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En France, Présidentielle 2017 : quel avenir pour le FN ?

Après de nombreux sondages qui donnaient de bonnes chances au Front national de Marine Le Pen pour l’élection présidentielle de 2017, le 1er ministre Manuel Valls a récemment affirmé que le parti ne serait « pas si loin des portes du pouvoir ». Les nombreux échecs du Parti socialiste et son récent remaniement gouvernemental n’y sont pas pour rien.

Alain Juppé estimait quant à lui qu’il fallait être « très attentif à cette percée du Front national car les idées qu’il véhicule sont particulièrement dangereuses pour l’avenir de la France », sans pour autant s’exprimer au sujet des idées dangereuses flirtant avec l’islamophobie visibles au sein de son propre parti l’UMP.

Des prévisions inquiétantes

Un sondage publié par Le Figaro plaçait la candidate du FN en tête du premier tour de l’élection présidentielle à venir, face à François Hollande. Une autre étude, axée sur les élections régionales de 2015, la donnait favorite avec des scores records en Nord-Picardie ou en Provence-Alpes-Côte d’Azur par exemple.

Reste à savoir si les sondages sont scientifiquement intéressants, puisqu’ils ne représentent qu’un petit panel de la population qui doit parfois répondre à des questions posées subjectivement.

C’est dans ce sens qu’un politologue de BFMTV affirmait que le problème ne venait pas tant de la progression du Front national, mais plutôt de l’absentéisme aux urnes des électeurs déçus par les autres principaux partis qu’ils soutenaient en temps normal.

Lors de l’université d’été du Front national de la jeunesse à Fréjus, Marine Le Pen affirmait, sûre d’elle : « Notre progression est déjà spectaculaire, peu importe finalement le candidat que l’UMPS mettra en face de nous. Nous gagnerons ».

Un rapprochement étrange

Selon l’Ifop, Marine Le Pen a obtenu 13,5% des voix au sein de la communauté juive du pays en 2012, contre 4,4% seulement en 2007 lorsque Jean-Marie Le Pen était encore à la tête du parti. Cette enquête a été publiée par Atlantico, et se base seulement sur un échantillon de 1’095 électeurs alors que la communauté juive représente environ 260’000 électeurs en France. Néanmoins, elle a le mérite de pointer du doigt un phénomène inquiétant.

« La progression du vote FN au sein de l’électorat juif s’explique par la stratégie de dédiabolisation menée par le parti, l’absence de références douteuses relatives à la Shoah dans les discours de Marine Le Pen, et surtout par l’inquiétude grandissante d’une partie de la communauté juive face à la montée de l’antisémitisme islamique, vis-à-vis duquel le FN se présente comme un rempart », estime l’Ifop.

Cette affirmation est extrêmement pénible. Alors que la notion même d’ « antisémitisme islamique » est une antithèse, il semblerait que l’extrême-droite et une partie de la communauté juive s’entendent en matière d’islamophobie. Récemment, nous vous rapportions les propos élogieux de Christine Tasin à l’égard de la LDJ : alors que ces individus n’avaient rien en commun, la haine du musulman les a rapprochés.

Un fait violemment nié par la personnalité médiatique Bernard-Henri Lévy le 6 septembre dernier dans l’émission « On est pas couché », sérieusement pris à parti par les chroniqueurs Léa Salamé et Aymeric Caron à propos de son « humanisme » international à deux vitesses. Bien que vigoureusement opposé au Front national, l’homme reste néanmoins obsédé par ce qu’il qualifie de « fascisme islamique » à travers le monde, tendant ainsi le bâton au parti qui aime à taper sur les musulmans.

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