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Flash info du 2 Sha'ban 1437.

Flash info du 2 Sha’ban 1437.

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Réchauffement climatique: la montée des eaux ensevelit cinq îles du Pacifique.

Une étude scientifique australienne publiée ce samedi conclut à la disparition de cinq îles de l’archipel Salomon, dans le Pacifique, à cause de la montée des eaux et de l’érosion cotière. En cinq ans, deux villages ont été forcés de se relocaliser.

Le réchauffement climatique continue à faire des ravages. Cinq îles des Salomon, un archipel du Pacifique, ont disparu en raison de la montée des eaux et de l’érosion côtière révèle une étude australienne publiée ce samedi dans Environmental Research Letters. Six autres sont en danger.

Située à l’est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la monarchie des Salomon est constituée d’une douzaine d’îles principales et d’environ un millier de petits îlots. Désormais cinq sont à rayer de la carte.

« Il s’agit cependant d’une étude rétrospective des dernières décennies », tempère le climatologue Jean Jouzel. « Et les six autres îles risquent elles de disparaître dans les prochaines décennies également. Ce n’est pas un phénomène qui s’opère rapidement ». En outre, une île ne disparaît pas en l’espace d’un an, précise le climatologue.

Une dizaine de maisons précipitées dans la mer en cinq ans.

Inhabitées, ces îles sablonneuses où certains pêcheurs faisaient escale, pouvaient mesurer jusqu’à cinq hectares. « Six autres îles risquent de subir le même sort », alerte Simon Albert, l’un des auteurs de l’étude scientifique. Les îles Salomon sont particulièrement touchées par la montée des eaux anormalement plus haute que partout ailleurs dans le monde et par la violence des vagues qui érodent les cotes.

« Si l’on regarde l’élévation du niveau de la mer actuellement, il est de 3mm par an, nous explique Jean Jouzel. Dans les îles Salomon en revanche, il est trois fois plus élevé: le niveau des eaux augmente de près d’un centimètre par an ».

En cinq ans, une dizaine de maisons ont été précipitées dans le Pacifique et deux villages ont été forcés de se relocaliser. Selon les chercheurs, la ville de Taro, capitale de l’île de Choiseul, a déjà prévu de se relocaliser vers l’intérieur des terres.

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Chaabane, mois de jeûne et d’adoration, annonce le Ramadan.

Le croissant de lune a été observé dans la nuit de Samedi 7 à dimanche 8 confirmant le premier jour du mois de Chaabane 1437 de l’Hégire. C’est un mois où le jeûne est vivement recommandé, de même que tous les actes d’adoration. Il permet ainsi de se préparer au mois béni du Ramadan. Dans un hadith, le Prophète (salaLlahou alayi wa sallam) demandait à Allah Azawajjal de bénir ce mois, ainsi que celui de Rajab : « Ô Allah! Bénis-nous les mois de Rajab et de Chaabane et fais-nous parvenir au mois du Ramadan! » (Rapporté par Ahmed et Annassaï).

Un hadith appuie les mérites du jeûne durant ce huitième mois hégirien. Il n’est pas obligatoire, mais il est une tradition prophétique, qui plus est grandement récompensée.

D’après Ousama Ibn Zayd (qu’Allah l’agrée), j’ai dit : « Ô Messager d’Allah, je ne t’ai pas vu jeûner dans un mois autant que tu le fais dans le mois de chaabane! Alors le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Ceci est un mois à propos duquel les gens sont négligents, il est entre rajab et ramadan, c’est un mois durant lequel les actes sont élevés vers Allah, et j’aime que mes actes soient élevés alors que je jeûne« . (Rapporté par Nasaï et authentifié par Cheikh Albani).

Ou encore dans une autre version :

Le compagnon Oussama Ibn Zaïd (radhia Llahou anhou) raconte: « Le Messager d’Allah (salaLlahou alayi wa sallam) jeûnait certains jours d’affilés à tel point que nous pensions qu’il ne s’arrêtait jamais. Et il mangeait certains jours d’affilés à tel point qu’il ne jeûnait plus si ce n’est deux jours par semaine. Il les consacrait séparément au jeûne en dehors des périodes où il jeûnait. Il n’y a pas un mois où il se consacrait le plus au jeûne que pendant Chaabane. Je lui posais la question à ce sujet :

