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Flash info du 12 Rabi Al Awwal 1438.

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France : Quand une classe du 93 n’est pas la bienvenue au musée d’Orsay.

Une enseignante de Seine-Saint-Denis dénonce le traitement de ses élèves par les gardiens du musée.

« Fermez vos gueules ! Fermez vos gueules ! » Marianne Acqua n’en croit pas ses oreilles. Quand cette professeure d’histoire-géo du lycée Maurice Utrillo de Stains (Seine-Saint-Denis) arrive dans la salle d’exposition du musée d’Orsay où sont regroupés les membres de sa classe de première bac professionnel vente, venue étudier l’histoire des ouvriers au XIXe siècle, mercredi 7 décembre, elle les retrouve médusés dans un coin. Elle raconte à « l’Obs » :
« Je fermais la marche du groupe avec une collègue et j’ai été accueillie par les injures d’un gardien de salle, visiblement très remonté contre mes élèves. Il n’arrêtait pas de leur ordonner de se taire… alors qu’ils étaient immobiles et silencieux comme des statues ! »

L’enseignante a raconté tout d’abord l’histoire dans un post Facebook qu’elle a publié en privé après l’incident, partagé près de 2.000 fois, avant de s’entretenir avec « l’Obs ».

Un dialogue de sourds s’entame ensuite entre prof et gardien, le second reprochant à la première de ne pas savoir tenir les lycéens. Après un laïus ponctué de cris et de remarques désobligeantes, le surveillant finit par quitter la salle.

Une victoire de courte durée : quelques minutes plus tard, il reparaît avec une autre gardienne à qui il assène, en aparté, désignant l’enseignante, selon des propos rapportés ici par les lycéens : « C’est quoi ces vêtements ? » « Elle n’a aucune autorité sur ses élèves », « On ne sait même pas si c’est un homme ou une femme »… Mais la gardienne ne tique pas face à ces insultes proférées par son collègue devant les adolescents, et accuse à son tour :

« Vous dérangez tout le monde, les clients du musée se plaignent, on vous entend dans tout le musée ! »

« Des accusations infondées, affirme Marianne Acqua. Si quelqu’un a été dérangé, c’est à cause des vociférations du gardien ! »
« On s’est fait suivre par quatre surveillants »

« Mais rien n’y fait, elle continue de crier », témoigne l’enseignante.
« Pendant ce temps, le premier surveillant prend mes élèves à partie et bouscule littéralement la professeure qui m’accompagne », précise-t-elle dans son post. « Nous restons aussi calmes que possible mais leurs cris attirent d’autres surveillants de salle qui se mettent, à leur tour, à hurler sur mes élèves et moi-même. La situation devient délirante. »

L’affaire dégénère encore lorsqu’un élève finit par répliquer, les nerfs à vif, face au harcèlement dont sont victimes ses accompagnatrices : « Mais vous êtes qui, vous, pour dire ça ? » Les surveillants font alors mine d’appeler la sécurité du musée, qui n’arrivera jamais. « On avait vraiment l’impression, ma collègue et moi, qu’ils cherchaient l’incident pour avoir un bon prétexte pour nous sortir », observe la prof.
« Les élèves sont juste bouche-bée, ils me regardent l’air ébahi, ils ne comprennent rien, moi non plus. Je décide d’ignorer la situation et leur dis de me suivre pour continuer la visite », écrit-elle encore.

Notre marche est silencieuse, pesante, les élèves osent à peine regarder les œuvres ou prononcer un mot. Mais ce n’est toujours pas suffisant, les surveillants nous courent après, nous demandent de nous arrêter. »

Marianne Acqua et sa collègue décident malgré tout de continuer la visite avec le petit peloton, escortés par des gardiens toujours plus nombreux. « On s’est fait suivre par quatre surveillants, qui prétendaient avoir été agressés verbalement et exigeaient notre départ sans quoi ils menaçaient de se mettre en grève. » La totale.
« Sommés de quitter les salles, les unes après les autres »

Arrivé dans une autre salle, le groupe tombe sur un cinquième gardien, étonnamment bienveillant, qui calme le jeu et décide de les conduire au premier étage du musée. « Ici, ne faites plus de bruit, mes collègues devraient vous laisser tranquilles », recommande-t-il aux élèves.

