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Flash info du 26 Rabi Al Awwal 1438.

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Henry Edward John Stanley, premier député anglais converti à l’islam au 19ème siècle.

Cet homme, vous n’en avez certainement jamais entendu parlé. Pour cause, il vivait au 19ème siècle. Né le 11 juillet 1827, il fut le premier député anglais converti à l’islam. Il s’est converti assez tardivement, en Colombie à l’âge de 42 ans. C’était un historien. Il a notamment traduit « le premier voyage autour du monde », par Magellan, ainsi que d’autres travaux.

Il aurait choisi Abdurahman comme prénom musulman, après sa conversion à l’islam. Il a hérité sa place au parlement anglais après la mort de son père, en 1869. Son défunt père était le deuxième baron de Alderley, village situé dans le district de Gloucestershire. Après la mort d’Henry Edward, c’est son jeune frère qui lui succéda.

Comme l’alcool est interdit en islam, il aurait ordonné la fermeture de toutes les maisons publiques dans ce domaine à Chorley, au sud de Alderley. Malgré sa nouvelle foi, il a financé la restauration de nombreuses églises : de Sainte Marie, , Bodewryd, Llanbadrig Cemaes, St Dona, Llanddona et St Peirio.

C’était un homme dévoué à sa religion, qui priait 5 fois par jour naturellement, mais qui n’hésitait pas non plus à se lever la nuit pour prier. Il était humble dans ses prières. Il portait un amour profond au Prophète aleyhi salat wa salam, et le respectait fortement. Il était également bien versé dans les principes de la théologie musulmane. La conviction intense de son esprit était le résultat d’une connaissance détaillée des principes de l’Islam.

Selon l’auteur du livre « Loyal Enemies : British Converts to Islam », l’auteur dit de lui : «L’engagement de Stanley à l’islam a donné le ton pour les générations ultérieures de convertis – il était pratique et pragmatique, adapté aux circonstances de la vie dans un pays non-musulman, […]. la britannicité de Stanley et sa continuité dans le respect pour le christianisme se sont synchronisés avec sa nouvelle foi et sa sensibilité musulmane. »

Il décéda le 11 décembre 1903, et fut enterré selon les principes islamiques, dans une plantation isolée au sein du parc d’Alderley.

Cette histoire nous prouve qu’il est possible de vivre en occident, et d’être à la fois musulman et obtenir un haut poste, tel que celui d’Henry Stanley. Nous rappelons qu’en France, il était aussi possible de vivre son islamité à l’époque où la soutane et la gandoura siégeaient au Palais Bourbon (article à suivre)…

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Noël, une fête qui n’est pas la nôtre.

Les guirlandes et les pères-Noël inondent nos rues. Comme chaque année, de nombreuses familles musulmanes se posent des questions. Que faire chez nous ? Nos enfants risquent-ils de mal vivre cette période, alors que leurs camarades de classe vont afficher leur bonheur, défiler avec leurs cadeaux ? Et que faire lorsque les grands-parents célèbrent Noël et vous invitent pour déguster ce repas familiale ? Qu’apprendre à nos enfants, comment leur expliquer, leur inculquer le bon comportement ?

Les origines de Noël.

De nombreux sites vous l’expliqueront plus dans le détail. Pour être brefs, les évangiles n’ont jamais indiqué le jour de la naissance de Jésus (‘Issa, alayhi salam). Noël est lié au culte païen. Les légionnaires romains auraient importé cette fête, célébrant la naissance de la déesse Mitra, et le Solstice d’hiver (la journée la plus courte), et ce le 25 décembre. Ne parvenant pas à calmer l’engouement qu’auraient eu les gens pour cette fête païenne, l’église décida de contenter le peuple en laissant en place cette fête, mais en remplaçant Mitra par Jésus de Nazareth.