« Cher Messager d’Allah! Tu te consacres au jeûne à tel point que tu ne le romps pratiquement plus. Et tu interromps le jeûne à tel point que tu ne t’y consacres pratiquement plus si ce n’est deux jours que tu consacres séparément au jeûne en dehors des périodes où tu jeûnes. « Quels sont ces deux jours? » Demanda-t-il. Le lundi et le jeudi lui répondis-je. Au cours de ces deux jours, les œuvres sont exposées au Seigneur de l’univers, et j’aime être en état de jeûne lorsque mes œuvres Lui sont exposées. Je ne te vois pas autant jeûner les autres mois que pendant celui de Chaabane. Les gens oublient ce mois qui se trouve entre Rajab et Ramadan. C’est pourtant le mois au cours duquel les œuvres montent vers le Seigneur de l’Univers, et j’aime être en état de jeûne lorsque mes œuvres Lui sont montées. » (Rapporté par Ahmed et Annassaï).

Ces paroles du Prophète (salaLlahou walayi wa sallam) soulignent l’importance d’accomplir de bonnes oeuvres puisque c’est le mois au cours duquel elles « montent vers le Seigneur de l’Univers ». Il rappelle également la négligence des gens quant aux mérites de ce mois.

D’après Aïcha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (salaLlahou alayi wa sallam) jeûnait au point où nous disions: « Il ne rompt plus son jeûne »; et il rompait son jeûne au point où nous disions: « Il ne jeûne plus ». Je n’ai pas vu le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) jeûner un mois complet à l’exception du ramadan et je ne l’ai pas vu jeûner un mois autant que cha’ban. (Rapporté par Boukhari et Mouslim).

Ainsi, ce hadith montre clairement qu’après le mois de Ramadan, c’est le mois où le Prophète (salaLlahou alayi wa sallam) jeûnait le plus. Un autre hadith le confirme, lui aussi par la Mère des Croyants, Aïcha (Qu’Allah l’agréé) :

« Le Messager d’Allah (salaLlahou alayi wa sallam) jeûnait tout le mois de Chaabane, il le jeûnait entier sauf peu (de jours). » (Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim).

A noter qu’il existe une divergence concernant le jeûne des quinze derniers jours du mois de Chaabane.

Profitons donc de ce mois de chaabane pour nous préparer physiquement, et surtout spirituellement, à accueillir le mois du Ramadan.

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Angleterre : Maire de Londres : Un journaliste britannique ridiculise la presse française sur BFM TV.

Le journaliste britannique Alex Taylor était l’invité de BFM TV, ce vendredi 6 mai, en vue de débattre sur le candidat travailliste, Sadiq Khan, qui était favori pour remporter la mairie de Londres, avant son élection vendredi en fin d’après-midi.
« La religion de Sadiq Khan n’a pas du tout compté ».

« Maire de Londres et musulman », « Le musulman Sadiq Khan favori pour devenir le prochain maire de Londres » sont autant de titres typiques que l’on a pu lire ces derniers jours dans la presse française, notamment sur BFM TV. La ligne éditoriale de certains médias français a fortement surpris Alex Taylor qui ne s’attendait pas à un tel engouement :

« Sa religion n’a pratiquement pas compté du tout, nous ont est passé outre de tout ça. Je suis fasciné de voir à quel point les médias français disent ‘grand symbole, un musulman, etc’ « . Ajoutant qu’à Londres, cela aurait été « politiquement incorrect d’avoir insisté là-dessus«

Reportage vidéo a voir sur www.muslimradio.info.
w w w . m u s l i m r a d i o . i n f o .

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Bosnie : réouverture de la mosquée Ferhadija !

Construite au 16ème siècle, classée au patrimoine de l’Unesco puis dynamitée en 1993 lors de la guerre, la mosquée Ferhadija de Banja Luka a été reconstruite depuis 2001. Quinze années de travaux et d’efforts qui ont permis la réouverture de la mosquée sous les yeux des différents représentants de cultes de la région.
Une envie d’unité.

