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Flash info du 5 Rajab 1438.

Flash info du 5 Rajab 1438.

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Prêter de l’argent : les bienfaits et la récompense.

Les qualités qui permettent de dissocier les musulmans et les mécréants, sont la solidarité et la générosité.
En effet, aider son frère est une valeur que chaque musulman doit cultiver au quotidien. Allah (soubhanou wa ta’ala) a prévu pour les plus généreux des récompenses terrestres et divines.

Le Prophète Muhammad (sallAllahou ‘alayhi wa salam) a dit : « Allah vient en aide au serviteur tant que ce dernier vient en aide à son frère. » « Celui qui s’occupe des besoins de son frère, Allah s’occupera de ses besoins. » (Rapporté par Muslim).
Le croyant peut aider les nécessiteux de plusieurs manières. Il peut les nourrir ou les abreuver, leur offrir des vêtements pour les habiller, les conseiller sincèrement, prendre des nouvelles, donner de son temps, ne serait-ce faire des invocations ou croiser son frère avec un visage souriant.
Le musulman a par ailleurs la possibilité supplémentaire de pouvoir aider financièrement celui qui est dans le besoin.

D’après ‘Abdallah Ibn Mass’oud (qu’Allah l’agrée), le Prophète (sallAllahou ‘alayhi wa salam) a dit: « Il n’y a aucun musulman qui prête à un musulman deux fois sans que cela ne soit équivalent au montant en aumône ».
(Rapporté par Ibn Maja dans ses Sounan n°2430 et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Ibn Maja).
Veiller au bien-être de ses frères et cultiver l’entraide est un principe fondamental dans la vie d’un croyant.

Allah (soubhanou wa ta’ala) dit:
« Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes oeuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allah, car Allah est, certes, dur en punition ! » (Coran 5/2).
Ainsi, l’entraide est un ordre divin et comme chaque obligation, le musulman doit le faire avec ferveur et sincérité. Allah (soubhanou wa ta’ala) nous a donné assez de richesses sur terre pour faire perdurer l’humanité, mais si l’égoïsme prend le dessus, les hommes créeront leurs propres pertes.
Nos principaux besoins d’ordre primaire sont l’adoration d’ Allah et la foi, et en vérité se nourrir et se vêtir sont des besoins secondaires qui doivent être développer à travers la fraternité.

D’apres Abû Hourayra (qu’Allah l’agrée) le Prophète (sallAllahou ‘alayhi wa salam) a dit :
« Quiconque soulage un croyant d’une des situations affligeantes de ce monde, Allah le soulagera de l’une des situations affligeantes le Jour de la Résurrection. Quiconque rend les choses faciles à quelqu’une en difficulté, Allah lui rend les choses faciles dans ce monde et dans l’autre. Quiconque couvre un musulman, Allah le couvre dans ce bas-monde et dans l’autre. Allah aide son serviteur tant que celui-ci aide son frère. Celui qui parcourt un chemin à la recherche de la science, Allah lui facilite un chemin vers le Paradis. Toutes les fois que les gens se réunissent dans l’une des maisons d’Allah pour réciter le Livre d’Allah et pour l’étudier entre eux, la sérénité descend sur eux, la miséricorde les couvre, les anges les entourent de leurs ailes et Allah les mentionne devant ceux qui sont auprès de Lui. Quant à celui que ses œuvres ont mis en retard, il ne sera pas mis en avance par son appartenance [ nasah ] ». [Hadîth sahîh, rapporté par Muslim (n°2699)].

Aider les autres fait partie des 60 actes méritoires et expiatoires que le musulman doit fortifier tout au long de sa vie.

AJIB.FR
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Sourate Al Mulk (67) et ses mérites.

La sourate Al Mulk est une sourate Mecquoise qui comporte 30 versets. Le Prophète salallahou ‘aleyhi wa salam ainsi qu’Abdallâh Ibn Mass’oûd (radhiallâhu ‘anhu) ont vanté ses mérites notamment l’intercession de la sourate en faveur du croyant ou encore le fait que sa lecture assidue engendre la protection d’Allah contre le supplice de la tombe.