Peine perdue. Les mêmes scènes se répètent. « Dès qu’ils entrent dans une salle, ils sont suivis, engueulés pour… leur présence, sommés de quitter les salles, les unes après les autres ». « C’était incompréhensible », confie Marianne Acqua. « Mes élèves étaient complètement calmes mais on continuait de leur lancer des ‘Fermez vos gueules !' »

Cette fois, les deux enseignantes décident de quitter le musée. En parcourant les couloirs d’Orsay vers la sortie, la cohorte silencieuse passe devant d’autres classes, plus bruyantes mais moins métissées, selon la prof, mais à qui on ne reproche rien. Dehors, les lycéens sont choqués. Certains envisagent de ne plus remettre les pieds dans un musée parisien.

« Bravo, chapeau bas le Musée d’Orsay, félicitations Paris, performance réussie », écrit l’enseignante sur Facebook : « Ce n’est pas la première fois qu’on me signifie que la place de mes élèves n’est pas au musée. A Pompidou, par exemple, on m’avait suggéré que c’était à la piscine municipale que nous aurions dû aller… »

En bref, suite a la banalisation de l’islamophobie dans les divers média et surtout au gouvernement français actuel sous dominance israelienne, le peuple de france se montre sous son vrai visage, celui de l’islamophobie et la xenophobie, et cela en toute liberté, sans crainte de représaille. Liberté, égalité, fraternité, mais pas pour tous….

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Palestine : Lueur d’espoir : un récit-terrain à Gaza poignant…

Nous venons en aide aux enfants en Palestine, et nous avons rencontré Hani, voici son histoire…

Hani Abu Omera a 12 ans. Il habite à Beach Refugee Camp, un des quartiers les plus pauvres de la bande de Gaza, si ce n’est de toute la Palestine. Hani étudie dans une des écoles de l’UNRWA, bondées et aux ressources limitées. Hani et sa maman, Rehab, vivent dans une petite pièce, où ils dorment tous les 2. Hani y fait aussi ses devoirs et sa mère cuisine.

REHAB – « Je ne veux que le bonheur de mon fils »

La maman de Hani, Rehab Abu Omera, 48 ans, explique avec douleur qu’elle s’est mariée très tard, en 2004, au père de Hani, un homme assez âgé, afin d’échapper à la pauvreté et aux conditions de vie difficiles de sa famille. Son mari était un pêcheur et après trois ans de mariage, il a eu une crise cardiaque qui l’a rendu paralysé, 3 ans avant sa mort en 2010.

« J’ai perdu mon mari après 6 ans de mariage. En tant que mère, je rêve d’assurer une vie convenable et confortable pour mon fils Hani. La vie est très difficile à Gaza parce que tous les Gazaouis souffrentn de l’accès limité aux ressources, c’est pourquoi peu de gens peuvent nous aider en cas de crise ou pour les grandes occasions comme l’Aïd et le Ramadan. »

Rehab continue, les larmes aux yeux : « Je veux une vie heureuse pour mon fils Hani parce que je ne veux pas qu’il vive dans la souffrance comme moi. Mon rêve est d’avoir ma propre grande maison pour y vivre avec mon fils. J’ai tout le temps honte parce que je ne peux pas accueillir mes sœurs, frères et amis dans ma maison, à cause du manque de place. Quand c’est nécessaire, je les vois dans la maison de ma sœur.
Quand j’ai donné naissance à Hani, j’étais très heureuse, il est mon premier bonheur, j’ai considéré sa venue comme un cadeau d’Allah pour compenser mes moments douloureux.

Avec le soutien du SIF, je suis en mesure de fournir à Hani une vie simple mais de base. Depuis qu’il est né, comme beaucoup d’enfants palestiniens, Hani n’a pas eu une enfance comme les autres enfants dans le monde, notamment parce c’est un réfugié. Je me souviens de son premier jour à la maternelle, pour moi ce fût un grand moment. J’ai travaillé très dur pour fabriquer des produits artisanaux et des tricots, pour économiser de l’argent pour qu’il rentre à la maternelle. Maintenant, avec l’aide du SIF, al hamdulillah, Hani est inscrit à l’école et a des bonnes notes. Je suis inquiète quant à son travail scolaire. Les années précédentes, il obtenait de très bonnes notes. En plus de ça, Hani est un garçon très timide, il est seul et distrait. Même si Hani a seulement 12 ans, il agit comme une personne adulte et mature, à cause de nos conditions de vie difficiles. »

HANI – « Ma mère est ma vie ».