Quelques siècles plus tard, Saint Nicolas distribuait des cadeaux aux enfants la nuit du 5 au 6 décembre. Ceci a été popularisé au 19ème siècle par la presse écrite. Les dates furent décalées au 25 décembre, puis, en 1931, Coca Cola propulsa le Père Noël ROUGE, en le dessinant, le mettant en scène, et ce durant 35 ans ! Malgré l’opposition de l’église, le Père Noël ne fut plus détrôné jusqu’à ce jour, au grand dam du « petit jésus », dont la crèche a bien du mal à garder une place sous le sapin. Le sapin, les boules de Noël, les guirlandes, la bûche, chaque symbole a une histoire bien à lui. La bûche de Noël était à l’origine une bûche de bois allumée plusieurs jours, dont on surveillait les flammes pour prédire les moissons et les morts. Les boules étaient à l’origine des pommes, mais lors d’un hiver très rude, les pommes furent remplacées par des boules de verre… Pour conclure, cette fête de Noël n’a aucun fondement ni dans l’Islam, ni dans le christianisme, ni dans le judaïsme.

Mais même si cette fête ne tient pas ses bases dans la religion, cette fête est devenue importante depuis des siècles chez les chrétiens. Le 24 décembre, une messe est célébrée, le lendemain il est coutume de se retrouver en famille, et de s’offrir des cadeaux. Comment se situer, en tant que musulman ?

Grands-parents chrétiens ?

Il n’est pas évident, pour les parents convertis issus de famille chrétiennes, de rompre les traditions familiales. Nous sommes chacun à une étape de notre cheminement, l’important est de ne pas stagner, et de se remettre en question chaque jour. L’heure n’est pas au jugement. Certains jeunes convertis fêtent peut être encore les fêtes de fin d’année avec leur famille, d’autre évitent le réveillon et passent quelques heures avec leur proche le 25, certains appellent uniquement afin de souhaiter une joyeuse fête, afin de ne pas rompre les liens… Allah préfère les petits efforts, lorsqu’ils sont constants. Notre but en tant que croyant est de contenter Le Très Haut. Et de délaisser ce qui lui déplaît, ce qu’Il nous a interdit. Notre but est de nous rapprocher de la satisfaction du Très Miséricordieux, et d’agir en connaissance de cause. Nous devons réfléchir à nos situations, et à la manière dont nous pourrions faire évoluer ces situations à notre avantage, tout en respectant nos proches, qui eux n’ont pas changé. Voici ci dessous deux avis, tiré du site la maison de l’Islam. Ibn ul-Qayyim est d’avis qu’on ne peut ni assister ni souhaiter une joyeuse fête à nos proches, voisins et collègues.

Ibn ul-Qayyim écrit en susbtance : « Ce qui précède concerne le fait de les féliciter à propos de choses communes aux humains. En revanche, les féliciter à propos des symboles de leur religion est interdit à l’unanimité. Par exemple les féliciter pour leurs fêtes ou leur jeûne, et leur dire alors : « Joyeuse fête ! » etc. Si celui qui dit ceci ne tombe pas lui-même dans le kufr, il commet au moins un interdit. C’est comme si on félicitait ce non musulman pour sa prosternation devant la croix« (Ahkâmu ahl-idh-dhimma, pp. 205-206).

Al-Qardhâwî émet un avis plus nuancé, prenant en considération le contexte social, et donc, de fait, la condition des convertis.

Il écrit en substance : « Je sais que certains savants, comme Ibn Taymiyya dans son livre Iqtidhâ us-sirât al-mustaqîmi mukhâlafata as’hâb il-jahîm, ont été sévères à propos des fêtes des non-musulmans. Je suis moi aussi d’avis qu’un musulman ne doit pas célébrer une fête religieuse non-musulmane. Certains musulmans se sont mis à fêter Noël comme ils fêtent la Eid ul-fitr et la Eid ul-adh’hâ. (…) Or nous musulmans célébrons nos fêtes religieuses et eux célèbrent les leurs » (Fatâwâ mu’âssira tome 3 pp. 672-673).

Al-Qardhâwî poursuit : « Mais je ne vois pas de mal à ce que un musulman souhaite une bonne fête à un non-musulman lorsque tous deux sont parents, voisins ou collègues : ce sont des cas où les relations humaines nécessitent cela.« Et il souligne : « Leur souhaiter bonne fête ne revient pas à reconnaître vrai ce qu’ils font, ni à être d’accord avec leurs croyances ou leurs pratiques religieuses. Il ne s’agit que de paroles de courtoisie, relevant de bonnes relations humaines« (Fatâwâ mu’âssira tome 3 pp. 672-673).

Il explique d’autre part qu’aujourd’hui, pour une grande partie des occidentaux, Noël n’est plus vécu comme un phénomène religieux mais comme un phénomène traditionnel à l’occasion duquel ils se réunissent, se font des cadeaux et prennent ensemble un repas.