Il a été rapporté par Abû Hurayrah (radhiallâhu ‘anhu) que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) a dit :

« Une certaine Sourate du Qor’ân, qui contient trente versets, a intercédé en faveur d’un homme jusqu’à ce qu’il en fût pardonné [pour ses péchés]. C’est la Sourate -Tabârak al-ladhî bi-yadihi al-Mulk – [c’est-à-dire la Sourate al-Mulk – La Royauté]. » Rapporté par at-Tirmidhî, Abû Dâwoud et Ibn Mâdjah – At-Tirmidhî a dit que c’est un hadîth « hasan » [bon]. Il a été classifié comme « Sahîh » par SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah dans son Majmû ’ al-Fatâwa et par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh Ibn Mâdjah ».

Il a été rapporté que Abdallâh Ibn Massoûd (radhiallâhu ‘anhu) a dit :

« Quiconque récite la Sourate « al-Mulk » [La Royauté] chaque nuit, Allâh le préservera du supplice de la tombe. Du temps du Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa salam) nous l’appelions « al-Mâni’ah » [La protectrice]. Elle est, en fait, une Sourate du Qor’ân dont la récitation chaque nuit est source d’une bonne et grande rétribution. » Rapporté par an-Nassâ’î et al-Hâkim qui a dit que sa chaîne de transmission est authentique [Sahîh] – Et SHeikh al-Albânî (rahimahullâh) l’a classé comme : « hasan » [bon] dans « Sahîh at-Targhîb wal-Tarhîb ».

Reportage vidéo à voir sur www.mouslimradio.info.
w w w . m o u s l i m r a d i o . i n f o .

AJIB.FR
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France : La bergère de Corneilla et son calvaire.

Menacés de ratonnade, ils sont tous incarcérés : L’AFFAIRE DES BERGERS DE CORNEILLA, Pyrénées-Orientales.

Tout a commencé le 20 mai 2016.

Cela n’aurait dû être qu’une simple bagarre entre voisins, dans un cadre rural, à propos de l’utilisation de l’eau d’un canal d’irrigation. Mais alors que de part et d’autre on mobilise certificats médicaux et ITT de moins de 8 jours après avoir porté plainte, voilà qu’un événement survient et que tout s’emballe.

Le 21 mai, 350 villageois se rassemblent sur la grande place de Corneilla de la Rivière (66), des élus locaux se mêlent à eux et donnent naissance à ce qui devient l’affaire des bergers de Corneilla. Un député fait même le déplacement.

Des insultes à caractère raciste et des menaces de mort y sont exprimées.

Et le journal local, l’Indépendant parle de « marche blanche contre la violence »… Rien de ce qui a été entendu par des témoins anti racistes et par les gendarmes n’est évoqué. Le maire de Port-Vendres publie d’ailleurs sur sa page Facebook une charge anti musulmans.

Aussitôt cet événement annoncé, il est procédé à l’interpellation de la bergère et par la suite du berger et de leurs 2 jeunes fils !

Les bergers de Corneilla de la Rivière sont musulmans, pratiquants et la bergère porte un foulard. Ils font état dans leur déclaration d’un climat islamophobe et raciste, alimenté par des agressions répétées d’une partie des villageois (incendie criminel sur l’exploitation, attaques répétées du troupeau par des chiens, destruction des biens, etc. ) et par des entraves administratives de la Mairie, légitimement vécues comme des persécutions. Éleveurs depuis plus de 10 ans sur la commune, ils ont ainsi dû saisir le Tribunal Administratif pour obtenir les autorisations de construction de la bergerie.

Il règne dans ce village un climat délétère depuis des années.

La bagarre entre les bergers et leurs voisins n’aurait dû susciter qu’une réaction pénale modérée, mais elle a pris une ampleur disproportionnée.

Le berger a eu l’intelligence de délocaliser pour partie son affaire en s’entourant de grands pénalistes montpelliérains d’abord puis toulousains.

Le berger, la bergère et deux de leurs enfants ont été placés en détention provisoire des mois durant.

Les avocats avaient pourtant mis l’accent sur le caractère disproportionné de la réaction pénale, l’existence d’une enfant mineure de 13 ans, un troupeau de 300 brebis qui est en péril, des vergers dont les fruits pourrissent sur les arbres, des agressions racistes depuis plus de 10 ans.

Mais surtout, les avocats dénonçaient l’instrumentalisation de l’institution judiciaire par des élus populistes dont la Maire du Village de Corneilla de la Rivière (le score électoral du FN, aux dernières élections de décembre 2015, y a approché les 49 %) qui a adressé un courrier au procureur et au préfet des Pyrénées-Orientales dans lequel elle assimile la famille des bergers à des terroristes. L’avocat de la partie adverse n’est autre l’avocat habituel de la Mairie de Corneilla.