Quant à Hani, lui, nous livre qu’il aime son école, une deuxième maison pour lui : « Mon école est très grande et a un grand espace pour jouer. J’ai beaucoup d’amis à l’école, je me sens libre et heureux à l’école, je peux jouer librement et marcher, alors qu’à la maison, c’est trop petit. J’adore mon professeur de langue arabe, il est très gentil et a une manière formidable de traiter les élèves. Je peux comprendre mes leçons d’arabe facilement et il a vraiment eu un impact sur mon travail à l’école. J’ai un bon ami, Ameer, qui est très discipliné et calme. Il partage avec moi son argent quand je n’en ai pas.

Ma mère est ma vie. Je ne peux pas imaginer ma vie sans elle, parce qu’elle souffre pour moi. Je me souvient de mon père et j’ai de bons souvenirs avec lui, je me souviens quand j’avais trois ans, j’avais peur d’un chat, mais mon père m’a aidé et appris à être fort et courageux. Il m’a aussi parlé du voyage en mer que l’on a fait ensemble quand j’avais six mois. C’est pour ça que j’aime la mer. Au jardin d’enfant, ils nous donnaient des biscuits et du jus, je mangeais les biscuits et gardais le jus pour mon père, qui en raffolait sans avoir les moyens d’en acheter.

Mes hobbies sont les arts plastiques et l’artisanat, mais mon rêve est de devenir médecin pour aider les gens à guérir. Je rêve aussi de devenir riche pour acheter des maisons pour les orphelins et les gens sans abris et donner de l’argent pour les pauvres. Je souhaite que mon rêve devienne réalité. »

Dalia – Administratrice Orphelins : « Nous sommes très préoccupés ».

Nous connaissions Hani depuis 2011 et nous le voyons grandir de jour en jour. Hani est fils unique et vit dans de très mauvaises conditions. Cela a eu un impact négatif sur sa vie, bien qu’il se soit distingué à l’école, ce qui lui a donné un avenir prometteur. Mais ce n’est plus le cas maintenant. Au SIF, nous sommes très préoccupés quant à son avenir ainsi que celui de milliers d’orphelins que nous parrainons depuis de nombreuses années, parce que la situation se détériore dans la Bande de Gaza.

En tant que travailleurs humanitaires, nous travaillons dur pour aider à améliorer la vie de Hani et celle d’autres orphelins. Depuis 5 ans, le SIF fournit un soutien régulier à Hani par le biais du Projet Orphelins, des distributions de colis alimentaires pour Ramadan et de cadeaux pour l’Aïd. La maison de la tante de Hani est considérée comme le seul endroit agréable où Hani peut jouer et s’amuser.

Maysa – Travailleur social au SIF : « Hani est le seul espoir pour sa mère … »

Malheureusement, Hani vit dans une unique pièce, chose qui est mauvaise pour sa santé. Hani est poli, très calme et obéit toujours à sa mère. Il agit toujours comme s’il était plus vieux que son âge, je le vois dans ses yeux et j’en suis profondément triste. Hani et sa mère n’ont plus personne pour prendre soin d’eux depuis la mort de son père. Sa mère est tout pour lui et il fait de son mieux pour changer leurs conditions de vie en travaillant dur à l’école. Hani est le seul espoir pour sa mère …

Comment aider Hani et tous les autres enfants ?

Divers projets sont mis en œuvre par nos équipes sur le terrain pour apporter une aide concrète aux enfants palestiniens : actions de protection des enfants, réhabilitation de maisons, distribution de colis alimentaires, etc.

Pour soutenir les différents projets du Secours Islamique France, faites un don en cliquant ci-dessous.

A titre d’exemple :

Avec 25 €, vous offrez un repas complet et équilibré à 5 enfants palestiniens.

Avec 50 €, vous couvrez les besoins essentiels d’un enfant pendant 1 mois.

JE FAIS UN DON sur, https://www.secours-islamique.org
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Une fatwa déterminante d’al-Suyûtî en faveur de la célébration du Mawlid nabawî.