Il est important de se poser les bonnes questions maintenant, pas seulement pour nous, mais également pour nos enfants. Car si nous fêtons Noël, cela implique que nous adhérons à des principes qu’il sera dur de soustraire de l’esprit de nos enfants une fois adulte.

Comment l’expliquer à mes enfants ?

« (…) Il existe un jour de fête pour chaque peuple, et celui-ci (le jour de Ide oul Fitr) est le notre. » (Boukhâri). Cette phrase résume à peu près tout. Si en tant que parent nous sommes à la hauteur des attentes de nos enfants, si nous réussissons à combler leur besoin d’appartenance, à préserver leur nature primordiale (Fitrah), nous aurons accomplit le plus gros du travail.

L’Homme, dans sa nature primordiale, a besoin de faire la fête, d’être enjoué, joyeux, heureux. Il est naturel qu’un enfant ne fêtant pas comme il se doit les deux fêtes de l’Aïd envie ses camarades de classe lorsque les fêtes de fin d’année arrivent. Mais un enfant qui aura eu « le plein de fête » ne connaîtra qu’une frustration positive fasse aux enfants fêtant Noël, comme les enfants non musulmans peuvent ressentir une envie passagère lors de nos fêtes musulmanes d’ailleurs. L’être humain est une sorte de réservoir. Le plein d’amour, de sécurité, d’appartenance, de bonheur… et il peut avancer, sûr de lui et de ce qu’il est si Dieu le veut bien.

La différence entre nos fêtes est la médiatisation, les décorations communales, et les rayons des hyper et super débordant de cadeaux plus merveilleux les uns que les autres pour les enfants en fin d’année. Il est possible d’expliquer cela aux enfants, et ce dès le plus jeune âge afin qu’ils comprennent et intègrent non pas la société pour la singer, mais les faits pour participer à l’évolution de cette même société. Noël, c’est une grande fête en France, pour les chrétiens mais pas seulement. C’est une grande fête pour tous ceux qui ont besoin de faire partie d’un tout ne sachant plus ce qu’ils sont. Nous savons qui nous sommes. Et Dieu, dans sa grande Clémence, a offert deux fêtes aux musulmans, deux fêtes lors desquelles nous pouvons faire de grandes choses, cela ne tient qu’à nous.

Anas (radhia Allâhou anhou) rapporte que lorsque le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) arriva à Médine, il constata qu’il y avait deux jours durant lesquels les gens avaient l’habitude de faire la fête. Le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) demanda: « Que sont donc ces deux jours ? » Les gens dirent: « Nous avions l’habitude de les célébrer durant la période de l’Ignorance. » Le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) répliqua alors: « Allah vous a donné en échange deux jours bien meilleurs que ces deux là, le jour de Ide oul Adha et le jour de Ide oul Fitr. » (Aboû Dâoûd).

Cette année, réfléchissons à comment tendre vers le mieux. Comment nous pourrions nous réapproprier notre identité en cette fin d’année, tout en respectant nos amis, voisins et collègues non musulmans. Comment nous pourrions expliquer aux grands-parents chrétiens que ne pas célébrer Noël en leur compagnie ne remet en cause que vous, et que vous ne souhaitez plus attendre de telles occasions pour leur prouver votre amour, votre respect. Offrez leur un cadeau sans raison particulière, invitez les, selon les caractères de chacun… Faites un pas vers Allah il accourra vers vous ! SubhanALLAH !

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Palestine : L’ONU adopte une résolution contre la colonisation dans les territoires palestiniens.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution demandant à Israël de mettre un terme à sa politique de colonisation dans les territoires palestiniens et à Jérusalem-Est.

Reportage vidéo a voir sur www.mouslimradio.info.
w w w . m o u s l i m r a d i o . i n f o .

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France : Attentat de Nice: le selfie du tueur de Nice avec Christian Estrosi .

Media­part fait de nouvelles révé­la­tions acca­blantes sur la sécu­rité, le soir du funeste 14 juillet 2016. Et publie un cliché de l’auteur du massacre, Moha­med Lahouaiej Bouh­lel, avec l’ancien maire de la ville.