A travers le reconstruction de l’édifice, en grande partie financée par la Turquie, la volonté est de rassembler les trois grandes communautés : Serbes orthodoxes, Bosniaques musulmans et Croates catholiques. La guerre qui a sévi pendant les années 90 et qui a vu la destruction de plus de 600 mosquées dans la région est encore bien présente dans les esprits et les tensions ne sont pas véritablement apaisées. C’est la quinzième mosquée qui est reconstruite, et malgré l’héritage douloureux de ce conflit qui a fait plus de 100.000 morts, la volonté commune semble être l’unité. Les différents représentants se disent prêts à s’engager pour que chacune des communautés essaie de comprendre l’autre, de vivre en harmonie et dans le respect des croyances et pratiques de chacun. Lors du démarrage du projet, en 2001, des manifestations anti-musulmans avaient eu lieu. Quinze ans plus tard, les représentants s’estiment confiant pour que la cérémonie se déroule dans le calme et la paix.

La guerre des balkans a laissé des traces indélébiles et est encore très récente. Des milliers de personnes sont mortes, des milliers déplacées et c’est malheureusement un conflit dont on parle trop peu en europe de l’ouest. Avec cette volonté commune d’unité et de paix, il faut souhaiter à la Bosnie et aux pays voisins de réussir à construire un avenir harmonieux où chacun vivra sereinement dans le respect de l’autre.

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Des réfugiés syriens viennent en aide aux évacués de Fort McMurray.

Suite à l’incendie de forêt qui s’est propagé à une vitesse fulgurante à Fort McMurray, au Canada, plus de 80 000 habitants ont dû fuir précipitamment la région.

« Nous avons traversé la même chose ».

Devoir quitter son propre domicile par crainte des répercussions que cela peut avoir sur sa propre vie : les réfugiés syriens du Canada connaissent parfaitement cette situation tragique. Rita Khanchet, réfugiée au Canada depuis plusieurs mois, a pris l’initiative d’apporter son soutien aux sinistrés de Fort McMurray : «Nous avons traversé la même chose, nous avons tout perdu en une seconde» a-t-elle confié. Elle a invité les réfugiés syriens à donner chacun 5 dollars, ce qui permettrait d’acheter des produits d’hygiène aux Canadiens évacués. Cet appel à la solidarité a été posté sur un groupe Facebook dédié aux réfugiés de la commune de Calgary, un message traduit et relayé par la suite par de nombreux médias.

Le Canada ayant accueilli plus de 25 000 réfugiés syriens depuis l’automne dernier, Rita Khanchet a estimé qu’il était de leur devoir d’aider, à leur tour, cette population : « Ils ont fait beaucoup pour rendre notre nouvelle vie facile. Maintenant, c’est à notre tour ».

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Les Arabes ont-ils trahi la Palestine ?

Le Monde arabe s’est transformé en un gigantesque terrain d’affrontements pour de sales jeux politiques entre vieux et nouveaux rivaux. Et si les Palestiniens en ont été victimes, c’est aussi le cas des Syriens, des Égyptiens, des Libyens, des Yéménites et d’autres.

L’invasion du Koweit par l’Irak en 1990 avait conduit à la constitution d’une large coalition internationale sous la houlette des États-Unis et sur un conflit armé majeur, qui a terme a ouvert la voie à l’invasion US de l’Irak en 2003. Je me suis rendu compte que les Palesti­niens étaient soudain “haïs” en Égypte, en raison du soutien que Yasser Arafat avait apporté à l’Irak à l’époque. Je ne m’étais seulement pas rendu compte de l’étendue de cette prétendue “haine”.

C’est dans un hôtel bon marché du Caire, où j’épuisais petit à petit le pécule des quelques livres égyptiennes dont je disposais, que j’ai rencontré Hajah Zainab, une gentille gardienne d’un certain âge, qui me traita comme un fils. Elle avait l’air en mauvaise santé, chancelante quand elle marchait, s’appuyant contre les murs pour reprendre son souffle avant de reprendre son chemin pour s’acquitter de corvées interminables. Son visage portait des tatouages jadis soigneusement tracés, qui avec le temps et les rides étaient devenus un fouillis d’encre qui souillait sa peau. Mais malgré tout, la gentillesse qui se lisait dans ses yeux surpassait tout, et chaque fois qu’elle m’a vu elle m’a étreint dans ses bras en pleurant.

Hajah Zainab pleurait pour deux raisons : elle avait pitié de moi alors que je devais me battre contre un ordre d’expulsion du Caire – qui n’avait aucune autre raison d’être que le fait que j’étais Palestinien à une époque où Yasser Arafat soutenait Saddam Hussein alors que Hosni Mubarak avait choisi de s’allier aux États-Unis. J’étais de plus en plus désespéré et je craignais de devoir affronter les services de renseignement israéliens, le Shin Bet, qui ne manqueraient pas de me convoquer dans leurs bureaux à la minute même ou je franchirais à nouveau la frontière de Gaza. L’autre raison était que le fils unique de Hajah Zainab, Ahmad, avait trouvé la mort dans le Sinaï en combattant les Israéliens.