Les mobilisations se sont déroulées à Perpignan. Des rassemblements répétés ont eu lieu devant le palais de justice. Des élus de Perpignan sont quant à eux intervenus auprès de commerçants musulmans connus sur la ville pour les dissuader d’apporter leur soutien aux bergers.

En fait, ce qui a pris le dessus, au-delà de toute autre considération, c’est la volonté de préserver l’ordre public, de gérer les désordres en éloignant les bergers du village.

Tous libérés, ils font alors l’objet d’un contrôle judiciaire qui leur interdit l’accès à leur exploitation ainsi qu’au domicile familial.

Toutes leurs demandes de levée des interdictions sont rejetées. Le troupeau est en péril et subit de lourdes pertes et leur verger se meurt. Le 9 mars 2017, la famille ayant épuisé ses économies dans le fourrage, afin de nourrir le troupeau, est assignée à résidence suite à l’interdiction qui lui a été faite de se rendre sur ses propriétés (Maison et Bergerie).

La bergère n’ayant pu se résigner à rester à Perpignan alors que son troupeau allait mourir de faim, commet en son âme et conscience une désobéissance civile en bravant l’interdiction et en allant faire paître son troupeau avec le comité de soutien. Les deux premiers jours, tout se passait bien, le troupeau a retrouvé une santé en allant paître de l’herbe fraîche.

Le 3ème jour, la bergère fut arrêtée comme une criminelle.

Sa fille à ses côtés a pu raconter l’interpellation violente qu’elles ont subie. La mineure de 13 ans a pris des photos sur son portable qui par la suite ont été supprimées par l’un des motards. Elle a été braquée d’une arme, menottée et traînée par terre. Sa maman, la bergère, a finalement été mise en prison pour avoir voulu sauver son troupeau.

30 mars 2017 : saisi du troupeau …

Et le calvaire continue puisque la préfecture a saisi les bêtes aujourd’hui pour porter un coup fatal à ces pauvres bergers et par là même à l’élan de solidarité du comité de soutien. La bergère en prison et sans contact avec l’extérieur n’avait en effet aucun moyen de s’opposer à cette décision.

C’est un réel acharnement !

Le comité de soutien reste toutefois mobilisé pour que cette famille bénéficie d’un traitement équitable, inquiet de la possible répétition judiciaire de l’inique procès de l’affaire de Cisco en Corse.

Le 30 mars 2017, http://www.crifrance.com
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islametinfo.fr
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ALERTE : L’Afrique en proie à une crise nutritionnelle grave.

Le Soudan du Sud déjà en état de famine.

Depuis le 20 février, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Univef ont déclaré le Soudan du Sud en état de famine :

« Cela signifie que les gens ont déjà commencé à mourir de faim », précise le document rédigé en commun.

La situation de famine est le cas le plus sévère d’insécurité alimentaire, c’est la dernière phase de la sous-alimentation. Il s’agit d’une « catastrophe ». Le Soudan du Sud est en état de guerre civile depuis décembre 2013 ce qui conduit à des pillages, la destruction de récoltes et des massacres de bétails. Ce sont 3 millions de personnes qui ont dû fuir leurs terres et d’après la FAO 5 millions de Sud-Soudanais sont menacés par la famine.

Somalie : 6,2 millions de personnes nécessitent une aide humanitaire d’urgence.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a déclaré lors d’une visite à Mogadiscio au début du mois de Mars :

« La combinaison du conflit armé, de la sécheresse, du changement climatique, des maladies et du ­choléra est un cauchemar ».

Au fur et à mesure du temps, la sécheresse s’accentue et l’agriculture est de plus en plus en situation dramatique. Pas moins de 2,9 millions de personnes souffrent de carence alimentaire. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 6,2 millions d’habitants ont besoin d’une aide ­humanitaire d’urgence. Cette situation n’est pas inconnue à la Somalie puisqu’elle avait connu une famine d’une ampleur dévastatrice entre 2010 et 2012 au cours de laquelle 260 000 personnes avaient trouvé la mort.

Au Yémen, la famine guette.

Au début de l’année 2017, le chef des opérations humanitaires des Nations unies, Stephen O’Brien, a jugé que, « sans action immédiate, la famine était un scénario possible pour 2017 au Yémen ». La situation est critique notamment en raison du blocus sur le port d’Hodeida qui empêche l’arrivée de l’aide humanitaire.

