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Le témoignage d’une enseignante dans une école musulmane

Il y a quelques jours, une nouvelle année a commencé pour les élèves mais également pour nous, enseignants. À cette occasion, je prends ma plume afin de partager avec vous chers lecteurs, quelques mots sur mon métier d’enseignante dans une école musulmane française.

Le parcours d’une jeune enseignante

Ayant toujours rêvé de devenir « maîtresse d’école » dès le plus jeune âge, allant même jusqu’à jouer à la maîtresse auprès de mon petit frère, je me suis naturellement orientée dans des études supérieures menant au métier d’enseignante. Mais au fil de mon parcours universitaire, je réalisais peu à peu que cette profession était impensable pour une musulmane en France. C’était sans compter sur l’existence d’une école primaire musulmane avec qui je me suis engagée et ce, pour la deuxième année. L’enseignement a toujours été un de mes objectifs de par son utilité mais également car c’est un domaine reposant sur une relation sociale avec les enfants, chose primordiale notamment dans la société individualiste dans laquelle nous vivons.

Par ailleurs, je ne concevais pas un enseignement en dehors d’une école musulmane et ce pour plusieurs raisons : l’aspect pratique (entre autres pouvoir me vêtir de manière à répondre à mes principes religieux de même que pouvoir prier à l’heure), l’aspect spirituel (ressentir une relation fraternelle avec les parents, les enseignantes de même qu’avec les élèves mais aussi constater que je suis utile aux enfants de la Oumma, à mes petits frères et sœurs) ainsi que l’aspect psychologique (m’épanouir pleinement dans ma profession tout en étant apaisée vis à vis de ma religion).

La rentrée scolaire s’étant déroulée il y a quelques jours, j’ai eu le plaisir de faire connaissance avec de nouveaux élèves al hamdouliLlah. Le challenge est d’autant plus important pour moi puisqu’il s’agit d’enfants de confession musulmane, dont les parents sont musulmans, des parents qui nous confient leurs enfants comme étant une « amana » comme ils le disent si bien. Je n’ai donc pas le droit à l’erreur : mon objectif est de mener ces enfants à acquérir un maximum de compétences et de connaissances mais également de les accompagner dans leur cheminement vers le savoir tout en assurant leur développement psychologique. Aujourd’hui plus que jamais, la réussite de mes élèves me tient à cœur, leur réussite étant la mienne.

L’établissement privé dans lequel j’exerce, est quant à lui une école bilingue, proposant des enseignements à mi-temps en Français le reste du temps en Arabe afin que chaque enfant puisse devenir bilingue en l’espace de quelques années. C’est un objectif remarquable que s’est posée cette école surtout lorsque l’on considère toute l’importance de la langue Arabe. Étant chargée de l’enseignement en Français, ma tâche est plus importante que dans le secteur public car le temps m’est compté. Al hamdouliLlah cette mission me tient à cœur et je compte bien y arriver.

Regard sur l’enseignement privé en France

L’enseignement musulman en France, bien que bien peu présent par rapport aux établissement de confessions juives et chrétiennes, se développe progressivement et selon moi, ce point mérite d’être soulevé. Les écoles musulmanes sont souvent des établissements hors contrat avec l’État, se constituant majoritairement à partir d’une association et vivant donc uniquement de dons. N’ayant aucune subvention de l’État, ces écoles affichent des tarifs d’inscription souvent très élevés, qui laissent certaines familles dans la gêne financière durant l’année. Je tiens d’ailleurs à signifier mon profond respect pour ces parents (souvent de familles nombreuses) qui se sacrifient financièrement, moralement et physiquement pour offrir une telle éducation à leurs enfants.

L’aspect positif du programme proposé par ces écoles hors contrat est qu’il respecte les bases de l’Éducation Nationale tout en s’adaptant au public musulman : l’équipe pédagogique procède donc à un « tri » des leçons et notions du programme afin de ne pas inculquer des savoirs en contradiction avec les principes islamiques.

Par ailleurs, l’avantage non négligeable que l’on trouve dans ces écoles au niveau de l’éducation à proprement parler, est que les personnes investies dans ces établissements qu’il s’agisse d’employés ou de bénévoles, s’accordent sur une même éducation, conformes aux valeurs religieuses. Ainsi, rappeler aux enfants le respect aux adultes mais également envers les camarades ne passe pas seulement par le rappel à l’ordre mais aussi et surtout par le rappel religieux. Cet aspect là, signe de notre amour fiLlah envers ces enfants ne se retrouve évidemment pas dans d’autres établissements. Bien que certains soient de fervents défenseurs de l’école publique française, ces derniers ne pourront nier la richesse, l’amour sincère et les valeurs que nos enfants trouvent dans ces écoles musulmanes.

Je profite de cette occasion afin de souhaiter à chacun de nos enfants une excellente rentrée scolaire ainsi qu’une brillante réussite. De même, je transmets tous mes encouragements aux parents en ce début d’année scolaire. Qu’Allah protège nos enfants de la turpitude et de la tentation. Qu’Il fasse d’eux des musulmans pieux, couverts de Sa bénédiction.

Israël a assassiné 17 journalistes et photographes

Dix-sept Palestiniens qui ont  travaillé dans le domaine des médias ont été tués au cours des 51 jours qu’a duré l’offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza. Leurs noms sont :

- Hamed Abdullah Shihab – 24 Media
- Najla Mahmoud al-Haj – Media et militant dans le domaine social
- Khalid Hamad – Continue Media Production
- Abdul Rahman Ziad Abu Hin – al-Kitab TV
- Ezzat Duheir – correspondant radio pour les radios Prisonniers et Liberté, et également membre de la direction du Palestinian Youth Media Rally à Rafah
- Bahauddin Quraib – Palestine TV
- Ahed Zaqqot – journaliste sportif
- Rami Rayan – réseau palestinien pour les médias
- Sameh al-Arian – al-Aqsa Satellite Channel
- Mohammed Daher – éditeur à al-Resalah institution
- Abdullah Fahjan – journaliste sportif pour le site Sada al-Malaeb et al-Aqsa Sports
- Khaled Hamada Mqat – Directeur du site Saja news et membre du Palestinian Youth Media Rally au nord de Gaza
- Shadi Hamdi Ayad – journaliste indépendant
- Mohammed Noureddine al-Deeri – Photojournaliste au Palestinian Network
- Ali Shehda Abu Afash – Doha Centre for Media
- Simone Camilli – journaliste and photographe italienne à l’Associated Press
- Abdullah Fadel Murtaja – journaliste à al-Aqsa TV et à l’agence al-Shehab

Middle East Eye – 

Traduction : Info-Palestine.eu