Les Égyptiens de la génération de Zainab percevaient les guerres qui avaient mis leur pays aux prises avec Israël, en 1948, 1956 et 1967 comme des guerres dans lesquelles la Palestine était une cause centrale. Ni les politiques auto-centrées ni le conditionnement par les médias n’ont jamais pu changer cela. Mais la guerre de 1967 fut une défaite absolue. Grâce à un soutien direct et massif des États-Unis et d’autres puissances occidentales, Israël avait sèchement battu les armées arabes, sur trois fronts différents. Gaza, Jérusalem-Est et la Cisjordanie furent perdus, de même que les hauteurs du Golan, la vallée du Jourdain et le Sinaï.

C’est à ce moment que les relations entre certains pays arabes et la Palestine ont commencé à changer. La victoire d’Israël et le soutien inlassable des États-Unis et de l’Occident ont convaincu certains gouvernements arabes qu’il leur fallait revoir leurs attentes à la baisse, en espérant que les Palestiniens en feraient autant.

L’Égypte, qui avait porté fièrement le flambeau du nationalisme arabe, succomba à un sentiment d’humiliation collective, et par la suite redéfinit ses priorités en cherchant à obtenir la libération de son propre territoire de l’occupation israélienne. Privés du leadership essentiel de l’Égypte, les pays arabes se sont divisés, chaque gouvernement ayant ses propres objectifs. La totalité de la Palestine se trouvant sous contrôle israélien, les Arabes ont lentement pris leurs distances avec une cause qu’ils avaient pourtant considérée longtemps comme la cause centrale de la Nation arabe.

La guerre de 1967 a aussi mis un terme au dilemme de l’indépendance de l’action des Palestiniens par rapport à divers pays arabes qui l’avaient détournée. Qui plus est, cette guerre a concentré l’attention sur la Cisjordanie et Gaza, et a permis au Fatah, la faction palestinienne, de fortifier sa position à la lumière de la défaite arabe et des divisions qui en ont découlé.

Cette division a été particulièrement mise en évidence en août 1967, lors du sommet de Karthoum, où les leaders du monde arabes se sont affrontés à propos des priorités et de définitions. Les gains territoriaux israéliens devaient-ils redéfinir le statu quo ? Les Arabes devaient-ils mettre l’accent sur un retour à la situation d’avant 1967 ou à celle d’avant 1948, lors de la première occupation de la Palestine historique et du nettoyage ethnique visant les Palestiniens ?

Le 22 novembre 1967, le Conseil de Sécurité des Nations Unies adopta la résolution 242, qui reflétait le souhait de l’administration étatsunienne du Président Johnson, qui voulait capitaliser sur le nouveau statu quo : le retrait d’Israël “from occupied territories” en échange d’une normalisation des relations avec Israël. Le nouveau langage, dans la période suivant immédiatement la guerre de 1967, alarma les Palestiniens, qui se rendirent compte que tout accord futur était susceptible de faire l’impasse sur la situation qui existait avant la guerre.

Finalement, l’Égypte combattit et célébra sa victoire dans la guerre de 1973, qui lui permit de consolider son contrôle sur la majeure partie de ses territoires perdus. Quelques années plus tard, les Accords de Camp David, en 1979, ont encore accentué la division parmi les pays arabes, et mirent officiellement fin à la solidarité de l’Égypte avec les Palestiniens, tout en garantissant au pays arabe le plus peuplé un rétablissement sous condition de sa souveraineté sur son propre territoire dans le Sinaï. On ne saurait trop souligner les répercussions négatives de cet accord. Néanmoins, en dépit du temps qui a passé, le peuple égyptien n’a quant à lui jamais accepté vraiment la normalisation des relations avec Israël.

En Égypte, un gouffre persiste entre le gouvernement, dont le comportement est basé sur des urgences politiques et l’instinct de conservation, et le peuple qui, en dépit d’une intense campagne médiatique contre les Palestiniens, est toujours décidé à rejeter la normalisation avec Israël aussi longtemps que la Palestine n’aura pas été libérée. Contrairement à un cirque médiatique abondamment financé qui démonise Gaza depuis quelques années, ceux qui partagent l’avis de Hajah Zainab ont peu de possibilités d’exprimer ouvertement leur solidarité avec les Palestiniens. Dans mon cas, j’ai eu la chance de rencontrer la concierge vieillissante qui, tant d’année après, pleurait à la fois pour la Palestine et pour la mort de son fils unique.

