistanaise, faisait partie des jeunes recrues du corps des Marines US, quand une chute mortelle de 12 mètres, en mars 2016, a foudroyé son destin, l’empêchant à jamais de révéler les circonstances du drame : il tentait d’échapper, à travers sa fuite éperdue, au danger imminent qui le menaçait, en la personne de son instructeur qui venait de le gifler.

Sa disparition tragique a provoqué une forte onde de choc émotionnel aux Etats-Unis, la grande Muette américaine étant contrainte de briser la chape de plomb du silence pour faire toute la lumière sur les mauvais traitements infligés aux Marines fraîchement enrôlés, notamment sur les sévices commis derrière les portes closes du centre de formation de Parris Island, en Caroline du Sud (source Washington Post).

L’enquête qui a été diligentée sur les méthodes peu orthodoxes en vigueur à Parris Island a fait remonter à la surface des histoires personnelles effrayantes, dont celle du calvaire vécu par un jeune militaire de confession musulmane, devenu la tête de turc de l’instructeur qui est à l’origine même de la mort de Raheel Siddiqui, a scandalisé l’opinion publique.

Selon ses dires qui font froid dans le dos, ce jeune Marine a subi dès le début, et quotidiennement, une véritable torture psychologique de la part de celui qui représentait l’autorité, le lieutenant-colonel Joshua Kissoon, faite de brimades et d’injures qui sont montées crescendo, au fil des semaines. Jusqu’au jour où, après avoir été traité de « terroriste » à toutes les séances et interpellé méchamment en ces termes « Tu vas tous nous tuer dès que tu en auras l’occasion, hein terroriste ?», «Quels sont tes plans ? », le fou furieux qui faisait de sa formation un cauchemar l’a carrément jeté dans un sèche-linge pour l’y enfermer, avant de le mettre en fonctionnement. L’horreur !

Il n’en est pas ressorti indemne, ses brûlures sur le cou et les bras attestant du temps qu’il y a passé et venant s’ajouter à son profond traumatisme, enfoui au tréfonds de lui-même par peur de représailles encore plus cruelles.

Insultes raciales et homophobes, bizutage violent, harcèlement moral, travail physique imposé à des recrues blessées et donc normalement dispensées, sans oublier des instructeurs complètement ivres après avoir abusé du whisky sur leur lieu de travail, les dérives répertoriées sont extrêmement graves et condamnables, mais elles n’auraient pas encore dévoilé tous leurs secrets, les plus effroyables.

Pas moins de 20 membres du personnel de Parris Island sont actuellement dans la tourmente, à la suite de trois enquêtes dont les conclusions s’avèrent accablantes pour leur matricule. Ils pourraient faire face à des accusations criminelles ou à des sanctions disciplinaires.

Eclaboussé par le scandale, le centre de formation de Parris Island a gravement dévié de son cap, s’éloignant à ce point des grands principes qui prévalent dans le corps des Marines que le général Robert B. Neller a tenu à les rappeler avec force : « Lorsque les hommes et les femmes américains s’engagent à devenir Marines, nous nous engageons auprès d’eux à les former avec fermeté, équité, dignité et compassion», a-t-il martelé.

Quant au bourreau confondu au grand jour, le lieutenant-colonel Joshua Kissoon, il a été démis de ses fonctions en mars dernier. En remontant la chaîne des responsabilités, on trouve tout en haut de la pyramide, le colonel Paul D. Cucinotta, ainsi que son conseiller principal, le sergent-major Nicholas Deabreu, les deux ayant été désavoués pour leur passivité coupable.

L’arrivée de l’automne devrait sonner le glas de ces méthodes inhumaines et si peu glorieuses à Parris Island, et traîner d’autres Marines devant la justice ou le conseil de discipline de leur état-major.

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Le marché Halal en plein essor aux Etats-Unis.

Dans une Amérique traversée par des contrastes saisissants, il y en a un qui paraît nimbé de mystère en ces heures agitées par la course effrénée à la Maison Blanche : le marché du Halal réussit la prouesse d’avoir le vent en poupe, en dépit de la rhétorique « trumpienne » haineuse qui claque au vent pour mieux récolter la tempête…

Par quelle mystérieuse alchimie les musulmans américains sont parvenus, contre vents et marées, à transformer en or cette petite niche économique, certes en plein boom partout ailleurs, en l’espace d’une décennie seulement ?

La question en taraude certainement plus d’un, et au premier chef le tribun fielleux, Donald Trump, qui doit mal digérer l’explosion, sur le territoire national, du nombre de points de vente dédiés à la nourriture 100% Halal, passant de 200 en 1998 à plus de 7 600 en 2016 (un chiffre en constante augmentation).

Ses harangues électrisantes sont manifestement impuissantes à stopper l’engouement pour la viande et les mets cusinés à la sauce Halal, comme s’en réjouit Shahed Amanullah, l’heureux fondateur d’un site internet à succès qui répertorie toutes les boucheries, épiceries, supermarchés et autres restaurants Halal, afin de renseigner et guider au mieux ses concitoyens américains, sans distinction aucune.

Cruelle ironie du sort pour le populiste Trump, le halal régale un nombre croissant de non-musulmans et compte désormais parmi ses consommateurs des citoyens qui émettaient les plus vives réserves il y a peu encore, voire se méfiaient de ce marché venu d’ailleurs, le suspectant d’être le cheval de Troie de « l’islamisme ».

