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Ahmed al-Jumaili, un Irakien subitement abattu au Texas

Alors que les musulmans sont encore indignés par le meurtre des 3 jeunes étudiants en Caroline du Nord, ainsi que par le silence meurtri et complice des médias, un nouveau crime a récemment eu lieu au Texas.
Un meurtre suspect

Dans la nuit de mercredi à jeudi, c’est dans un parking du Texas qu’Ahmed al-Jumaili a été assassiné. Cet Irakien de 36 ans s’y trouvait en présence de sa famille avec laquelle il prenait des photos, avant de mourir subitement. Il a d’abord été grièvement blessé par les tirs et a finalement succombé à l’hôpital de Dallas. Les deux suspects du meurtre sont encore recherchés par la police.
L’hypothèse du crime islamophobe envisagée

Le CAIR, Conseil sur les Relations Américano-Islamiques, insiste auprès des autorités sur une enquête quant à l’origine du crime probablement dû à l’appartenance religieuse de la victime. La directrice du CAIR du Texas a déclaré :

«En raison des récents incidents ayant ciblé des Américains musulmans, dont le meurtre de trois jeunes musulmans en Caroline du Nord, nous exhortons les autorités d’application de la loi de prendre en compte les inquiétudes de la communauté concernant le mobile de cette affaire.»

Le Dallas Morning News rapporte les propos de Jeff Cotner (du Département de la police de Dallas) qui a annoncé : « Les autorités n’ont pas écarté la possibilité d’un mobile discriminatoire dans cette affaire. »

Un crime aussi suspicieux que révoltant, qui n’a pourtant pas l’air d’avoir interpellé nos médias… peut-être étaient-ils trop occupés à chercher à savoir de quelle couleur était la robe.

Qu’Allah le couvre de Sa miséricorde !

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Cacher sa religion au travail

De plus en plus de frères et de soeurs choisissent de cacher leur foi en l’islam sur leurs lieux de travail. Que ce soit dans leurs actes ou encore dans leurs discours, ils prennent le parti de rendre leur religion la moins visible possible, pour pouvoir travailler sereinement.
La contrainte de l’employeur

Dans certains cas, les employeurs n’hésitent pas à se positionner dès le début comme étant contre la visibilité de certaines religions, nombreuses sont les soeurs qui ont vécu cette situation au regard de leur voile. C’est ce qu’a vécu par exemple Meryem, qui travaille dans les bureaux :

En entrant dans l’agence d’intérim, on m’a indiqué que ce n’était pas ici qu’on recrute les femmes de ménage… J’ai indiqué que je ne suis pas là pour ça, et on m’a répondu qu’avec mon voile c’est tout ce que j’aurai…

Malgré ce positionnement très fort, Meryem choisira de conserver son voile, quitte à devoir rechercher un travail pendant plus de temps. Mais d’autres soeurs elles n’ont pas cette patience, et pressées par les factures à payer ou les enfants à nourrir, elles choisissent d’ôter leur voile avant d’arriver sur leurs lieux de travail, une situation qui leur est souvent très douloureuse à vivre.
La pression des collègues

Il peut arriver également que les personnes avec qui on évolue soient “hostiles” à la religion et n’hésitent pas à le mettre en avant, c’est le cas par exemple dans l’usine où travaille Badre depuis maintenant près de dix ans :

Je suis le seul musulman de l’usine, tous les jours je dois justifier de ma religion, de mes convictions… Etant face à des gens qui ne savent rien de l’islam, j’ai fait le choix d’en parler le moins possible, pour être tranquille…

Cette situation est triste pour celui qui la vit, mais également pour ceux autour de lui qui n’auront jamais l’occasion de s’instruire et vont ainsi demeurer dans leurs préjugés face à l’islam.
Trouver son équilibre