Néanmoins, des personnages comme Zainab, j’en ai rencontré des réincarnations de nombreuses fois au cours de mes voyages. Je l’ai rencontrée en Irak en 1999. Elle était une vieille vendeuse de légumes vivant à Sadr City. Je l’ai rencontré en Jordanie en 2003. Elle était un chauffeur, avec un drapeau palestinien accroché à son rétroviseur déglingué. Elle était aussi un journaliste saoudien à la retraite, que j’ai rencontré à Jeddah en 2010, une étudiante marocaine que j’ai rencontrée à Paris en 2013, au cours d’une tournée de conférences. Elle avait à peine plus de 20 ans. Après mon intervention, elle me raconta en sanglotant que la Palestine reste pour son peuple une blessure qui suppure. “Je prie chaque jour pour une Palestine libre”, me dit-elle, “tout comme mes vieux parents le faisaient dans chacune de leurs prières”.

Hajah Zainab c’est aussi l’Algérie, toute l’Algérie. Quand l’équipe nationale palestinienne de football a rencontré son homologue algérienne, en février dernier, un phénomène étrange et sans précédent en a laissé plus d’un perplexe. Les supporters algériens, qui figurent parmi les plus ardents des amoureux du football où que ce soit, n’ont pas cessé d’acclamer les Palestiniens, sans arrêter. Et quand l’équipe de Palestine a marqué un but, ce fut comme si les gradins s’enflammaient. Le stade plein à craquer explosa d’un chant intense à la gloire de la Palestine. Et de la Palestine seule.

Alors, les Arabes ont-ils trahi la Palestine ?

C’est une question que l’on entend souvent, et souvent on y répond par l’affirmative : “oui, ils l’ont trahie”. Les médias égyptiens, prenant les Palestiniens de Gaza pour boucs émissaires, les Palestiniens de Yarmouk, en Syrie, affamés et pris pour cible, naguère la guerre civile au Liban, les mauvais traitements infligés aux Palestiniens au Koweit en 1991 et, plus tard, en Irak en 2003, sont souvent cités en exemple. Aujourd’hui, d’aucuns insistent sur le fait que ce qu’on a appelé “le printemps arabe” a représenté le dernier clou du cercueil de la solidarité arabe avec la Palestine.

Je m’inscris en faux. L’émergence de l’infortuné “printemps arabe” a été un abandon, sinon une trahison, non juste des Palestiniens mais de la majorité des Arabes. Le Monde arabe s’est transformé en un gigantesque terrain d’affrontements pour de sales jeux politiques entre vieux et nouveaux rivaux. Et si les Palestiniens en ont été victimes, c’est aussi le cas des Syriens, des Égyptiens, des Libyens, des Yéménites et d’autres.

Il faut faire une distinction claire entre ce que peut désigner le mot “Arabes”. “Arabes”, cela peut désigner des gouvernement non-élus, tout aussi bien qu’une vieille femme pleine de gentillesse qui gagne 2 dollars par jour dans un hôtel crasseux du Caire. “Arabes”, cela peut désigner des élites occidentalisées [NdT : “emboldened elites”, littéralement “élites enhardies”] qui ne se soucient que de la préservation de leurs propres privilèges et de leur fortune, sans aucun égard ni pour la Palestine ni pour leur propre nation, mais aussi une multitude de gens, divers, uniques, engagés, opprimés, qui à ce moment de l’histoire sont rongés par le souci de leur propre survie et qui se battent pour la liberté.

Notes :

[1] la résolution 242 prévoit, dans sa version anglaise, le retrait des troupes israéliennes “from occupied territories”, ce qui en français peut se traduire aussi bien par “de territoires occupés” que par “des territoires occupés”. La première traduction, contrairement à la seconde, n’implique en rien l’idée d’un retrait de la totalité des territoires en question. Selon les règles en vigueur aux Nations Unies, les versions anglaise et française font également foi (la première pour des raisons de rapports de force de l’après-guerre 40-45, la seconde en vertu des traditions diplomatiques occidentales). Selon qu’ils soutiennent le colonialisme sioniste ou les droits des peuples, les différents pays adoptent l’une ou l’autre traduction, sans qu’on puisse trouver dans le texte lui-même le moyen de trancher entre les interprétations qui en découlent. C’est d’ailleurs probablement cette ambiguïté intrinsèque du texte qui avait permis qu’il soit adopté à l’époque par le Conseil de Sécurité, chacun des pays membres y voyant ce qu’il voulait y voir.

