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Explosion des ventes de livres islamiques en France

Au lendemain de l’attentat de Charlie Hebdo à Paris, les librairies ont constaté une forte augmentation des ventes de Corans et de livres concernant l’Islam. Qui ? Où ? Combien ?
Les conséquences médiatiques

Voulant être réactifs aux événements dramatiques, les médias balancent des informations sans se préoccuper des conséquences que leurs dires peuvent créer. Suite à cela, la culture arabo-musulmane aurait repris le devant de la scène mais elle aurait aussi pris un coup en dessous de la ceinture. Si le travail avait été fait correctement, seul le terrorisme aurait été dénoncé et concerné.
En conséquence et afin de soutenir les victimes de l’attentat, le journal Charlie Hebdo a explosé ses ventes. Bizarrement, ce ne sont pas les seuls. Les librairies ont été en rupture de stock de Corans, de livres parlant de Djihâd, d’interaction entre islam et christianisme, de terrorisme, la religion en général et bien d’autres parlant d’Islam.
Témoignage et l’oublie de la Palestine

À la Fnac de Saint-Lazare à Paris, les responsables du rayon Sciences Humaines et Religions disent avoir été en rupture de stock dès le lendemain et ils ajoutent : « Habituellement, le rayon fonctionne bien, mais là, en quelques heures, le rayon était vide, je n’avais plus de Coran. Les livres de Tariq Ramadan ou l’Islam expliqué aux enfants (et à leurs parents) marchent très bien aussi ».

À la librairie musulmane du 11ème arrondissement de Paris, le responsable dit qu’il n’a pas vraiment remarqué de grands changements. Sauf pour le livre La Biographie de Muhammad le Prophète qui a été vendu 10 à 15% en plus par rapport à d’habitude.

À la Fnac de La Valentine, le vendeur indique avoir : « plus de demandes sur ce que sont les religions chrétiennes, musulmane ou judaïque ». Puis il ajoute que ces livres vendus sont : « uniquement liés au terrorisme en France, leurs réseaux, les risques et à la religion » et que : « la guerre judéo-palestinienne, il n’y a pas de demande » avec étonnement.

Les clients des ouvrages

Ces clients ne sont pas forcément pratiquants et semblent issus de milieux très différents et de tous âges. Ils veulent s’informer sur ce que dit le Coran ou notamment sur la violence ou encore sur le Djihâd.
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Un journal japonais s’excuse après avoir publié la Une de Charlie Hebdo

Après avoir publié la Une de Charlie Hebdo présentant une caricature du prophète Mohamed -que la Paix et le Salut d’Allah soient sur lui-, le quotidien japonais Tokyo Shimbun présente ses excuses aux musulmans ce 29 janvier 2015.
“Excuses aux musulmans”

C’est à travers un entrefilet ayant comme titre “excuses aux musulmans” que nous pouvons lire : “notre journal a blessé des musulmans en reproduisant une caricature de Mohamed. Nous présentons sincèrement nos excuses”. En effet, le journal avait présenté le dessin de Luz en première page de son édition du 13 janvier puis à l’intérieur le 14 janvier.
Les musulmans japonais choqués et blessés

A côté de cet entrefilet, le journal a tenu à donner des précisions à travers un petit article “À propos de la reproduction de caricatures“. Il précise avoir reçu des lettres de protestations de la part de deux associations de Pakistanais musulmans du Japon se disant choqués et blessés par cette publication et s’étaient rassemblés devant le siège du journal le 22 janvier dernier afin de dénoncer cela. Le Tokyo Shimbun précise encore que “nous n’avions aucunement l’intention d’insulter l’islam”.

Finalement, le journal japonais semble avoir fait la distinction entre liberté d’expression et atteinte à une religion et une communauté -avec plus ou moins de pression-, chose que très peu ont su faire en France.
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Après Ahmed, un enfant de 9 ans est auditionné pour apologie du terrorisme

Il y a quelques jours, l’histoire d’Ahmed, le petit garçon accusé d’apologie du terrorisme à 8 ans, a suscité l’indignation de bon nombre de personnes, musulmanes et non-musulmanes. Aujourd’hui, c’est au tour d’un autre petit garçon, âgé de 9 ans cette fois, qui a dû y passer.
Une paranoïa frénétique

Non, ce n’est pas une blague. M. Matlouti, père de famille, a porté plainte le 23 janvier pour dénonciation calomnieuse contre la gendarmerie de Villers-Cotterêts, qui a convoqué et fait passer une audition à son fils, le 15 janvier. En effet, le fils de M. Matlouti a été accusé d’apologie du terrorisme… à 9 ans.

L’enfant n’aurait pas respecté la minute de silence en hommage aux victimes de Charlie Hebdo et aurait crié « Allahu akbar, vivie le Coran » durant celle-ci. Sauf que ces accusations ont été démenties par le jeune garçon qui affirme n’avoir aucunement tenu de tels propos. De plus, aucune preuve ni témoin ne semblent exister afin d’affirmer que de telles paroles ait été prononcées. Le seul à avoir « entendu » ces propos est celui qui est à l’origine de toute cette histoire et de cette accusation : son camarade d’école, un autre enfant.
Aucune preuve, aucun témoin et pourtant…

Jean-Baptiste Bladier, procureur de la République de Soissons, s’est indigné face à cette situation d’un ridicule inqualifiable :

« On est dans une cantine municipale qui accueille plusieurs écoles, pendant la minute de silence il n’y a aucun témoin qui entend ce garçon de neuf ans venir dire “Allah akbar, vive le Coran” ! » Il poursuit : « C’est un autre enfant qui vient (le) dire après coup à sa mère qui est l’une des employées de la cantine, qui le dit à la personne qui encadre la cantine, un signalement est rédigé, (…) on prévient la brigade de gendarmerie. »

M. Bladier insiste et déclare que l’enfant accusé de terrorisme ne comprend même pas ce qu’il se passe et répond aux enquêteurs « qu’il y a eu un quiproquo entre les deux enfants. »

Une situation gravissime !