Une tendance qui se confirme au fil des ans pour la plus grande satisfaction de Shahed Amanullah, ce dernier insistant sur le fait que « la nourriture est un excellent moyen de favoriser le partage culturel ».

La formidable percée du Halal de l’autre côté de l’Atlantique s’évalue à l’aune de chiffres-clés : selon le Conseil alimentaire et de la nutrition islamique, chargé de la certification et de l’éducation relative au halal, les ventes estampillées halal sont estimées à 20 milliards de dollars dans l’ensemble des points de vente qui ont fleuri dans le paysage américain, Whole Foods Market Inc faisant figure de pionnier en la matière.

D’après un récent recensement, on dénombrait 3,3 millions de musulmans américains en 2015. Un nombre revu à la hausse d’ici à 2050, si l’on en juge par les dernières projections réalisées par le très sérieux Pew Research Center qui estiment, qu’alors, la grande Amérique comptera 8,1 millions de citoyens musulmans. Voilà une autre pilule que Trump aura bien du mal à avaler, lui qui tonne et tempête pour interdire l’entrée des Etats-Unis aux musulmans…

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Aujourd’hui en Palestine
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Aujourd’hui en Palestine, Voici les principaux titres du site d’information, C P I, Centre Palestinien D’Information.

Hamas: Henya rencontre les leaders du mouvement à Doha avant de rejoindre Gaza.
Le vice-président du bureau politique de Hamas, Ismail Henya, est arrivé ce samedi dans la capitale de Qatar venant de l’Arabie Saoudite.
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L’occupation attaque la maison du martyr Chaloudi.
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Le village de Beni Naïm sous le blocus sioniste.
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Naplouse: deux jeunes arrêtés par l’occupant.
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Haniyeh arrive au Qatar venant de l’Arabie Saoudite.
Le vice-président du Bureau politique du mouvement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, est arrivé le samedi 17, à la capitale du Qatar, Doha, venant de l’Arabie Saoudite.
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La Ligue arabe dénonce les crimes d’assassinats contre les Palestiniens.
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Les députés tunisiens votent une motion pour la Palestine.
Les députés tunisiens ont voté ce matin par la majorité écrasante (109 pour et 4 se sont abstenus)une motion pour la Palestine.
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Abou Laila appelle à assurer la protection des Palestiniens contre les agressions israéliennes.
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Hamas: Les auteurs du massacre de Sabra et Chatila ne sont toujours pas punis.
Le Hamas a affirmé que le massacre de Sabra et Chatila ne sera jamais oublié d’autant plus que l’ennemi israélien n’a pas encore été poursuivi pour ses crimes.
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L’OCI appelle les Nations Unies à une action urgente pour mettre fin à la détention administrative.
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Hammad: La décision américaine contre moi est pleinement aligné sur le terrorisme sioniste.
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L’occupation annonce Hébron une zone militaire fermée et ferme ses entrées.
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Affrontements dans la ville de Yaabod et l’arrestation de deux garçons à l’ouest de Jénine.
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Le chauffeur d’un bus des colons blessé par les pierres à Jérusalem.
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Alerte sioniste dans les environs de la colonie de Bracha au sud de Naplouse.
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Plan sioniste pour construire des dizaines d’unités de logement à Jérusalem.
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Deux jeunes arrêtés lors des affrontements nocturnes à Kfar Qalil.
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Assassinat d’un jeune palestinien par balle à Hébron pour des soupçons de poignard.
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La salle de prière al-Marwani dans la ligne de mire sioniste.
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Hamas: La décision américaine à propos du sujet de Fethi Ayed cherche à légitimer les crimes de l’occupant israélien.
Hamas a dénoncé la décision du ministère des affaires étrangères américaines d’inscrire un de ses membres, Fethi Ayaed, sur la liste des terroristes.
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Retrouvez l’intégralité de tout ces articles sur http:// french pal info.com.
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Le Centre Palestinien D’Information, sur http://french.palinfo.com

Turquie : un patron d’un club turc interdit le port de la barbae à ses joueurs sous peine d’amende

Ilhan Cavcav, le président du club de football professionnel d’Ankara, Gençlerbirligi, a menacé de taxer ses joueurs barbus d’une amende de 25 000 livres soit 9 000 euros.

Bien drôle interdiction

Cette restriction a été énoncée ce samedi, à l’agence de presse turque Dogan, à qui il déclare d’un ton plaintif :

«Alors quoi? On est dans un lycée religieux? […] Vous êtes des sportifs, vous devez être des exemples pour la jeunesse»

Sa profonde aversion pour le port de la barbe est telle que le dirigeant du club de football a contacté Yildirim Demirören, président de la Fédération turque de football, afin de faire pression sur l’ensemble des joueurs barbus du pays. Ce que ce dernier, plus réaliste, a contesté lui rappelant que cette décision n’était pas préconisée par l’UEFA (l’autorité européenne du football) :

 «J’en ai marre de l’UEFA, si seulement nous pouvions jouer au football ailleurs (que sous son autorité)!» s’est une nouvelle fois plaint Ilhan Cavcav.

Il est bien difficile de prendre au sérieux des propos quand bien même la République de Turquie ait considéré comme une entité laïque.