Le cliché est flou, quelque peu sombre et aurait pu être tota­le­ment privé et anodin. Mais à s’y pencher de plus près, c’est une véri­table bombe média­tique. Media­part a mis la main sur un selfie pris par l’au­teur de l’at­ten­tat du 14 juillet dernier à Nice. On voit ainsi Moha­med Lahouaiej Bouh­lel sur la gauche, fixant la caméra, un sourire discret aux lèvres, et à droite, Chris­tian Estrosi, l’an­cien édile de la ville, tout aussi décon­tracté, en chemise claire et veste de costume noire. Mêlé à la foule, pous­sant le vice jusqu’à faire, l’air de rien, une photo avec un élu de la Répu­blique, le terro­riste a immor­ta­lisé cette scène un an avant de passer à l’acte.

L’at­taque sanglante sur la Prome­nade des Anglais, qui a coûté la vie à 86 personnes, serait le fruit d’in­vrai­sem­blables ratés en matière de sécu­rité, révèle par ailleurs nos confrères. Ils pointent en premier lieu une chose effa­rante : le terro­riste a pu circu­ler en toute quié­tude avant son carnage avec son camion de 19 tonnes, au point de faire onze repé­rages sur les lieux, histoire de mieux calcu­ler et peau­fi­ner la trajec­toire qu’il ferait prendre à son arme roulante ultra destruc­tive.

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France : Caen, une mosquée au nom de la Vierge Marie (Maryam).

A la veille de Noël commémorant pour les chrétiens du monde la naissance de Jésus (Paix sur lui), il convient de rappeler -car beaucoup de chrétiens ne le savent pas- la place toute particulière de ce messager et sa famille chez les musulmans. La croyance en tous les prophètes sans distinction aucune est le quatrième pilier de la foi dans le dogme islamique.

Ainsi par exemple dans le Saint-Coran, il y a tout un chapitre (Sourate) dédié à La Vierge Marie (NDLR, Maryam en arabe) portant le même nom. Et la troisième plus grande sourate du Coran se prénomme «La Famille d’Imran» (La famille de Jésus). Au verset 42 de cette même sourate, on peut lire :

«(Rappelle-toi) quand les Anges dirent: «Ô Marie, certes Dieu t’a élue et purifiée; et Il t’a élue au-dessus des femmes des univers»

Dans Sourate « Marie », le Coran raconte le récit de la naissance de Jésus (Paix sur lui) en ces termes :

(Mentionne, dans le Livre (le Coran), Marie, quand elle se retira de sa famille en un lieu vers l’Orient.
Elle mit entre elle et eux un voile. Nous lui envoyâmes Notre Esprit (Gabriel), qui se présenta à elle sous la forme d’un homme parfait. Elle dit: «Je me réfugie contre toi auprès du Tout Miséricordieux. Si tu es pieux, [ne m’approche point].»

Il dit: «Je suis en fait un Messager de ton Seigneur pour te faire don d’un fils pur». Elle dit: «Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m’a touchée, et que je ne suis pas prostituée?»

Il dit: «Ainsi sera-t-il! Cela M’est facile, a dit ton Seigneur! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C’est une affaire déjà décidée». Elle devint donc enceinte [de l’enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné.

Puis les douleurs de l’enfantement l’amenèrent au tronc du palmier, et elle dit: «Malheur à moi! Que je fusse morte avant cet instant! Et que je fusse totalement oubliée!»
Alors, il l’appela d’au-dessous d’elle(5), [lui disant:] «Ne t’afflige pas. Ton Seigneur a placé à tes pieds une source. Secoue vers toi le tronc du palmier: il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres. Mange donc et bois et que ton œil se réjouisse! Si tu vois quelqu’un d’entre les humains, dis [lui:] «Assurément, j’ai voué un jeûne au Tout Miséricordieux: je ne parlerai donc aujourd’hui à aucun être humain».

Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent: «Ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse! «Sœur de Hārūn(6), ton père n’était pas un homme de mal et ta mère n’était pas une prostituée».

Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent: «Comment parlerions-nous à un bébé au berceau?» Mais (le bébé) dit: «Je suis vraiment le serviteur d’Allah. Il m’a donné le Livre et m’a désigné Prophète. Où que je sois, Il m’a rendu béni; et Il m’a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la Zakāt(7); et la bonté envers ma mère. Il ne m’a fait ni violent ni malheureux. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant.»