Les débats portant sur l’opportunité ou la licéité de célébrer l’anniversaire de la naissance du prophète (al-Mawlid al-nabawî) ne datent pas de notre époque. En témoigne la fatwa rédigée à la fin du IX/XVe siècle par le grand savant Jalâl al-Dîn al-Suyûtî (m. 911/ 1505). Avant lui, d’autres ‘ulamâ’de renom avaient déjà rédigé des livrets intitulés Mawliden l’honneur du Prophète (Ibn al-Jawzî, Ibn Kathîr…), ou avaient pris position en faveur de cette célébration.

Ainsi, Ibn Taymiyya lui-même (m. 1328) déclare t-il dans son livre Iqtidâ’ al-sirât al-mustaqîm : « Nous célébrons le Mawlidpar amour et vénération pour le Prophète ». La fatwa de Suyûtî a l’avantage d’une part de retracer l’historique de la célébration du Mawlid, d’autre part d’apporter la caution d’un savant éminent de l’islam à la reconnaissance de cette célébration.

Présentons d’abord – si besoin est – Suyûtî. C’est un ‘âlimencyclopédiste, polyvalent, qui maîtrisait maintes disciplines islamiques et a écrit par ailleurs sur les sujets les plus variés. À noter qu’il est l’auteur le plus prolifique de littérature islamique, puisqu’on lui attribue environ un millier d’ouvrages ! Dans le foisonnement de son œuvre, ce qui ressort globalement c’est son attachement au modèle prophétique muhammadien. Il s’agit pour lui, comme pour Junayd auparavant, de la seule voie menant à Dieu. Lui-même déclara que la discipline où il se sentait la plus à l’aise était celle de la « science du hadîth ».

Pour notre auteur assurément, ce modèle ne saurait être transmis uniquement par la science livresque ; il a besoin d’être vécu de l’intérieur. Suyûtî a donc pratiqué la Voie soufie, et avait pour maître un cheikh de la tarîqaShâdhiliyya, Muhammad al-Maghribî (m. 911/ 1505). Nul étonnement, donc, qu’il ait développé ici ou là la dimension ésotérique du message muhammadien.

Notre savant égyptien a ainsi établi un rapport personnel, mystique, avec la personne spirituelle du Prophète. Il affirme en ce sens avoir vu celui-ci plus de soixante-dix fois à l’état de veille (yaqazatan), ce qui constitue, dans le soufisme même, une faveur rarement accordée. Des contemporains ont d’ailleurs rapporté des visions au cours desquelles le Prophète rencontrait Suyûtî et l’appelait « shaykh al-Sunna ». Et ce dernier stipule, à l’instar d’autres soufis ou ‘ulamâ’spiritualistes, que le Prophète peut entretenir, lors de visions, tel initié de la validité ou non d’un hadîthdonné.

Aperçu historique sur la célébration du Mawlid nabawî.

Suyûtî attribue l’initiative de cette célébration à un prince sunnite, de la dynastie ayyoubide, qui régnait sur la ville kurde d’Irbil, à 80 km de Mossoul : Muzaffar al-Dîn Kökbürî. Ce prince aurait commencé à célébrer le Mawlidau tout début du VII/XIIIe siècle, soit à partir de 605/1208. D’après les chroniques de l’époque, il s’agissait d’une sorte de festival qui attirait beaucoup de monde et qui doit beaucoup, en fait, aux soufis de la région : ils animaient la cérémonie par le dhikr et le samâ‘.

On peut dire que, depuis que cette cérémonie existe en pays musulman, les dirigeants politiques avaient davantage besoin de l’appui des milieux soufis que l’inverse. Le voyageur Ibn Jubayr (m. 614) évoque, dans ses Rihal, la célébration du Mawlid pour la même période, à la Mecque.

D’autres sources affirment que les Fatimides (Égypte et Syrie) auraient été les premiers à fêter le Mawlid. Lorsqu’on sait que les Fatimides, dynastie chiite ismaélienne, étaient les rivaux des Ayyoubides sunnites, il n’est guère étonnant qu’il y ait une telle surenchère idéologique. On sait par ailleurs que le prince kurde sunnite Nûr al-Dîn Zengui (m. 1174) – l’oncle de Saladin -avait écrit un texte d’éloges, depuis Damas, en l’honneur du Prophète.