[2] Environ 300.000 Palestiniens vivaient au Koweit à l’époque où Yasser Arafat apporta son soutien à Saddam Hussein dans le différend qui l’opposait au Koweit à propos de l’exploitation de champs pétrolifères frontaliers, qui déboucha sur l’invasion du Koweit par l’Irak (avec ce que Saddam Hussein avait cru, à tort, pouvoir interpréter comme une approbation tacite par les États-Unis)

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Angleterre : Sadiq Khan, le nouveau maire de Londres, n’est plus en faveur du boycott contre Israël.

Le pouvoir aurait-il contraint Sadiq Khan, le nouveau maire de Londres, à trouver des accommodements avec sa conscience et à mettre son mouchoir sur son militantisme en faveur du boycott d’Israël ?

Dans un entretien accordé au très britannique « Jewish Chronicle » qui n’a pas manqué de rappeler que le champion du parti travailliste avait exhorté le gouvernement, en 2008 et à plusieurs reprises, à prendre des sanctions contre l’Etat hébreu, Sadiq Khan se défend aujourd’hui de tout parti pris pro-boycott, en évoquant le fruit de sa longue réflexion sur l’épineuse question qui l’a amené à tirer la conclusion suivante : « La preuve démontre clairement que le mouvement Boycott, Désinvestissements, Sanctions (BDS) contre Israël ne contribue à pacifier les choses, nous ne devons pas tourner le dos à Israël. Comme les boycotts de Sodastream international l’ont montré, les boycotts affectent les personnes qui travaillent et n’aboutissent pas à la construction d’une paix durable dans la région. »

Tout au long de sa campagne pour les municipales menée tambour battant, le nouvel homme fort de la capitale britannique, par ailleurs place forte de la finance islamique en Occident, n’a eu de cesse de donner des gages de son revirement bienveillant envers Israël, justifiant sa position d’hier en ces termes : « Comme la plupart des gens, j’ai été profondément marqué et bouleversé par les offensives meurtrières contre Gaza en 2008 et 2009. Plus de 1000 personnes sont mortes – à la fois israélienne et palestinienne – et il y avait un risque réel que le conflit s’embrase. En 2008, j’ai rencontré les ministres du Foreign Office, dont David Miliband, pour les inciter à agir urgemment afin de parvenir à un cessez-le des deux côtés ».

Et de poursuivre en mettant en avant son islamité : « Je veux adresser un message fort au monde entier, en tant que premier maire musulman de Londres, et assurer que je ferai plus pour protéger les juif londoniens de l’antisémitisme que tout autre maire avant moi ne l’a jamais fait. »

Revenu à de meilleurs sentiments pour les uns, et auteur d’une volte-face spectaculaire pour les autres, qui semblait quasi inévitable pour prétendre au pouvoir suprême, Sadiq Khan, le premier magistrat des rives de la Tamise, se fait désormais le fervent promoteur de la « solution à deux Etats pacifiques », répétant sans relâche que sa mission consistera à faire de Londres une ville où il fait bon vivre pour « tous les Londoniens, y compris les juifs londoniens ». Gageons qu’il sera attendu au tournant et qu’il devra joindre le geste à la parole pour dissiper les moindres doutes qui subsistent sur sa loyauté…

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####### Aujourd’hui en Palestine #######
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Aujourd’hui en Palestine, Voici les principaux titres du site d’information C P I, Centre Palestinien D’Information.