Tel est Issa (Jésus), fils de Marie: parole de vérité, dont ils doutent. Il ne convient pas à Allah de S’attribuer un fils. Gloire et Pureté à Lui! Quand Il décide d’une chose, Il dit seulement: «Sois!» et elle est. Certes, Allah est mon Seigneur tout comme votre Seigneur. Adorez-le donc. Voilà un droit chemin»)

DES MOSQUÉES AU NOM DE LA VIERGE MARIE EN FRANCE

Nombreuses sont les mosquées au nom de «Jésus Fils de Marie» ou «La Vierge Marie» dans le monde. En France, la salle de prière musulmane de Maromme en Seine-Maritime porte le nom de «Marie La Sainte Vierge». Mais sans doute, la plus grande mosquée qui symbolisera l’esprit de coexistence entre chrétiens et musulmans se situe dans la ville Caen. Une mosquée au nom de Marie (Maryam) s’érige dans le quartier de la Guérinière, à quelques centaines de mètres de l’église du Sacré Cœur.

Un symbole fort car c’est dans une petite salle paroissiale au sous sol de cette église que les musulmans ont pratiqué leur culte pendant 25 ans.

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Belgique : Ingérences de l’Etat belge dans le culte musulman : stop ou encore ?

L’islam est au coeur de nombreuses questions et polémiques qui agitent le débat public : lutte contre le radicalisme, pratiques vestimentaires à caractère religieux, abattage rituel, viande halal dans les cantines scolaires… Mais il est une question importante qui revêt un caractère structurant s’agissant de la place qu’occupe l’islam dans notre pays et de l’impact que cela peut avoir sur la manière d’aborder les débats de société liés à ces questions. Il s’agit de l’institutionnalisation de l’islam et plus particulièrement de son processus, ce dernier ayant débuté en 1998 par l’organisation d’élections au sein des communautés musulmanes en vue de désigner un organe chef de culte.

Le dernier acte de ce processus émaillé d’ingérences des pouvoirs politiques belge et étrangers s’est produit le 15 février dernier : le ministre de la Justice et ministre en charge des Cultes, Koen Geens, a pris un nouvel arrêté royal « de reconnaissance de l’Exécutif des Musulmans de Belgique » (pour le texte intégral, cliquez ici).

C’est dans ce contexte que l’EMB a changé de président. Avant de procéder à l’examen de l’arrêté royal proprement dit, il convient d’épingler une irrégularité que la classe médiatique n’a pas jugé utile de relever : alors que, comme tout conseil d’administration, l’EMB doit être présidé par une personne qui en est membre, le nouveau président de cet organe, quelle que soit l’opinion qu’on peut par ailleurs avoir à son sujet, n’en est justement pas membre. En d’autres termes, voilà une personne qui se retrouve propulsée au rang de “président de conseil d’administraton” sans avoir été, au préalable, membre de ce dernier. Cette irrégularité hypothèque dès le départ les perspectives d’apaisement dans ce dossier épineux et délicat et entraîne un sérieux problème de légitimité.

Cela étant dit, un des changements notables qu’apporte le nouvel arrêté royal est la fin de la désignation nominative des membres de l’EMB. Cette pratique constituait une ingérence doublée d’une discrimination.

Ingérence car (possible) screening : le gouvernement se réservait le droit de choisir lui-même ses interlocuteurs parmi les candidats.
Discrimination car traitement réservé au seul culte islamique : les arrêtés royaux « de reconnaissance » visant les autres « cultes reconnus » se sont toujours limités à reconnaître l’organe gestionnaire du temporel du culte et non ses membres individuellement.

La fin de cette pratique parfaitement contraire au principe de neutralité est donc une bonne nouvelle. Elle concrétise une des réformes dont nous avons plaidé la mise en oeuvre dès 2009.

Un autre changement tout aussi notable qu’apporte cet arrêté royal est l’abrogation des précédents arrêtés royaux « de reconnaissance » : celui du 3 mai 1999 – le tout premier – bien sûr, mais également le plus récent, celui du 2 avril 2014.