Outre le fait que la célébration organisée par Muzaffar al-Dîn Kökbürî était bien repérée dans les sources historiques (Ibn Khallikân lui a consacré une description détaillée), il est évident que Suyûtî, sunnite prononcé et légitimiste concernant la question du califat abbasside, n’allait pas promouvoir dans sa fatwa une hypothétique origine chiite à la célébration du Mawlid…

En réalité l’apparition de la cérémonie du Mawlidcorrespond historiquement aux besoins, pour la communauté musulmane, de se rassembler autour de la personne du Prophète en temps de crise : rappelons que depuis 1099, les Croisés ont investi une partie du Proche-Orient (Syrie, Palestine), et que, à l’Est, se profile de plus en plus le danger du déferlement mongol.

Contexte de la fatwa de Suyûtî.

Selon plusieurs auteurs, leMawlid nabawîconnaît son véritable développement à l’époque de Suyûtî, soit à la fin de la période mamelouke. Au Caire, la cérémonie revêt un caractère officiel, à la Citadelle, en présence du sultan mamelouk, des émirs, des ‘ulamâ’et des soufis bien sûr. Mais son aspect populaire festif n’en est pas pour autant éclipsé. Les cheikhs la célèbrent dans leur zâwiya, entourés de leurs disciples et de nombreux invités.

Nous sommes à une époque où émerge de plus en plus la notion de « Voie muhammadienne » qui doit fédérer et rassembler toutes les voies initiatiques particulières. Cependant, la question de la licéité de la célébration du Mawlidse pose encore ici ou là. De ce débat témoigne la fatwa de Suyûtî, qui vise à apporter une réponse étayée et définitive.

Cette fatwa revêt une importance particulière du fait de la renommée de son auteur de son vivant : Suyûtî délivrait des avis juridiques à la demande d’un public large qui allait de l’Inde jusqu’à l’Afrique sahélienne (al-Takrûr). Nul étonnement donc, que l’on trouve des traces de l’influence de cette fatwa jusqu’au Maghreb. La méthode de Suyûtî consiste à citer beaucoup d’autorités antérieures qui, pour la plupart, vont dans son sens. Ce référencement, on le sait, constitue le seul moyen dans la culture islamique d’asseoir son avis. Suyûtî s’appuie ainsi sur des savants reconnus tels que al-‘Izz Ibn ‘Abd al-Salâm, al-Nawawî, Ibn al-Hâjj, Ibn Hajar, etc. Mais il sait aussi donner la parole à ses adversaires doctrinaux… avant de les réfuter.

L’argumentation développée dans la fatwa.

Le texte s’intitule Husn al-maqsid fî ‘amal al-Mawlid, « La bonne intention concernant la célébration du Mawlid », et il est incorporé dans le recueil de fatwas que Suyûtî a collecté à la fin de sa vie et qui s’intitule al-Hâwî lil-fatâwî. Suyûtî y développe principalement le thème que cette célébration relève certes de l’innovation (bid‘a), mais que toute innovation n’est pas blâmable (madhmûma).

Il s’agit là au contraire d’une innovation « louable » (hasana), voire recommandée (mandûba). Suyûtî précise même que, dans certains cas, une innovation peut s’avérer obligatoire, indispensable (wâjiba). En outre, il précise que, une fois devenu prophète, Muhammad a célébré pour lui-même la ‘aqîqa, alors que son grand-père ‘Abd al-Muttalib l’avait déjà pratiquée pour lui lors de sa naissance : cet élément d’information va dans le sens de la commémoration de sa naissance par la communauté musulmane.

Le sens que revêt la commémoration de la naissance du prophète Muhammad est de rendre grâce à Dieu (izhâr al-shukr)de l’avoir envoyé comme prophète ayant apporté l’islam, et comme miséricorde à tous les êtres. Cette gratitude s’accompagne de manière toute naturelle de la joie que peuvent partager les musulmans, et plus précisément ceux qui assistent à la célébration. Et Suyûtî de mentionner que l’oncle mécréant du Prophète, Abû Lahab a son sort amélioré en enfer du simple fait qu’il se serait réjoui lors de la naissance de Muhammad. C’est donc l’intention de l’action de grâce et de la réjouissance qui doit être prise lorsqu’on organise le Mawlid.