Ce sont plus de 7 millions de personnes qui ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence et 460 000 enfants souffrent de malnutrition aiguë. Malgré des appels de l’ONU à ^pouvoir se rendre sur tout le territoire, invoquant pour cela le « droit international humanitaire », la situation demeure bloquée.

Au Nigéria, la famine comme horizon.

Selon l’Unicef, 250 000 enfants sont au bord de la famine et, sans aide, 50 000 mourront au cours de l’année 2017.

Le 16 février dernier, l’économiste en chef du PAM, Arif Husain, fait un constat morbide sur les risques encourus par les populations civiles au Soudan, au Yémen, en Somalie et au Nigeria : la famine menace à court terme 20 millions de personnes.

islametinfo.fr
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France : La souveraineté, fantôme de l’élection présidentielle ?

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la campagne électorale relègue à l’arrière-boutique les questions essentielles. Quel rôle jouera la France dans le monde de demain ? Va-t-elle rendre le pouvoir au peuple, ou le laisser entre les mains de l’oligarchie ? Va-t-elle restaurer sa souveraineté, ou se résigner à sa disparition ? Que ces questions soient quasiment absentes du débat est révélateur. A leur place, des politiciens drogués à la “com” et des médias serviles nous servent une soupe insipide où surnagent quelques grumeaux faits d’histoires de pognon, de mises en examen, de costumes à 3 000 euros, sans oublier les postures ridicules et les tirades alambiquées du candidat dont il faudrait être frappé d’une profonde cécité pour ne pas voir qu’il a été adoubé par la caste dominante.

La souveraineté est une question que la plupart des candidats, manifestement, mettent un soin particulier à éluder. En dépit de leurs différences, Emmanuel Macron, François Fillon et Benoît Hamon, pour ne citer qu’eux, s’accommodent fort bien de cette chape de plomb qui étouffe la délibération démocratique et tétanise l’action publique dans notre pays. Il n’y a qu’à les écouter ! Que ce soit au plan économique, diplomatique ou stratégique, ce vieux pays qu’est la France serait condamné à suivre les vents dominants. Il n’aurait qu’à descendre la pente de cette merveilleuse mondialisation qui rapproche les peuples et répand ses bienfaits, notre nation se laissant glisser dans l’indifférenciation à laquelle la convie le modèle européen, comme si cette libéralisation à marche forcée était une nécessité historique.

Pour la caste nourrie au lait maastrichtien, l’appartenance à l’Union européenne est à la fois providentielle et irréversible. M. Hamon est sans doute plus fédéraliste que M. Fillon, et M. Macron davantage encore, mais cette différence est négligeable. Dans une belle unanimité, les trois larrons de l’eurobéatitude chantent les louanges de la supranationalité et communient dans le dogme de la libre concurrence. L’euro est responsable du déclin industriel français, mais peu importe. Ils s’obstinent à y voir un atout dans la compétition économique mondiale. Jamais à court d’une idée saugrenue, M. Hamon croit tellement à ses vertus qu’il veut doter l’Europe d’un nouveau machin qu’il a baptisé “parlement de la zone euro”. Comme la supranationalité est un fiasco, on vous la ressert au carré en guise de remède ! Une chose est sûre : pièce maîtresse de la mondialisation capitaliste, “l’union économique et monétaire” instituée par le funeste traité de Maastricht continuera de sévir si l’un de ces trois candidats l’emporte le 7 mai.

Rien d’étonnant, donc, si pour nos pieds nickelés l’appartenance de la France à l’OTAN est aussi un article de foi qu’ils ne songent même pas à interroger. Le dogme atlantiste est si profondément enraciné, du PS aux « Républicains », que la pérennité de cette alliance militaire va de soi, comme s’il était vital pour la France de servir les ambitions de Washington. Les velléités d’indépendance de M. Fillon, sur ce plan, furent de courte durée. D’abord favorable au dialogue avec Moscou, il a mis de l’eau dans son vin au moment où l’administration Trump a viré de bord dans la foulée de la démission de Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale contraint de quitter ses fonctions en raison de ses accointances moscovites. On croyait que pour M. Fillon, il fallait dialoguer avec la Russie pour rééquilibrer notre diplomatie, mais il vient de déclarer que la Russie est un “pays dangereux”. Même revirement sur la Syrie. Après avoir condamné le soutien apporté par la France aux islamistes armés, il dénonce en Bachar Al-Assad un menteur invétéré et un dictateur abominable. Comprenne qui pourra. Plus atlantiste que l’alliance atlantique elle-même, M. Macron, lui, n’a pas cette subtilité. Adorateur d’une Amérique imaginaire, il s’est payé le luxe de faire la leçon au nouveau président américain, lui reprochant de brader les valeurs libérales (entendez, le libre-échangisme cher à l’oligarchie) qui constitueraient le patrimoine commun de la France et des Etats-Unis depuis La Fayette.

