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Norvège : à Oslo, le prénom Mohamed est le plus populaire

Il y a deux semaines, nous évoquions la popularité du prénom Mohamed en Grande-Bretagne, porté par 7 445 enfants. Aujourd’hui, la Norvège et plus particulièrement sa capitale, rejoint la Grande-Bretagne.

D’après une étude menée par the Statistics Norway et publiée dans le quotidien norvégien The Local, le prénom Mohamed est celui qui est le plus porté par les garçons et les hommes. Pour la première fois de l’histoire, le prénom du Prophète (‘alayhi salat wa salam) est le plus populaire à Oslo puisqu’il est porté par 4 801 personnes.

Le prénom Mohamed est plus populaire que des prénoms fréquemment donnés en Norvège. C’est ainsi que les prénoms les plus célèbres dans le pays tels que Jan et Per se classent derrière celui de Mohamed. Jan est porté par 4 667 personnes et Per par 4 155. Précisons tout de même que depuis quatre ans, le prénom du Prophète (‘alayhi salat wa salam) est classé dans les premiers prénoms masculins du pays.

La popularité du prénom Mohamed est représentative de la croissance de l’Islam à Oslo et en Norvège, bien que le nombre de musulmans dans le pays soit estimé à 150 000, représentant 3% de la population totale.

Bahreïn : les revendications anti-sunnites des autochtones

Samedi dernier, ce sont des milliers de personnes qui ont manifesté près de Manama contre la naturalisation d’étrangers sunnites. Les manifestants, autochtones issus de l’opposition chiite aux autorités sunnites du pays affirment que l’équilibre démographique et religieux du pays serait menacé par l’octroi de la nationalité à plusieurs dizaines de milliers d’étrangers sunnites au cours des dernières années.

Le royaume, petit pays insulaire composé d’un archipel est situé entre l’Arabie saoudite, l’Iran et le Qatar. Il compte plus de 65% de citoyens de confession chiite, sur une population d’un peu plus d’un million de personnes dont moins de la moitié seulement sont des bahreïnis.

Près du village chiite de Daih, les opposants ont pu manifester en présence de la police. « Les habitants autochtones de Bahreïn sont en danger », proclamaient certaines bannières. Ils ont également pu lire un communiqué, dans lequel l’opposition accuse les autorités de « suivre une politique destructrice dont le but est de remplacer les autochtones par des partisans du régime ». « La naturalisation représente une menace pour la sécurité et la stabilité de Bahreïn », affirmaient également les manifestants.

Depuis quelques mois, plusieurs ONG dénoncent le traitement des opposants chiites au régime. Après la déchéance de nationalité d’une dizaine de bahreïnis, Human Rights Watch a appelé le royaume à revoir la législation permettant de retirer leur nationalité à des dissidents pour « des considérations aussi vagues qu’arbitraires ». Manama avait adopté l’an dernier une loi visant à exclure du pays les individus accusés de « terrorisme ».

La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme et Amnesty International ont également accusé le prince du Bahreïn, Cheikh Nasser bin Hamad al-Khalifa de nombreux actes de torture « soit en les ordonnant, soit en pratiquant lui-même la torture sur certaines personnes arrêtées et emprisonnées ».

La démographie religieuse semble être une bataille d’actualité dans le petit royaume, déchiré entre sunnisme et chiisme sur fond de contestation politique.