Les enfants de Gaza s’adressent au monde. Laissez-nous vivre.
La petite fille, Marah Al-barbar (10 ans) avec ses larmes aux yeux, a été profondément choquée en voyant les trois enfants incendiés de la famille al-Hindi et s’est interrogé, pourquoi cette tragédie, ce crime s’est-il passé en silence et pour quelle complicité, qu’attendez, de nous voir tous brûler afin que notre message soit transmis?
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Les Palestiniens d’Europe exigent une action internationale pour arrêter les crimes de l’occupation.
Les participants à la 14ème Conférence des Palestiniens en Europe, à la ville suédoise « Malmo » ont renouvelé l’appel du peuple palestinien au droit du retour à ses terres occupées en Palestine historique, peu importe combien de temps passé, soulignant qu’il est un droit collectif et individuel irréversible, tout en insistant que le peuple palestinien continue sa lutte jusqu’à ce que le droit au retour soit réalisé.
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Manifestation de piétons palestiniens de Haïfa à al-Aqsa.
Des dizaines de citoyens palestiniens ont lancé, une marche à pied de la ville de Haïfa, au nord des territoires occupés, en direction de la mosquée al-Aqsa.
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Une large campagne de dévastations et d’arrestations en Cisjordanie.
Les forces d’occupation israéliennes ont devasté à l’aube plusieurs contrées de la Cisjordanie occupée et ont arrêté un nombre de jeunes palestiniens.
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Colonisation: l’occupation décide de construire une nouvelle colonie en Cisjordanie.
Le soi-disant « ministère de la sécurité » de l’establishment sioniste a décidé de construire une nouvelle colonie, près de « Shiloh », pour ceux qui seront évacués de l’avant-poste colonial d’Amona.
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L’UNRWA appelle les pays donateurs à mettre fin à la crise d’électricité à Gaza.
Le directeur d’opération de l’UNRWA dans la Bande de Gaza, Bo Shack, a appeler le samedi soir 7 mai, à soutenir des solutions innovantes pour mettre fin à la crise des pannes continues de l’électricité.
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Le Hamas présente ses condoléances pour la mort de la femme âgée al-Amour.
Le mouvement du Hamas a présenté ses condoléances suite à la mort de la femme âgée Zana al-Amour (60 ans), tandis que le dirigeant du mouvement Dr. Khalil al-Hayya a salué ses sacrifices et ce qu’elle a fait pour la résistance palestinienne.
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Données: environ 24 000 soldats israéliens tués dans les guerres de l’occupation.
Le ministère sioniste de la guerre a publié de nouvelles données sur le nombre des soldats israéliens qui ont été tués dans les guerres menées par l’armée israélienne, notant que 23 447 soldats sont morts depuis 1860 jusqu’à aujourd’hui.
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L’occupation mate une marche pacifique à l’est de Bethléem.
Les forces armées d’occupation sionistes et des groupes de colons ont opprimé le samedi 7 mai une activité pacifique palestinienne pour planter des terres agricoles à l’est de Bethléem.
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Un Jérusalémite, 11 travailleurs et une jeune fille arrêtés par l’occupation dans les territoires occupés.
La police d’occupation israélienne a arrêté le samedi soir mai, onze travailleurs palestiniens, et une étudiante dans les différentes parties des territoires palestiniens.
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Hébron: Des colons sionistes attaquent des militants à Tel Armida.
Des colons sionistes ont attaqué, hier, des militants juridiques qui documentaient les attaques de l’occupation israélienne contre la population au quartier de Tel Armida à Hébron dans le sud de la Cisjordanie occupée.
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Un jeune homme palestinien blessé par les tirs de l’occupation au sud de la Cisjordanie.
Un jeune homme palestinien a été blessé le samedi soir 7 mai, par les tirs des forces armées d’occupation sionistes dans la zone « Wadi Hams ».
5/8/2016 8:36:55 AM
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Rapport : Dima al-Wawi, la plus petite captive palestinienne, sous la torture
Les regards sont pleins d’innocence, de tristesse, de terreur, mais la voix est pleine de volonté, d’optimisme et d’assurance, l’assurance d’un futur meilleur. C’est ainsi que paraissait la fillette Dima al-Wawi, la plus jeune captive du monde. Elle vient de quitter la détention sioniste. Elle est avec sa famille, parmi les siens, à l’air de la liberté, après soixante-quinze jours d’emprisonnement, une période de détention, si longue pour une toute petite fille. Elle n’en croit pas ses yeux.
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La marine d’occupation israélienne arrête deux pêcheurs.
Les forces de la marine d’occupation israélienne ont arrêté au large de Beit Lahya ce samedi soir, deux pêcheurs palestiniens.
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L’occupation a empêché 45 palestiniens de voyager via le passage de Karama la semaine dernière.

Retrouvez l’intégralité de tout ces articles sur http:// french pal info.com
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Le Centre Palestinien D’Information, sur http://french.palinfo.com

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