Ce dernier était contesté devant le Conseil d’Etat en ce qu’il contenait notamment des dispositions à travers lesquelles l’Etat belge se rendait coupable d’immixtion directe dans le fonctionnement interne de l’EMB. En effet, il lui imposait un règlement d’ordre intérieur prévoyant la participation à la gestion de l’EMB d’un groupe de personnes qui n’y avaient pas la qualité de membres élus. Compte tenu de cette ingérence, nous avions logiquement soutenu le recours auprès du Conseil d’Etat. Dans le cadre de ce recours, un avis favorable aux requérants a été rendu par l’auditeur (généralement suivi par les magistrats du Conseil d’Etat) dans lequel l’ingérence contestée est clairement épinglée. On se dirigeait naturellement vers une annulation (partielle) de l’arrêté du 2 avril 2014.

C’est également à la lumière de ce développement qu’il faut comprendre la précipitation du gouvernement à “abroger” l’arrêté royal 22 mois après son adoption. Cette abrogation a pour conséquence de rendre sans objet le recours pendant et, dès lors, d’échapper à une condamnation et de passer pour un acteur positif dans ce dossier. Pourtant, nous verrons plus loin que le gouvernement Michel, en matière d’ingérence, n’a rien à envier à ses prédécesseurs.

Le nouvel arrêté royal comporte un long exposé des motifs qui permet de situer la logique qui surdétermine son adoption et l’orientation que le gouvernement souhaite voir l’EMB prendre. En passant bien entendu sous silence la responsabilité écrasante des pouvoirs publics dans les difficultés que connaît le processus d’institutionnalisation de l’islam en Belgique depuis sa mise sur les rails en décembre 1998, et même bien avant.

Certes, la majorité des acteurs musulmans impliqués dans ce processus ne parviennent pas à comprendre (ou, pour certains, ignorent délibérément) ce qu’implique (et n’implique pas) la gestion du « temporel » du culte. Mais, à certains moments importants de ce processus, l’Etat belge s’est fourvoyé dans une série d’ingérences qui ont complètement (et peut-être irrémédiablement) hypothéqué une saine application de la loi de 1870 sur le temporel des cultes au culte islamique.

Il est pourtant évident qu’une refondation du processus d’institutionnalisation de l’islam en Belgique sur des bases saines ne peut réussir qu’à la condition de dresser un vrai bilan de la période passée et de dresser un inventaire des erreurs et responsabilités.

Ce nouvel arrêté royal établit un lien étroit entre l’urgence qui préside à son adoption et la lutte contre le « radicalisme »/la « radicalisation » d’une part, les attentats de Paris d’autre part. Il postule par ailleurs que l’EMB doit représenter “les différents courants de l’islam en Belgique”. Il lui assigne des missions en matière de lutte contre le radicalisme qui le font sortir de son cadre institutionnel.

En effet, l’EMB est un organe administratif chargé, conformément au prescrit de la loi du 19 juillet 1974 portant reconnaissance des administrations chargées de la gestion du temporel du culte islamique, de… la gestion du temporel du culte islamique. Il est dans ce cadre, et dans ce cadre seulement, l’interlocuteur du gouvernement. Contrairement à ce que stipule l’article 1er du nouvel arrêté royal, l’EMB n’est donc pas l’“organe représentatif du culte islamique en Belgique”.

De nombreux observateurs s’interrogent sur la non-­visibilité de l’EMB. A contrario, ces même interrogations ne sont jamais soulevées s’agissant, par exemple, de la non­-visibilité du Consistoire israélite de Belgique quand il est question de l’occupation israélienne en Palestine. Personne n’attend de l’organe gestionnaire du temporel du culte israélite qu’il joue un rôle sociétal, politique ou de représentation des différents courants du judaïsme. Et tant mieux ! Ce n’est pas son rôle. D’autres acteurs de la société civile sont légitimement en situation de le faire.

Pourquoi donc se pose-­t-on la question pour l’organe gestionnaire du « temporel » du culte islamique et pas pour les autres, alors qu’il s’agit de ses homologues ? Le fonctionnement normal d’un organe gestionnaire du temporel du culte islamique, c’est qu’il soit invisible autant que les organes gestionnaires du temporel des autres cultes reconnus, qu’il s’occupe de ses prérogatives énumérées par la loi, qu’il reste à l’écart des actualités politiques, idéologiques qui sortent de ses missions. Condamner, de même qu’applaudir, cela sort de ses missions et ce n’est pas son rôle.