À l’instar de savants antérieurs, Suyûtî établit la comparaison entre cette célébration et l’établissement par le calife ‘Umar Ibn al-Khattâb de la prière des Tarâwîh, lors du mois de Ramadan. On ne trouve dans tout cela, écrit-il, aucune contradiction ni avec le Coran ni avec la Sunna, car cela relève du « bel agir », de la « recherche de l’excellence » (al-ihsân). Simplement, il faut distinguer la célébration telle que la recommandent les ‘ulamâ’et les soufis, des pratiques blâmables qui ont pu s’y introduire.

A cet égard, Suyûtî donne des indications assez précises sur le contenu et le déroulement de la commémoration du Mawlid : durant tout le mois de Rabî‘ al-awwal, au cours duquel est né Muhammad, on doit pratiquer le bien, multiplier les aumônes, etc. Lors de la cérémonie elle-même, il est recommandé de se réunir pour lire le Coran, nourrir les pauvres, lire des passages de la tradition concernant la naissance du Prophète et les signes miraculeux qui l’ont accompagnée, chanter des poèmes en son éloge, et bien sûr éviter tout débordement relevant de la religiosité populaire (danse, musique…).

Lorsque l’on considère l’autorité scientifique et spirituelle de Suyûtî, et celle des savants antérieurs qu’il cite (al-‘Izz Ibn ‘Abd al-Salâm, al-Nawawî, Ibn al-Hâjj, Ibn Hajar…), on reste consterné devant l’ignorance aussi péremptoire de ces musulmans contemporains pour lesquels le Mawlid est une innovation blâmable, et qui vitupèrent contre la célébration de la naissance de celui qui fut envoyé « comme une miséricorde pour les mondes ».

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Le Sénégal condamne le revirement de Jammeh et exige “la transmission pacifique du pouvoir”.

Le Sénégal, voisin de la Gambie, a condamné vendredi soir le revirement du président gambien Yahya Jammeh, qui a rejeté les résultats de l’élection du 1er décembre, une semaine après avoir reconnu sa défaite, exigeant qu’il “organise la transmission pacifique du pouvoir”.

“Le Sénégal rejette et condamne fermement cette déclaration”, selon un communiqué de son ministre des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye, disant avoir appris “avec surprise” cette remise en cause par M. Jammeh de sa propre reconnaissance des résultats une semaine auparavant.

“Le Sénégal exige que le président sortant respecte sans condition le choix démocratique librement exprimé par le peuple gambien, qu’il organise la transmission pacifique du pouvoir et qu’il assure la sécurité et l’intégrité physique du président nouvellement élu”, Adama Barrow, candidat d’une large coalition d’opposition.

Il “engage instamment la Cédéao (Commission économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, NDLR) l’Union africaine et les Nations unies à oeuvrer ensemble et prendre toutes les mesures qu’imposent la sauvegarde des résultats du scrutin présidentiel en Gambie et le respect de la souveraineté du peuple gambien”.

Par ailleurs, Dakar “met solennellementen garde contre toute atteinte à la sécurité des ressortissants sénégalais vivant en Gambie”, petit pays d’Afrique de l’Ouest enclavé dans le territoire sénégalais hormis sa façade atlantique.

Dans sa déclaration télévisée vendredi soir, M. Jammeh a assuré que “l’intervention de puissances étrangères ne changerait rien”.

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Gambie : Yahya Jammeh ne reconnait plus sa défaite.

Le président gambien sortant Yahya Jammeh a annoncé vendredi qu’il ne reconnaissait pas les résultats de l’élection du 1er décembre, une semaine après avoir reconnu sa défaite face à l’opposant Adama Barrow, dans une déclaration télévisée.

“Tout comme j’ai loyalement accepté les résultats, en croyant que la Commission électorale était indépendante, honnête et fiable, je les rejette dans leur totalité”, a affirmé M. Jammeh, dénonçant des “erreurs inacceptables” de la part des autorités électorales.

“Laissez-moi répéter: je n’accepterai pas les résultats sur la base de ce qui est arrivé”, a-t-il dit, appelant à la tenue d’un nouveau scrutin.