Ce sera donc du côté des autres candidats, et non de cette troïka, que l’on pourra entendre un discours sur la souveraineté qui ne se résume pas à son abandon en rase campagne. C’est notamment le cas avec Marine Le Pen, dont la présence au second tour est prophétisée par des instituts de sondage dont nous ne doutons pas qu’ils sauront capter avec finesse le moindre frémissement de l’opinion avec leur efficacité coutumière. Si jamais elle est élue, Mme Le Pen entend renégocier les traités européens. En cas d’échec de ces négociations (ce qui est plus que probable), la nouvelle présidente organisera dans les six mois un référendum sur la sortie de l’UE. De même, en politique étrangère, la candidate du FN a toujours dénoncé l’alignement de Paris sur l’agenda américain, que ce soit en Syrie ou en Ukraine, et elle plaide avec ferveur, à juste titre, pour une reprise du dialogue avec Moscou.

La classe politique euro-boboïsée ayant laissé au FN le monopole du discours sur la souveraineté, il n’est pas surprenant que ce parti ait occupé l’espace qu’on lui abandonnait si généreusement. Mais de quelle souveraineté s’agit-il ? Contrairement à ce que croient certains, Marine Le Pen ne veut pas rompre avec l’alliance atlantique. A la différence de MM. Mélenchon et Asselineau, elle prévoit le retrait de la France du commandement intégré, et non la sortie pure et simple de l’OTAN. A ses yeux, la France fait partie d’un monde occidental dont il faut préserver à tout prix l’identité menacée. Peut-être l’élection de Donald Trump a-t-elle convaincu Mme Le Pen, en outre, que la France devait rester l’alliée des Etats-Unis. Renouant avec la tradition atlantiste de l’extrême-droite européenne, le FN demeure prisonnier de son occidentalisme.

Son attitude pro-israélienne en fournit aussi l’illustration. Lorsque la résistance palestinienne réplique à l’envahisseur sioniste, le FN ne se prive jamais de dénoncer le “terrorisme”. Dans une interview accordée à “Haaretz” en avril 2002, Jean-Marie Le Pen avait exprimé son admiration pour Ariel Sharon, louant son efficacité dans la lutte contre les organisations palestiniennes. Répondant en expert israélien à cet expert français des guerres coloniales, Ariel Sharon avait déclaré à son tour que si on lui avait confié, à lui, la direction de l’armée française, il aurait “gagné la guerre d’Algérie”. Bref, si le FN était sincèrement attaché à l’auto-détermination des nations, il soutiendrait le peuple palestinien. Manifestement, ce n’est pas le cas.

De même, son islamophobie (qui n’a rien à voir avec la lutte, parfaitement légitime, contre l’islamisme radical) vise à désigner un bouc-émissaire. Mais elle sert aussi la thèse du “choc des civilisations”. Elle érige la différence culturelle en frontière infranchissable, comme si la souveraineté était celle d’un peuple français dont le FN détiendrait le code génétique. C’est la limite du discours identitaire, qui suppose la définition a priori d’une identité nationale dont on a envie de demander : qui a déposé le brevet ? C’est pourquoi le nationalisme identitaire divise au lieu de rassembler. La souveraineté n’appartient à personne, elle est construite et non reçue. “Est Français celui qui le veut”, disait de Gaulle. Le malheur de l’extrême-droite, c’est qu’elle a une longue histoire et que tout le monde n’est pas amnésique. Ce parti fut le seul à défendre obstinément le régime d’apartheid sud-africain, ne l’oublions pas. Il a peut-être changé, mais son héritage colonialiste lui colle aux semelles.