En tant qu’organe gestionnaire du temporel, l’EMB n’est pas un syndicat, pas le représentant des musulmans, pas un organe politique ni théologique. Les observateurs et acteurs politiques qui cherchent à tout prix à faire endosser par l’EMB l’un quelconque de ces rôles portent aussi une responsabilité dans la dérive qui gangrène ce processus.

Cette dérive est largement présente dans l’exposé des motifs du nouvel arrêté royal qui stipule que l’EMB “doit prendre ses responsabilités, et ce sans opposition en interne”. Cette formule maladroite en guise d’injonction illustre parfaitement cette volonté d’immixtion du pouvoir politique dans le fonctionnement interne de l’EMB, et dès lors que ce dernier se voit conférer un rôle de “représentation des différents courants de l’islam en Belgique”, il est parfaitement illusoire d’exiger l’absence d’opposition aux choix et orientations que cet organe est et sera amené à concrétiser. De manière plus générale, ce nouvel arrêté royal de reconnaissance redéfinit les missions de cette administration chargée de gérer le temporel du culte islamique et cherche à l’embrigader dans une lutte contre le radicalisme et le terrorisme. Voilà sans doute l’une des plus graves dérives de cette réforme.

L’exposé des motifs du nouvel arrêté royal stipule aussi que « le culte doit pouvoir déterminer son fonctionnement en interne », mais il impose pourtant à l’EMB, en son article 1er, une organisation interne basée sur deux collèges linguistiques, un francophone et un flamand. La question n’est pas de savoir si ce mode d’organisation interne est le plus approprié mais de savoir s’il revient à l’Etat de l’imposer, sous peine de violer une fois encore le principe de non-ingérence.

Contrairement à ce que stipule l’exposé des motifs du nouvel arrêté royal, la “nomination des imams” ne fait pas partie des missions “fonctionnelles” de l’EMB. Il revient à chaque communauté locale organisée au sein d’une mosquée de choisir, de façon indépendante, son imam. S’agissant des communautés locales reconnues, c’est plus précisément le comité de gestion de la mosquée qui dispose de cette prérogative.

Enfin, l’article 2 du nouvel arrêté royal stipule que l’EMB « représente les communautés islamiques reconnues dans leurs rapports avec l’autorité civile ». Cela pose deux questions.

Premièrement, avaient également participé à l’élection de 2014 les mosquées non reconnues. Celles-ci sont soit en attente de reconnaissance, soit réticentes ou désintéressées à l’idée d’une reconnaissance. Les mosquées, tant reconnues que non reconnues, avaient désigné 60 délégués, qui forment l’Assemblée générale des musulmans de Belgique. A son tour, l’Assemblée a élu les 17 membres de l’EMB.

Si nous considérons que l’EMB doit en effet être constitué à partir des mosquées, nous pensons que cela doit se limiter à celles qui sont reconnues ! Permettre que prennent part à la gestion du temporel de culte musulman des représentants de mosquées non reconnues, c’est aller à l’encontre même du processus d’institutionnalisation. C’est un peu comme si, demain, la Suisse disposait d’un Commissaire européen sans qu’elle ne fasse partie de l’Union européenne. Une pure aberration institutionnelle.

Deuxièmement, l’EMB n’a en aucun cas comme mission légale de “représenter” les mosquées reconnues. Il est vrai qu’une mosquée qui souhaite se faire reconnaître par les pouvoirs publics doit adresser auxdites autorités un dossier de demande qui transite par l’EMB (ce qui ne signifie pas que l’EMB a un quelconque droit de veto ni même de regard). En revanche, une fois la mosquée reconnue, son interlocuteur ce sont les pouvoirs publics directement. Elle n’est nullement sous la tutelle de l’EMB, contrairement à ce que prône le nouvel arrêté royal qui, ce faisant, s’écarte une énième fois du prescrit légal.

Si le nouvel arrêté royal met fin à certaines formes d’ingérence, on le voit, il en consolide d’autres voire en ajoute de nouvelles, le tout dans un cadre qui perpétue toutes les confusions qui contribuent depuis plus de 15 ans à l’embourbement de l’EMB et plus largement du processus d’institutionnalisation de l’islam en Belgique dans une dérive qui fait office de tunnel sans bout. Or, il est temps de rompre radicalement avec la logique d’ingérence structurelle de l’Etat belge dans le fonctionnement interne de l’organe gestionnaire du temporel du culte islamique.