M. Jammeh a dénoncé une erreur de comptabilisation reconnue par la Commission électorale indépendante (IEC), accordant la victoire à M. Barrow, mais avec moins de voix d’avance qu’annoncé initialement et fait état d’”enquêtes” sur l’abstention qui ont révélé, selon lui, que de nombreux électeurs n’avaient pu voter en raison d’informations erronées.

Cette annonce bouleverse la situation en Gambie, où la population profitait d’une liberté inédite, à la perspective d’une alternance démocratique, après 22 ans de pouvoir sans partage de Yahya Jammeh.

La veille, le président élu s’est prévalu du soutien du chef de l’armée, le général Ousman Badjie, et a annoncé la création d’une Commission Vérité et Réconciliation.

Dans une déclaration télévisée diffusée le soir du 2 décembre, Yahya Jammeh avait, à la surprise générale, reconnu sa défaite et avait téléphoné à Adama Barrow devant les caméras pour le féliciter pour sa victoire.

Les pressions pour poursuivre Yahya Jammeh et les dignitaires du régime, accusés de nombreuses violations des droits de l’Homme, représentent un des principaux défis pour le nouveau pouvoir, déterminé à une transition pacifique.

Dans un entretien avec des médias français le 3 décembre, M. Barrow a exclu toute “chasse aux sorcières”, affirmant que son prédécesseur pourrait “vivre en Gambie en tant que citoyen ordinaire”.

Plusieurs dizaines de militants de l’opposition, dont Ousainou Darboe, le chef de la principale formation d’opposition le Parti démocratique uni (UDP), arrêtés pour avoir participé à des manifestations non autorisées en avril et en mai, ont été libérés sous caution cette semaine.

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Présidentielle au Ghana : John Dramani, le président sortant, concède sa défaite.

Le président du Ghana, John Dramani Mahama, qui était en lice pour un second mandat, a appelé le chef de l’opposition, Nana Akufo-Addo, pour le féliciter vendredi soir de sa victoire à la présidentielle, a annoncé le porte-parole de son parti.

“Oui, il a concédé sa défaite”, a déclaré George Lawson, porte-parole du Nouveau congrès démocratique (NDC), à l’AFP, alors que l’opposition fêtait déjà sa victoire dans les rues d’Accra, à coups de feux d’artifice.

“Il a appelé pour concéder sa défaite et nous sommes extatiques”, a confirmé la porte-parole du principal parti d’opposition, le Nouveau Parti Patriotique (NPP), Oboshie Sai Cofie.

Des centaines de partisans, habillés de blanc des pieds à la tête, se sont rassemblés devant la modeste résidence de M. Akufo-Addo, pour célébrer leur victoire, 48 heures après la fermeture des bureaux de vote.

Ils dansaient depuis des heures déjà, pour fêter une victoire qui s’annonçait plus que certaine, selon les prévisions de médias locaux, tout au long de cette longue attente.

Le candidat du NPP, qui se présente pour la troisième fois à la magistrature suprême, a déjà prononcé jeudi soir un discours triomphant s’affirmant vainqueur de l’élection présidentielle, alors que ni la Commission électorale, ni le parti du président sortant (NDC) n’avaient fait d’annonce officielle.

Vendredi soir, la Commission a confirmé la tendance, sans donner de score officiel.

“C’est mon rôle et mon privilège de déclarer Nana Addo Akufo Addo président de la république du Ghana”, a annoncé Charlotte Osei, présidente de la Commission électorale.

“Je pense que les Ghanéens peuvent être extraordinairement fiers”, a déclaré l’un des observateurs du scrutin, Johnnie Carson, de l’Institut national démocratique.

“Le Ghana s’est distingué pendant ses 25 dernières années comme étant un pays d’intégrité et de transparence”, a-t-il ajouté.

Le premier mandat de M. Mahama, figure charismatique et réputé proche du peuple, a été entaché par un ralentissement de la croissance et par des scandales de corruption au sein de l’administration.

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####### Aujourd’hui en Palestine #######
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Aujourd’hui en Palestine, Voici les principaux titres du site d’information, C P I, Centre Palestinien D’Information.