Le père de l’enfant a contacté la radio Beur FM et a témoigné son désarroi, il a également pu échanger avec un avocat présent lors de l’émission qui a pu lui adresser son soutien ainsi que quelques conseils. M. Matlouti affirme que les gendarmes ont refusé de lui octroyer une copie de l’audition de son fils.

Cette situation est gravissime car si l’audition de cet enfant n’est pas supprimée, elle restera enregistrée dans le système de traitement des infractions constatées et cette accusation en lien avec le terrorisme suivra ce petit écolier de 9 ans, à vie. La France semble s’être engagée dans un processus provocateur noyé dans le ridicule, qui alimente les polémiques et suscite les indignations de plus en plus intenses… Mais des indignations qui ne sont pas entendues.
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Eric Cantona s’exprime au sujet de l’attaque contre Charlie Hebdo, des musulmans et de l’Islam

Diego Giuliani d’euronews a rencontré l’ancien footballeur français Eric Cantona qui a parlé des risques de dérives racistes après l’attaque contre Charlie Hebdo.

Voici ce qu’il en pense :

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#Ahmed8ans : la version de Najat Vallaud-Belkacem contestée par le CCIF

L’affaire du petit Ahmed, 8 ans, convoqué au commissariat de Nice pour s’expliquer sur ses propos tenus après les attentats de Charlie Hebdo, provoque depuis mercredi une pluie de réactions.

Le député-maire de Nice Christian Estrosi a soutenu sans réserve le directeur d’école, « qui a dénoncé les faits avec courage. J’attends de la justice de la fermeté face à la responsabilité parentale », a-t-il écrit sur Twitter.

Devant l’ampleur médiatique de l’affaire, la ministre de l’Éducation nationale a décidé d’intervenir pour prendre fait et cause pour la direction de l’établissement où est scolarisé Ahmed. « Je le dis avec force, non seulement cette équipe a bien fait de se comporter ainsi, mais son travail de suivi, et pédagogique et social, est une œuvre utile et je l’en remercie », a déclaré Najat Vallaud-Belkacem jeudi 29 janvier.

« Le directeur de l’école a porté plainte contre le père et pas contre l’enfant », a-t-elle aussi déclaré. Une procédure a été lancée contre le père en raison de son « attitude brutale » lors d’un de ses passages à l’école. « Il s’est même à plusieurs reprises introduit sans autorisation dans l’établissement scolaire en menaçant le personnel. Donc c’est pour cette raison précise, et cette raison seulement que le directeur de l’école a porté plainte contre le père et pas contre l’enfant », a raconté la ministre.

Le CCIF contre-attaque
Aussitôt après les déclarations de la ministre, l’avocat de la famille, Me Sefen Guez Guez, s’est dit « scandalisé par (ses) mensonges ». « J’ai signé personnellement le PV où seul le petit Ahmed est poursuivi pour apologie d’acte de terrorisme », a-t-il assuré sur les réseaux sociaux. Il dénonce également la tentative de diabolisation des parents opérée par l’école et ses soutiens. « Il est apparu que la situation personnelle de cet enfant était préoccupante, au point d’ailleurs que l’équipe a fait remonter un signalement à la protection de l’enfance du département », a notamment déclaré la ministre de l’Education nationale à la presse.

« On voit qu’il y a une réelle volonté de la part des autorités et des médias à étouffer cette affaire », a déclaré pour sa part la porte-parole du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Elsa Ray sur Beur FM, qui appuie la version de l’avocat. « Ensuite, il a été dit que l’enfant aurait dit « Mort aux Français », « les musulmans ont raison, ont bien fait, il faut tous les tuer ». L’enfant dément formellement. (…) Il a reconnu avoir dit « les terroristes ont eu raison », mais sans savoir ce qu’était le terrorisme. Lorsque les policiers lui ont demandé s’il savait ce qu’était le terrorisme, il a répondu non », a-t-elle indiqué jeudi soir.

Des violences contre l’enfant dénoncées

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Elsa Ray a confirmé que les parents ont déposé plainte jeudi « pour violences à l’encontre de leur enfant de la part de l’équipe pédagogique ». Ahmed aurait reçu « à plusieurs reprises une claque derrière la tête. (…) Il y a vraiment eu plusieurs actes de violences qui sont consignés sur témoignages de l’enfant et des parents, dans un PV ». Une dose d’insuline aurait même été refusée à l’enfant alors qu’il est diabétique.

De son côté, l’Observatoire national contre l’islamophobie s’est indigné du traitement réservé à Ahmed. « La lutte contre la radicalisation ne doit pas donner lieu à une hystérie collective mais doit s’inscrire dans le cadre légal républicain », a insisté l’instance.

Le bras de fer est engagé. Le dossier a été transmis au parquet, qui sera chargé d’engager ou non des poursuites.

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