Depuis 2004, nous dénonçons les nombreuses ingérences du pouvoir politique dans l’organisation interne du culte musulman. C’est ainsi qu’en 2005, nous avons introduit une action auprès du Conseil d’Etat qui a contribué à faire évoluer positivement le processus d’institutionnalisation de l’islam. Nous visons en particulier le retrait des catégories ethniques. L’arrêté royal du 15 février 2016 s’inscrit dans cette tradition d’ingérence que conteste actuellement une série de requérants devant le Conseil d’Etat. Nous soutenons pleinement cette action.

Après 18 années d’égarement dans le traitement du processus d’institutionnalisation de l’islam en Belgique, il est temps de revenir tant au prescrit légal de la gestion du temporel du culte islamique qu’à sa philosophie. C’est la seule voie de nature à permettre de relever le défi d’une normalisation de la place de l’islam dans notre société. C’est la seule voie de nature à permettre de dégager l’islam de toute forme d’ingérence et de se concentrer sur les besoins temporels communs à tous les citoyens belges de confession musulmane. Il n’est pas trop tard, mais le temps presse !

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####### Aujourd’hui en Palestine #######
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Aujourd’hui en Palestine, Voici les principaux titres du site d’information, C P I, Centre Palestinien D’Information.

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La Commission des Oulémas et prédicateurs, dans la ville occupée de Jérusalem, a salué la résolution du Conseil de sécurité appelant à une cessation d’activités de colonisation israélienne dans les territoires palestiniens étant illégales.
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La Bulgarie clôture le fichier de Naif et prétend qu’il a été suicidé
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Colonisation : Netanyahu n’appliquera pas la résolution du Conseil de sécurité
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Le prédicateur d’al-Aqsa appelle à s’attacher aux principes et lieux saints
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L’occupation prolonge la détention du frère du martyr Mesbah Abou Sabih
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Un colon blessé dans une attaque au couteau au sud de Bethléem
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Un mineur jérusalémite arrêté devant sa maison
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Deux enfants de Jérusalem assignés à résidence par l’occupation
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L’occupation installe des caméras de surveillance près du 3ème site le plus saint de l’islam
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L’armée israélienne envahit plusieurs zones en Cisjordanie
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Khudari: 2016 était la pire année pour la bande de Gaza
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L’occupation réprime les marches de la Cisjordanie
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Hamas: la résolution du Conseil de sécurité est une victoire pour le peuple palestinien
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L’Égypte retire sa résolution contre les activités israéliennes de colonisation
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Les autorités israéliennes libèrent les corps de neuf martyrs palestiniens
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Le Conseil de sécurité exige l’arrêt de la colonisation après l’abstention des Etats-unis
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France : L'élu converti à l'islam privé de responsabilités au FN

Maxence Buttey n’exerce plus aucune responsabilité au sein du Front national. Le jeune élu frontiste, qui était menacé d’exclusion en octobre dernier après avoir annoncé sa conversion à l’islam, a appris le 5 décembre que le mouvement d’extrême droite lui retirait ses fonctions de responsable dans la 3e circonscription en Seine-Saint-Denis, apprend-t-on par Le Point.

« Tout cela, en catimini, grâce à un simulacre de vote. Maxence Buttey a été congédié par mail sans possibilité de faire valoir son point de vue », informe-t-on.

Initialement, le FN avait décidé, non sans grands débats internes, de ne pas sanctionner le conseiller municipal de Noisy-Le-Grand après la diffusion d’une vidéo que ses amis politiques jugeaient « prosélyte ». Grâce à Florian Philippot, vice-président du mouvement, sa suspension avait été levée fin octobre pour mettre fin à la polémique. Et faire croire au passage que le parti n’aurait aucun problème avec l’islam et ses fidèles.

Au bout du compte, le FN a décidé de ne pas en rester là concernant le cas de Maxence Buttey. Sa fidélité constante à Marine Le Pen et à ses idées n’a pas été récompensée. Maxence Buttey s’est en effet déplacé à Lyon à l’occasion du congrès du FN les 29 et 30 novembre à l’issue duquel la fille de Jean-Marie Le Pen a été élue présidente avec 100 % des voix, constate notre rédaction. L’élu continue pour le moment de porter l’étiquette FN en tant que conseiller municipal.