Loin de ces confusions délétères, le programme de la “France insoumise” se réclame, lui, d’un “indépendantisme français” qui renoue avec les meilleures traditions de la gauche populaire, celle de 93, de la Commune et de la Résistance. “L’Europe, on la change ou on la quitte”, a déclaré M. Mélenchon. Il veut renégocier les traités européens (plan A). En cas d’échec, la France “désobéira aux traités” et refondera l’Europe avec les pays qui partagent ses priorités (plan B). Ce scénario alternatif présente un avantage et un inconvénient. L’avantage, c’est qu’il signifie clairement le refus de l’Europe des banquiers. L’inconvénient, c’est qu’il élude la question de la sortie de l’UE. Ce n’est pas pour rien que les dogmes libéraux sont inscrits dans le marbre des traités européens. Ils sont la raison d’être de l’Union, et pour les jeter aux orties, il faudra sortir de l’UE. On ne peut restaurer la souveraineté qu’en rompant avec une institution dont la fonction est de soustraire l’économie à la délibération démocratique. Si M. Mélenchon est élu, de toutes façons, la “force des choses”, comme disait Saint-Just, imposera cette rupture malgré la frilosité de ses amis.

Pour restaurer la souveraineté nationale, le candidat propose aussi aux Français de dire adieu à l’OTAN, cette machine de guerre mise au service d’une Amérique d’autant plus agressive que plane sur sa tête l’ombre menaçante de son déclin. Pour la “France insoumise”, le choix est clair. Quitter l’OTAN, ce n’est pas seulement quitter le commandement intégré, mais l’alliance atlantique elle-même. Consommer cette rupture, c’est mettre fin à l’alignement de la France, se donner les moyens d’une diplomatie planétaire, faire entendre une voix indépendante sur la scène mondiale. Le dialogue avec la Russie, la refonte de nos relations avec l’Afrique, la reconnaissance de la Palestine, la révision de notre politique en Syrie, enfin, seront à l’ordre du jour. Aucune force politique n’est exempte d’insuffisances, mais l’ambition dont témoigne “l’indépendantisme français” est de bon augure.

La question de la souveraineté n’est pas une question accessoire. C’est la question essentielle. Lorsqu’une nation n’est pas souveraine, le peuple qui l’incarne ne l’est pas, et un peuple qui n’est pas souverain est à la merci des puissants. Restaurer cette souveraineté et rendre la parole au peuple, c’est la même chose. Il reste vingt jours, désormais, pour remettre cette question au centre des débats, vingt jours pour faire de la souveraineté autre chose qu’un fantôme, vingt jours pour mettre en lumière la différence entre ceux qui s’accommodent de la dépossession du peuple français, ceux qui se croient patriotes parce qu’ils désignent des bouc-émissaires, et ceux qui veulent faire de la souveraineté restaurée la cinglante défaite de l’oligarchie.

(Ce texte est la version modifiée d’une chronique parue dans le numéro d’avril 2017 d’”Afrique-Asie”).

oumma.com
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####### Aujourd’hui en Palestine #######
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Aujourd’hui en Palestine, Voici les principaux titres du site d’information, C P I, Centre Palestinien D’Information.

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Des groupes de colons extrémistes ont agressé, le samedi soir, les citoyens de la ville de Hawara et le village de Burin, au sud de Naplouse, au nord de la Cisjordanie occupée.
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Jérusalem: Trois israéliens blessés dont un soldat et l’assaillant ciblé
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L’occupation empêche les agriculteurs de rejoindre leurs terres au sud de Naplouse
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Inauguration d’un monument pour les prisonniers à Gaza
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Le Centre du retour discute de la cause des réfugiés palestiniens avec le député britannique Bossi
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Un nouveau projet sioniste pour la colonie Ma’ale Adumim
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Rassemblement au village d’Umm Hiran
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L’occupation attaque la maison du prisonnier Shreim à Jénine
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Plan colonial pour saisir des dizaines d’acres à l’ouest de Salfit
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Khalil al-Hayya: Aucune alternative à la terre de la Palestine pour notre peuple
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Les drones israéliens ne quittent pas l’espace aérien de Gaza
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L’occupation empêche les agriculteurs d’Ourif de cultiver leurs terres
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Un Palestinien arrêté à Hébron et un soldat israélien blessé à Ramallah
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Na’lin: Un Palestinien arrêté après avoir été blessé par les balles de l’occupation
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L’occupation prend d’assaut la maison de l’ex-détenu Hamarsheh à Yabad
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Quatre Palestiniens blessés lors de la marche pacifique de Kafr Qadum
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Retrouvez l’intégralité de tout ces articles sur http:// french pal info.com
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Le Centre Palestinien D'Information

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