C’est une réalité dans la France de 2015 : l’islam n’est pas le bienvenu, dans l’espace public et dans le monde du travail. Nombreuses sont les remarques, les discriminations, liées à une apparente filiation à l’islam (origine ethnique, voile, barbe, discours en faveur de l’islam) et face à tout cela, la solution de facilité est de cacher qui on est, au détriment de nos convictions profondes. Une approche purement théorique du sujet voudrait que dans la mesure où l’on fait les efforts de pratiquer selon les préceptes de la religion (porter le voile, la barbe, faire la prière à l’heure, ne pas travailler dans ce qui est illicite, etc…) alors nous pouvons espérer une aide divine pour nous faciliter notre vie de tous les jours. C’est dans ce sens que témoigne Jalal, qui travaille également dans les bureaux :

Au début j’avais peur de faire la prière sur mon temps de pause dans une salle de repos, peur d’être découvert, d’avoir des remarques… Mais à chaque fois que j’ai fait l’effort, je me suis retrouvé seul et tout c’est bien passé

Il est clair que pour de nombreux musulmans il est plus facile de se cacher plutôt que d’affirmer sa foi et sa pratique, d’autant plus au vu du contexte actuel. Mais il est important de se rappeler d’une chose fondamentale dans la religion musulmane : craindre le créateur et non pas les créatures.
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Voile à l’université : Manuel Valls dit non à l’interdiction

Manuel Valls avait jugé la proposition d’interdire le voile dans les universités « digne d’intérêt » en 2013. Deux ans après, l’homme devenu Premier ministre juge qu’une loi d’interdiction n’est « absolument pas d’actualité ».

Cette déclaration, tenue lors d’une conférence de presse commune avec son homologue québécois à Matignon. Manuel Valls tente d’éteindre le feu de la polémique renforcée par les récents propos de la secrétaire d’Etat aux Droits des femmes, Pascale Boistard.

Celle-ci avait fait savoir qu’elle était favorable à l’interdiction du voile à l’université. La Conférence des présidents d’universités (CPU) a refusé de soutenir la proposition, aujourd’hui portée par la droite, de même que le syndicat étudiant de l’UNEF.
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Départementales : le vote des Comoriens de Marseille acheté ?

L’heure de la retraite a sonné pour Leïla Shahid, ou du moins ainsi en a décidé de manière irrévocable cette grande dame et illustre figure palestinienne, qui a estimé qu’il était temps pour elle, à 65 ans, de quitter ses hautes fonctions d’ambassadeur de la Palestine à Bruxelles et de passer le flambeau à la relève.

Son visage devenu familier au fil des années et de ses interventions marquantes, son accent chantant et inimitable, ainsi que son extraordinaire pugnacité manqueront cruellement sur la scène diplomatique où elle a plaidé sans relâche, pendant 25 ans, en faveur de la souveraineté d’un Etat « qui n’existe pas » et d’un peuple « bouclé dans une immense prison », comme elle le décrivait en s’affranchissant, avec force et courage, de la traditionnelle langue de bois des chancelleries.

Outre la vidéo de sa magistrale intervention sur France 24, au cours de l’été 2014, alors que Gaza était de nouveau à feu et à sang, nous vous proposons également de découvrir l’interview à cœur ouvert que cette femme remarquable a accordée au quotidien belge Le Soir « Je pars avec tristesse et colère » , dont voici un extrait :

« Les amis de la Palestine en Europe disent qu’ils la regrettent déjà. C’est que Leila Shahid a toujours fait montre de telles qualités diplomatiques offensives que ses ennemis la craignent autant que ses amis l’adulent. Ses combativité et pugnacité ont fait les beaux jours des plateaux télévisés français dont les débats sur le Proche-Orient ont perdu beaucoup de leur sel quand, en 2005, elle choisit Bruxelles et surtout l’Europe, pour représenter son pays en devenir. Née en 1949 à Beyrouth dans une famille aux riches racines palestiniennes, dont par sa mère la prestigieuse famille Husseini, de Jérusalem, Leila Shahid n’a jamais vécu en Palestine mais «la cause» a marqué sa vie depuis toujours et pour toujours. »

A voir ou à revoir sa brillante prestation sur France 24, le 12 juillet 2014

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