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L’ambassadeur de la Malaisie au Caire arrive à Gaza
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Le Hamas appelle l’Egypte à accélérer ses mesures visant à alléger le blocus de Gaza
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Une palestinienne arrêtée à un point de contrôle au sud de Qalqilya
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Les bulldozers israéliens ratissent les terres palestiniennes à Salfit
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Réouverture exceptionnelle du passage de Rafah pendant 3 jours
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Une marche à Jénine pour soutenir un prisonnier en grève de la faim
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Le Hamas endeuillé par la mort du penseur islamique russe Jamal Haider
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Des blessés lors de la répression des marches hebdomadaire de Kafr Kadoum et Ramallah
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L’occupation décide de restituer les corps de 7 martyrs palestiniens
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En images: 100 000 participants à la marche du Hamas au nord de Gaza
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Le FPLP promet d’entraver la réunion du Conseil national à Ramallah
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MADA: 31 violations des libertés des médias en Palestine en novembre
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Mechaal: la situation à Alep est alarmante
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Les forces d’occupation arrêtent un citoyen ayant franchi le siège sécuritaire
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L’Union Européenne condamne Israël pour la détention administrative des Palestiniens
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Des milliers de palestiniens effectuent la prière du vendredi à la mosquée al-Aqsa
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Retrouvez l’intégralité de tout ces articles sur http:// french pal info.com
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Le Centre Palestinien D’Information, sur http://french.palinfo.com

Suisse : le tribunal administratif de Saint Gall autorise le port du hijab d’une élève en classe

C’est une bonne nouvelle que les musulmans suisses ont appris ce mercredi 12 novembre. En effet, une décision du tribunal cantonal a autorisé le port du hijab d’une élève musulmane en classe. 

Cette élève âgée de 13 ans de Saint Margrethen pourra désormais étudier tranquillement tout en gardant son hijab. Après son entrée dans une école publique avec son voile, le règlement intérieur de l’établissement scolaire avait été modifié interdisant ainsi d’interdire les élèves se couvrir la tête. Ce nouveau règlement avait été modifié à la suite de la recommandation du Ministre de l’instruction publique, Stefan Kölliker du parti politique UDC, un parti conservateur dénonçant « l’islamisation » de la Suisse.

Cette décision judiciaire était très attendue, aussi bien par les concernés, le public, que par le gouvernement saint-gallois. Ce dernier, saisi par le groupe politique PDC-PEV avait annoncé qu’il attendait une décision du tribunal administratif avant de débattre et légiférer sur la question du hijab dans les établissements scolaires. Une motion a été déposée par le parti UDC auprès du Parlement pour qu’une loi constitutionnelle interdisant le hijab à l’école soit inscrite.

Des motions similaires ont été déposées dans plusieurs cantons suisses par l’UDC. Heureusement, pour l’instant, des cantons ont rejeté ces motions. La Thurgovie l’a rejetée le 29 septembre dernier. Ce canton du Nord Est de la Suisse n’interdira donc pas le hijab à l’école. Plus tôt en mai 2014, c’est le Parlement du canton de Soleure qui a dit non à l’interdiction  du hijab. Il en est de même en Argovie, où aucune base légale n’a été adoptée pour interdire le hijab. Le grand Conseil avait dit non à la motion du parti PDC en mars dernier.

Cependant, suite à la décision du tribunal administratif saint gallois, la victoire est à relativiser parce que les opposants anti-islam et anti-voile sont nombreux et engagés, mais aussi, en raison de l’argumentation des juges. En effet, pour ce tribunal cantonal, seule une mise en danger de la paix religieuse pourrait justifier une interdiction du port du hijab. Autrement dit, le cas isolé de cette élève ne constitue pas un danger pour la « paix religieuse ». Encore faut-il clarifier qu’est-ce que la paix religieuse, et si cela implique que cette autorisation a été accordée car il s’agit d’une seule élève voilée et non pas de plusieurs au sein d’un même établissement.

Notons également que le préfet de la Sarine a refusé l’autorisation sollicitée par le Conseil central islamique suisse (CCIS) pour tenir sa conférence annuelle fin novembre à Forum Fribourg, l’équivalent du Salon du Bourget francais. Cet évenement mené par Nicolas Blancho, président du CCIS, devenait le rendez vous annuel des musulmans de Suisse. Le CCIS a réagit et annoncé qu’il demandera une mesure superprovisionnelle au tribunal cantonal de Fribourg. Pour lui, la décision préfectorale est injustifiée.