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Gaza : un mois après son départ, la mission de l’UAM 93 est enfin sur place

Le 17 août dernier, une délégation de médecins s’envolait de Roissy dans l’incertitude la plus totale, direction Gaza, via Rafah. Près de dix jours avant le cessez-le-feu qui concluait l’énième agression dramatique sur l’enclave palestinienne, les trois volontaires ne savaient pas s’ils pourraient passer.

Il s’agit de Jacques Bérès un chirurgien de guerre de 73ans (Gaza, Syrie, Soudan…), cofondateur de Médecins sans frontières puis de Médecins du monde ; de Saïd Hadji, pédiatre de 52ans à l’hôpital Ballanger d’Aulnay-sous-Bois et à Necker (Paris) ; et enfin Zouaoui Merabet, chirurgien orthopédiste de 52ans également, originaire de Lyon.

Finalement, seul Saïd Hadji est arrivé à Gaza… le 14 septembre, aux côtés de M’hammed Henniche, secrétaire général de l’UAM 93, et organisateur.

Et pour cause, les égyptiens ont refusé l’accès aux territoires palestiniens aux membres de la mission humanitaire. M. Hadji expliquait avoir attendu deux semaines au Caire, avant de rentrer à Paris. Seul disponible à ce moment-là, il est ensuite reparti le vendredi 12 septembre pour arriver à Rafah à la première heure, ce dimanche.

L’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM 93) avait déjà organisé plusieurs missions à Gaza depuis 2009 (après l’opération « Plomb durci »), aux côtés d’élus. Cette fois-ci, elle a pu collecter près de 20’000 euros qui ont servi à apporter du matériel médical et des médicaments.

Contactés par Le Parisien, les témoignages sont accablants. « On dirait qu’il y a eu un tremblement de terre, imaginez plusieurs bâtiments écrasés, des rues entières détruites sur un kilomètre, des hôpitaux démolis. On voit beaucoup de blessés, avec des « fixateurs externes », c’est ce qu’on met lorsqu’on ne peut pas plâtrer, lorsque la peau est abîmée. Mais ce qui ne se voit pas c’est l’impact psychologique, le traumatisme est grand », témoignait Saïd Hadji. « Des enfants sont choqués, certains sont atteints d’énurésie. J’en ai vus lors de consultations qui ne parlaient pas du tout. Il y a un énorme besoin de soutien psychologique », ajoutait-il.

« Les gens demandent à partir, veulent émigrer, demandent ce qu’il faut faire pour avoir un visa, ce n’était pas ce qu’on nous disait en 2009. On entend désormais parler d’embarcations clandestines tombées en mer. Les gens commencent à désespérer », déclarait également M. Henniche.

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